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Societe generale : Socgen promet de renforcer ses fonds propres, sans convaincre

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par Matthieu Protard et Jean-Michel Belot

PARIS (Reuters) - La Société générale, dont la capitalisation boursière a fondu en raison des inquiétudes sur sa solvabilité financière, a tenté lundi de rassurer les marchés sur sa capacité à faire face à la crise de la dette en zone euro, sans pour autant convaincre les investisseurs.

La banque française, qui a déjà été contrainte début août d'abandonner ses objectifs financiers pour 2012, a fait savoir qu'elle allait procéder à des cessions d'actifs et des réductions de coûts destinées à libérer quatre milliards d'euros de fonds propres supplémentaires d'ici 2013.

Son PDG Frédéric Oudéa, qui est aussi président de la Fédération bancaire française (FBF), a assuré lors d'une conférence de presse qu'il n'y avait actuellement aucune discussion avec l'Etat français en vue d'un nouveau plan d'aide au secteur bancaire, comme ce fut le cas à l'automne 2008 après la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers.

Dans le cadre de son programme de réductions de coûts, la SocGen souhaite réduire de 5% sa base de coûts dans sa banque de financement et d'investissement (BFI) et y réduira aussi certaines activités.

Frédéric Oudéa a par la suite précisé que les réductions de voilure toucheront notamment ses activités dans le financement aéronautique ou le 'shipping' (commerce maritime).

Interrogé sur des ventes d'actifs, il a indiqué que les cessions interviendraient dans la gestion d'actifs, dans les services aux investisseurs ou encore dans les services financiers.

Frédéric Oudéa a aussi fait savoir que des réductions d'effectifs interviendraient en Russie, en Roumanie, en Pologne, ainsi qu'en Egypte.

A la Bourse de Paris, l'action Société générale chute lourdement, comme les autres valeurs financières. Vers 13h00, elle plonge de 9,69% à 15,75 euros. A ce cours, elle renoue avec ses plus bas de juillet 1992.

Depuis le début de l'année, la capitalisation boursière de la banque a chuté de 61%, à 12,22 milliards d'euros contre 110 milliards d'euros en avril 2007.

Les titres BNP Paribas et Crédit agricole plongent respectivement de 14% et 9,7% tandis que l'indice bancaire européen recule de 4%.

"La direction de la SocGen essaie encore de rassurer le marché en donnant des données chiffrées et des objectifs, mais cela n'a que peu d'effet", souligne un trader parisien qui n'a pas souhaité être nommé.

"Tant que la SocGen est prise dans le marasme de la défiance envers les valeurs financières, touts les effets d'annonce des banques passent au second plan", explique Yohan Salleron, gérant de portefeuille chez Mandarine Gestion.

PAS DE FINANCEMENT DOLLAR AUPRÈS DE LA BCE

Pour clarifier la situation de sa liquidité, qui est le talon d'Achille des banques françaises, la Société générale a également fait savoir qu'elle avait réduit au cours de l'été ses besoins de financement en dollar après le gel du marché des fonds monétaires américains, grands pourvoyeurs de liquidité pour les banques européennes.

A fin août, ses besoins de liquidité en dollar s'élevaient à 60 milliards d'euros contre 72 milliards à fin juin.

La banque assure avoir 34 milliards de dollars d'excédents de ressources auprès de la Réserve fédérale américaine au 31 août.

"Nous déposons chaque soir des dizaines de milliards de dollars à la Fed", a souligné Frédéric Oudéa. "Par nos propres moyens, (...) on a financé le retrait partiel des money market (fonds monétaires américains, NDLR)."

Il a à cette occasion écarté tout besoin pour la SocGen d'avoir recours aux guichets de la Banque centrale européenne pour se refinancer.

Le groupe estime également que son exposition à la dette souveraine des 'pays périphériques' de la zone euro est "faible et limitée", à 4,3 milliards d'euros au 9 septembre 2011, en "banking book" (portefeuille bancaire), soit moins de 1% de la taille du bilan consolidé de la banque.

Sur ce total, l'exposition de la Société générale à la Grèce est de 0,9 milliard d'euros.

"Sur la Grèce, quel que soit le scénario, ce n'est plus un enjeu pour la Société générale" a insisté Frédéric Oudéa, laissant entendre que la banque résisterait à un éventuel défaut de la Grèce sur sa dette.

Le PDG de la SocGen a aussi voulu relativiser la portée d'une dégradation des notes de crédit des banques françaises par l'agence Moody's, en estimant que "cet événement était déjà largement dans le marché."

Plusieurs sources ont indiqué samedi à Reuters s'attendre à ce que les notes de BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale soient dégradées par l'agence de notation dans les prochains jours.

Avec Juliette Rouillon, Alexandre-Boksenbaum-Granier et Blaise Robinson, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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