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Valeo : Valeo durcit les conditions de rémunération de son dg

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par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Le comité des rémunérations de Valeo a proposé lundi de durcir les critères d'attribution de la part variable du salaire de son directeur général pour l'encourager à améliorer en 2012 la performance boursière de l'équipementier automobile.

Depuis le début de l'année, le titre Valeo a repris 6% après un plongeon de 28% en 2011, mais le groupe affiche toujours une valorisation inférieure à celle de la moyenne de ses concurrents. Il a fini lundi à 32,58 euros (-1,57%).

Le niveau de salaire variable attribué au directeur général Jacques Aschenbroich, plafonné à 120% de sa rémunération fixe, dépend comme les autres entreprises de la manière dont il atteint plusieurs objectifs quantitatifs et qualitatifs qui sont réexaminés à chaque début d'année.

Le salaire fixe brut de Jacques Aschenbroich au titre de l'exercice 2011 s'est élevé à 879.167 euros.

"S'agissant des critères qualitatifs, nous avons bien réintroduit la qualité de la communication financière, mais celle-ci sera appréciée en fonction de la performance du titre de Valeo par rapport à un panier de sociétés cotées", a déclaré Jérôme Contamine, président du comité des nominations, des rémunérations et de la gouvernance, lors de l'assemblée générale du groupe.

Le comité a également proposé de durcir la politique d'attribution d'options d'achat d'actions et d'actions gratuites pour les mandataires sociaux, mais aussi pour les salariés, sur la base désormais de "conditions de performance sérieuses et exigeantes à satisfaire sur plusieurs années consécutives".

"Nous espérons bien sûr que cette assemblée approuvera ces plans d'incitation du management et du personnel qui constituent des outils importants pour la motivation des équipes en cette période troublée", a ajouté Jérôme Contamine.

Toutes les résolutions inscrites à l'ordre du jour de l'assemblée ont été votées.

Ces décisions chez Valeo, entreprise privée mais dont l'Etat est le principal actionnaire individuel avec 8,87% du capital répartis entre le Fonds stratégique d'investissement (FSI) et la Caisse des dépôts (CDC), interviennent dans un contexte de débat sur les rémunérations des chefs d'entreprise, notamment dans le secteur public où le nouveau gouvernement veut ramener de 1 à 20 l'écart entre les patrons et les salaires les plus bas.

La semaine dernière, les actionnaires de Safran ont refusé une indemnité de départ et une retraite chapeau à Jean-Paul Herteman, PDG de l'équipementier d'aéronautique et de défense, et ceux d'Air France-KLM ont refusé d'avaliser une prime de non-concurrence versée à l'ancien directeur général du groupe Pierre-Henri Gourgeon.

Interrogé sur le débat sur le "say on pay", c'est-à-dire la possibilité d'élargir au-delà du comité des rémunérations le calcul de la rémunération des dirigeants, le président de Valeo Pascal Colombani a répondu que le groupe n'avait "pas véritablement de philosophie sur le sujet".

"Simplement, on ne voit pas pourquoi Valeo devrait jouer un rôle particulier de leader sur cette question", a-t-il ajouté.

L'équipementier a été confronté plusieurs années d'affilée à une fronde de son actionnaire Pardus, qui ne détient plus aujourd'hui que 0,71% du capital.

Le fonds d'investissement a obtenu l'inscription à l'ordre du jour de l'assemblée générale d'un débat sans vote sur les mesures envisagées pour réduire l'écart de valorisation entre Valeo et ses pairs.

"Il faut aujourd'hui augmenter encore de 60% la valorisation de Valeo ; la conviction que j'ai, la conviction que nous avons, c'est que le 'rerating' est en cours", a répondu Jacques Aschenbroich devant une assemblée sinon très calme sur ces questions.

En marge de la réunion, il a confirmé ses prévisions d'une hausse de 3% à 4% de la production automobile mondiale en 2012, malgré une baisse de 5% en Europe, et celui d'une marge opérationnelle du même ordre de grandeur que les 704 millions d'euros de 2011.

"Je n'ai pas encore notre chiffre d'affaires de mai, mais pour l'instant on est complètement en ligne avec les prévisions qu'on avait faites", a-t-il dit, ajoutant qu'à la fin avril, la production mondiale était en hausse de 4% et le marché européen en baisse de 4%.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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