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Valneva : "Nous avons une base solide pour rebondir" (DG)

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(CercleFinance.com) - Valneva chute de plus de 18% ce vendredi à la Bourse de Paris après avoir annoncé la veille l'échec d'une étude clinique avancée sur un projet conduit avec le britannique GSK. Cercle Finance fait le point avec Franck Grimaud, le directeur général de la 'biotech' qui cible les maladies infectieuses.

Cercle Finance: Vous avez annoncé hier que le critère d'évaluation principal n'avait pas été atteint à l'issue de l'étude de phase II/III sur votre vaccin candidat contre le Pseudomonas aeruginosa. Comment vivez-vous cette déception?

Franck Grimaud: Nous sommes bien évidemment déçus non seulement pour nos équipes et nos actionnaires, mais aussi pour les patients dans la mesure où il s'agissait d'un vaccin qui répondait à un besoin médical non-satisfait. Valneva conserve néanmoins d'autres atouts, que ce soit dans son portefeuille clinique ou commercial. A la différence de beaucoup d'autres sociétés de biotechnologie, nous disposons en effet de revenus récurrents et en croissance. Après 83 millions de chiffre d'affaires en 2015, nous prévoyons d'ailleurs de générer 100 millions d'euros de C.A. cette année. Nous avons donc une base solide pour rebondir.

CF: Le programme Pseudomonas représente une valeur comptable d'environ 34 millions d'euros dans le bilan de Valneva. Avez-vous une idée des dépréciations d'actifs qui pourraient faire suite à l'annonce d'hier soir?

FG: Puisque nous estimons que le programme devrait s'arrêter, nous allons devoir procéder à une dépréciation d'actifs sur l'intégralité de la valeur comptable du vaccin. Il est néanmoins important de rappeler que la valorisation d'une société en règle générale, et qui plus est pour une société de biotechnologie, ne se base pas uniquement sur sa valeur comptable.

CF: Après l'absence d'exercice de l'option de GSK sur le programme C Difficile, cet échec est-il de nature à remettre en question votre partenariat avec GSK?

FG: Aucunement, car GSK a conclu une licence exclusive pour la production de vaccins contre les grippes pandémiques et saisonnières à partir de notre lignée cellulaire EB66. Nous continuerons donc à collaborer étroitement.

CF: Quels sont maintenant les prochaines étapes ('milestones') sur lesquelles va se concentrer votre entreprise?

FG: Nous sommes actuellement en contact avec différentes sociétés pour trouver un partenaire pour la phase III de notre vaccin contre le Clostridium difficile, une maladie nosocomiale à l'origine de nombreux décès chaque année. Nous devrions également annoncer l'entrée en phase I de notre vaccin contre la maladie de Lyme au second semestre de cette année, ainsi que des résultats sur les études de preuve de concept que nous menons actuellement sur le virus Zika.

CF: La trésorerie du groupe s'élevait à 33,4 millions d'euros au 31 mars dernier, contre 42,6 millions fin 2015. Ce montant vous-offre-t-il une visibilité suffisante pour la conduite de tous vos projets?

FG: Nous estimons que cette trésorerie est pour le moment suffisante, notamment au regard du fait que nous avons atteint l'équilibre opérationnel au premier trimestre.

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