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Societe generale : Socgen et crédit agricole nient tout grief sur l'euribor

Socgen et crédit agricole nient tout grief sur l'euriborSocgen et crédit agricole nient tout grief sur l'euribor

PARIS (Reuters) - Le Crédit agricole et la Société générale ont indiqué avoir été contactés dans le cadre d'une enquête liée à la manipulation du taux interbancaire de la zone euro Euribor, mais assurent qu'aucune malversation n'a été découverte à ce jour.

D'après le Financial Times, des traders de la Société générale, HSBC, Deutsche Bank et Crédit agricole ont eu des liens avec un trader de Barclays placé sous surveillance en raison de soupçons de manipulation de l'Euribor.

"Nous coopérons pleinement", a déclaré une porte-parole de la SocGen. "L'enquête se poursuit, mais pour l'heure, aucune allégation n'a été portée contre nous."

Une porte-parole du Crédit agricole a pour sa part confirmé que la banque avait reçu une demande d'informations émanant des autorités de contrôle mais que le groupe n'avait fait l'objet d'aucun grief.

Les autorités européennes et américaines ont ces derniers mois lancé de vastes enquêtes dans le secteur bancaire pour déterminer si des banques se sont livrées avant et pendant la crise à des manipulations des taux interbancaires.

Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a déclaré jeudi que les établissements français avaient été interrogés dans le cadre de l'enquête qui concerne au total 18 banques, mais qu'il n'y avait eu à ce stade aucune suite.

Le britannique Barclays a créé le mois dernier la stupeur après avoir admis avoir participé à des opérations visant à manipuler le Libor. Elle a accepté de verser près de 360 millions d'euros aux autorités américaines et britanniques pour mettre fin aux poursuite la visant.

Les banquiers centraux et les autorités de régulation tenteront en septembre de déterminer si le taux interbancaire Libor peut être réformé ou si le scandale créé par sa manipulation à grande échelle par des banques lui sera fatal.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, a adressé à ses principaux homologues du monde entier une lettre dans laquelle il juge "évident que des réformes radicales du système Libor sont nécessaires."

Christian Plumb, Matthieu Protard et Leigh Thomas, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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