Bourse > Total > Total : Un analyste peu emballé par la conférence
TOTALTOTAL FP - FR0000120271FP - FR0000120271
46.425 € +1.11 % Temps réel Euronext Paris
45.930 €Ouverture : +1.08 %Perf Ouverture : 46.620 €+ Haut : 45.790 €+ Bas :
45.915 €Clôture veille : 6 638 130Volume : +0.26 %Capi échangé : 117 384 M€Capi. :

Total : Un analyste peu emballé par la conférence

tradingsat

(CercleFinance.com) - Après la conférence téléphonique organisée hier après-midi par Total quant à la fuite survenue à la plate-forme gazière d'Elgin, en mer du Nord, Crédit Suisse a rendu son verdict ce matin : cette réunion n'est que “marginalement positive”, estime le bureau d'études d'études. Ce midi à Paris, l'action Total se tasse de 0,5% à 38,9 euros.

Crédit Suisse note que depuis que l'accident est survenu, la capitalisation boursière de Total a fondu de 5,7 milliards de dollars (un peu moins de quatre milliards d'euros), 'soit environ 1,7 fois la valeur de sa part de 46,2% dans le champ d'Elgin/Franklin. Nous continuons donc à penser que le pire des scénarios est déjà inscrit dans les cours', estiment les analystes.

Mais ils nuancent aussitôt leur propos en indiquant que 'le risque d'explosion ne peut toujours pas être exclu' et devrait donc continuer de peser sur le titre tant qu'il ne sera pas définitivement écarté.

A la décharge de la major pétrolière, les analystes notent que 'Total a tout fait dans les règles' sur ce gisement, à la différence de ce qui s'était passé pour le puits Macondo de BP dans le golfe du Mexique.

Elgin est de plus un puits gazier difficile dit 'HP/HT', c'est-à-dire à hautes pression et température. Le nombre de ce type de champs en exploitation devrait être amené à augmenter à l'avenir, estime d'ailleurs Crédit Suisse.

D'un point de vue financier, “Total ne sera pas tenu pour responsable de la part de production perdue par ses partenaires sur ce projet”, écrivent les analystes, et les amendes devraient être faibles puisque les dommages environnementaux sont limités. “De plus, l'assurance de Total couvrira les coûts de reprise de contrôle du puits et les dommages jusqu'à hauteur d'un milliard de dollars”, indique Crédit Suisse.

En retenant l'hypothèse médiane, soit six mois d'interruption d'exploitation du gisement le temps de forer un puits de dérivation, le coût net pour Total serait de 350 millions de dollars, “soit environ 2,1% du bénéfice net attendu pour 2012” de 12,2 milliards d'euros selon le bureau d'études.

Crédit Suisse calcule que dans le pire des scénarios, c'est-à-dire une explosion entraînant la perte de la plate-forme, le coût serait de 0,77 euro d'actif net par action, soit 1,9% de la capitalisation boursière de Total avant l'accident.

Lors de la conférence, Total a rappelé que cet incident ne menaçait ni son dividende, ni ses investissements, rapporte Crédit Suisse.

Et maintenant ? “Total va tenter de 'tuer' le puits par le haut en injectant des boues de forage dans le conduit G4, ce qui devrait prendre quelques semaines. Parallèlement, le groupe va commencer à forer deux puits de dérivation, ce qui pourrait prendre jusqu'à six mois”.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...