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Societe generale : Socgen dévisse en bourse sur des rumeurs, qu'elle dément

Socgen dévisse en bourse sur des rumeurs, qu'elle démentSocgen dévisse en bourse sur des rumeurs, qu'elle dément

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - La Société générale a dévissé en Bourse de Paris mercredi, abandonnant près d'un quart de sa valeur dans l'après-midi, et la banque a dû démentir une série de rumeurs de marché liées à sa solidité financière et à des spéculations sur la note souveraine de la France.

L'ensemble des valeurs bancaires européennes ont été attaquées, les françaises et les italiennes en tête, plombées par les spéculations sur le "triple A" français et par un regain des craintes d'extension de la crise de la dette à l'Italie.

"Société générale dément catégoriquement et avec la plus extrême vigueur toutes les rumeurs de marché, totalement infondées, ayant affecté ce jour son cours de Bourse", écrit la banque dans un communiqué.

Elle ajoute avoir demandé à l'Autorité des marchés financiers d'ouvrir une enquête sur ces rumeurs, qui lui ont fait perdre 3 milliards d'euros de capitalisation en une seule journée.

Dans la soirée, le PDG de la banque Frédéric Oudéa, interviewé sur la chaîne américaine CNBC, a qualifié les rumeurs sur sa banque de "bêtises absolues", et jugé que celles portant sur un éventuel abaissement de la note souveraine française étaient "très étranges".

Après avoir abandonné jusqu'à 22,5% en séance, l'action a clôturé en recul de 14,74% à 22,18 euros, dans un volume représentant 5 fois sa moyenne quotidienne des trois derniers mois.

Une réunion dans la matinée à l'Elysée sur la crise de la dette a entretenu un climat d'incertitude sur le marché sur l'état de santé du système bancaire français. Interrogé, l'Elysée a fait savoir qu'aucune banque n'avait participé à cette réunion.

"Il y a trois rumeurs aujourd'hui, dont deux ont été démenties", a résumé Alban Tourrade, gérant chez Aviva Investors.

"Il y a tout d'abord la dégradation de la note souveraine de la France, démentie par les trois agences. Deuxièmement, le plan d'aide à la Grèce pourrait être étendu aux obligations à échéance 2024, ce qui alourdirait les pertes des banques françaises et de la Société générale en particulier."

"Enfin, et c'est la pire de toute, il se préparerait un plan de sauvetage de la Société générale avec une nationalisation de la banque, une rumeur également démentie par la banque."

Un trader parisien a quant à lui évoqué un article du Daily Mail à l'origine des rumeurs sur la SocGen.

La SocGen, qui a renoncé début août à ses objectifs pour 2012, souligne dans son communiqué qu'elle a réalisé la quasi-totalité de son plan de financement au titre de 2011, et met en avant "l'ampleur" de ses actifs éligibles et disponibles au refinancement des banques centrales.

"Société générale réaffirme sa capacité à dégager dans le futur des résultats solides, confirmée par les performances de juillet et début août", fait-elle également valoir.

ÉCARTEMENT DES CDS

Les autres bancaires françaises, comme BNP Paribas et Crédit agricole, ont perdu entre 9% et 12%, dans des volumes représentant respectivement 4 et 3 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois.

Au total, pour les trois plus grandes banques françaises, près de 10 milliards d'euros de capitalisation boursière se sont ainsi envolés.

En de deux semaines et demie, le titre SocGen a perdu 45% de sa valeur, BNP 29% et Crédit agricole 38%.

L'indice Stoxx des banques européennes a lâché 6,72%.

En Italie, UniCredit et Intesa Sanpaolo ont plongé de 9,4% et 13,7% après avoir été suspendues dans l'après-midi en raison d'une volatilité excessive. En réponse aux rumeurs de marché, l'association bancaire italienne (ABI) a assuré que les banques du pays n'avaient pour le moment aucune difficulté à se refinancer.

Dans ce contexte, sur le marché des dérivés de crédit, les CDS (credit default swap) des banques européennes et notamment françaises se sont fortement écartés, de 65 points de base pour ceux de la SocGen qui ont atteint 334 points de base en fin de séance.

Après les Etats-Unis, privés de leur précieux "triple A" par Standard & Poor's, la France est scrutée par le marché.

Les trois agences de notation ont réaffirmé mercredi le AAA de la France et sa perspective stable.

"Quand on voit comment les choses ont évolué, il y a beaucoup de pression maintenant sur la France", souligne un analyste financier basé à Londres qui n'a pas souhaité être nommé, à propos de la chute des bancaires françaises.

"C'est un peu pour défier le système français: 'vous promettez des réformes. C'est bien mais maintenant il faut des annonces concrètes'", ajoute-t-il.

Avec Julien Ponthus, Blaise Robinson, Alexandre Boksenbaum-Granier et Christian Plumb, Gregory Schwartz pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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