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Synergie : Orange rassure sur les fusions et confirme ses objectifs 2016

Orange confirme ses objectifs malgré la baisse de l'EbitdaOrange confirme ses objectifs malgré la baisse de l'Ebitda

par Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain

PARIS (Reuters) - Orange a écarté mardi tout projet d'alliance avec un autre opérateur historique européen, balayant les spéculations nées de l'échec de sa tentative de consolidation du marché français.

Le numéro un français des télécoms, qui a publié des résultats conformes aux attentes pour le premier trimestre, a réaffirmé viser une nouvelle hausse de son excédent brut d'exploitation cette année, fort de son avance sur le déploiement du très haut débit fixe et mobile.

"Il n'y a absolument aucun projet sur lequel nous travaillons en ce moment concernant un opérateur historique en Europe", a affirmé le directeur financier Ramon Fernandez lors d'une conférence avec des analystes, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour des opérations transfrontalières.

"Il n'existe pas de marché unique européen aujourd'hui, que ce soit en termes de fréquences, de réseau ou d'internet", a expliqué le directeur financier, qui a également réfuté les spéculations sur un possible rapprochement avec le groupe télécoms koweiti Kain ou le néerlandais KPN.

Ces déclarations ont rassuré certains investisseurs, dans l'expectative sur les projets d'Orange qui a dit vouloir jouer un rôle actif dans une future consolidation européenne.

A 13h30, le titre avance de 0,54% à 14,865 euros après avoir gagné jusqu'à 2,8% en milieu de matinée.

"C'est plutôt un bon signe. Une transaction avec un autre opérateur historique, cela veut dire une transaction transnationale, donc sans synergie", souligne Jacques De Greling, analyste à Natixis.

L'ESPAGNE RETROUVE LA CROISSANCE

Bouygues et Orange ont abandonné au début du mois leurs discussions en vue d'un rapprochement, réduisant à néant les espoirs d'une consolidation d'un marché des télécoms éprouvé par quatre années de guerre de prix.

Alors que les discussions battaient encore leur plein, les opérateurs ont continué de rivaliser de promotions au premier trimestre, suscitant l'inquiétude des investisseurs alors que le secteur doit consentir de lourds investissements pour déployer la fibre et la "4G".

Si Orange a ralenti le rythme des conquêtes de clients dans le mobile, il a encore séduit 96.000 nouveaux abonnés dans le fixe.

Son chiffre d'affaires dans l'Hexagone a reculé de 0,7%, pénalisé par la première baisse - à hauteur de 25 millions d'euros - des revenus en provenance du contrat d'itinérance avec Free.

Cette diminution devrait se poursuivre au même rythme au cours du reste de l'année, a précisé Pierre Louette, le secrétaire général d'Orange.

A l'échelle de l'ensemble des activités du groupe, les revenus ont progressé pour le troisième trimestre de suite, de 0,6% à données comparables, portés par le redressement de l'Espagne qui a renoué avec la croissance après neuf trimestres consécutifs de baisse.

Après deux trimestres consécutifs de hausse, l'Ebitda retraité de l'ancien monopole a en revanche reculé de 1,6% à 2,57 milliards, pénalisé par des coûts de personnel exceptionnels.

Orange a déboursé quelque 40 millions d'euros pour verser des primes exceptionnelles d'intéressement à ses salariés et 50 millions supplémentaires dans le cadre d'un programme d'actionnariat salarié destiné à porter à 10% la part du capital détenu par les effectifs, contre 5% aujourd'hui.

Hors impact du plan d'actionnariat, l'Ebitda retraité aurait progressé de 0,3%.

"Les inquiétudes du marché concernant le haut niveau de promotions en France ont été dissipées et la plupart des autres marchés affichent une croissance décente, donnant une forte visibilité à l'objectif de croissance de l'Ebitda en 2016", estiment les analystes de Kepler Cheuvreux.

(Edité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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