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Societe generale : Pour UniCredit, l'Italie va mieux, la Russie n'inquiète pas

Pour UniCredit, l'Italie va mieux, la Russie n'inquiète pasPour UniCredit, l'Italie va mieux, la Russie n'inquiète pas

par Silvia Aloisi et Gianluca Semeraro

MILAN (Reuters) - UniCredit, première banque d'Italie par les actifs, a publié mardi un bénéfice net trimestriel en hausse de 12% grâce à une nette amélioration de ses résultats sur son marché d'origine et à une contribution solide de l'Europe de l'Est.

Le groupe a précisé que l'Italie avait contribué à hauteur de 600 millions d'euros à ses résultats au deuxième trimestre, alors que la contribution de l'Europe centrale et orientale avoisinait 400 millions.

Il a expliqué que les sanctions touchant la Russie n'auraient qu'un impact "marginal" sur ses activités dans le pays, qui ont représenté 4% seulement de ses revenus globaux au deuxième trimestre.

"La banque semble suffisamment forte pour traverser cette tempête", a déclaré l'administrateur délégué, Federico Ghizzoni, en réponse à une question sur les sanctions prises par les Etats-Unis et l'Union européenne contre Moscou en raison de son rôle dans le conflit en Ukraine.

"Cela ne veut pas dire que nous n'étudions pas la situation avec préoccupation, mais il n'y a pas de problème systémique", a-t-il expliqué, ajoutant que la banque estimait ses pertes de revenus entre 10 et 15 millions d'euros.

En Italie, UniCredit dit avoir accordé pour six milliards d'euros de nouveaux prêts à moyen et long termes au premier semestre, soit 52% de plus que sur la même période l'an dernier. Le bénéfice net de la branche a progressé de 28% sur un an, la meilleure progression de l'ensemble des activités du groupe.

"Nous jugeons les résultats en Italie très encourageants pour UniCredit et pour l'ensemble du secteur domestique", ont commenté les analystes d'UBS dans une note.

Au deuxième trimestre, le groupe a réalisé un bénéfice net de 403 millions d'euros, contre 361 millions un an plus tôt alors que les analystes financiers prévoyaient en moyenne un résultat de 332 millions selon un consensus établi par UniCredit.

Les résultats ont aussi bénéficié de la diminution des provisions pour créances douteuses, inférieures aux attentes au premier semestre à environ un milliard d'euros.

MUSTIER PART

Sur l'ensemble du premier semestre, le bénéfice net du groupe a atteint 1,1 milliard d'euros, ce qui le rapproche de son objectif de deux milliards de profits annuels, même si Federico Ghizzoni a précisé qu'une pression fiscale plus forte qu'anticipé le rendait difficile à atteindre.

A la Bourse de Milan, l'action UniCredit a fini la journée en repli de 1,01% à 5,86 euros.

Comme bon nombre d'autres banques européennes, UniCredit a réduit ses effectifs et cédé des actifs ces dernières années pour alléger sa structure de coûts et renforcer son bilan.

Au cours des deux mois écoulés, elle a ainsi introduit en Bourse 34,5% du capital de sa filiale de banque en ligne Fineco et vendu 81% du courtier en ligne DAB. Elle est encore en discussion pour vendre sa filiale de gestion de créances douteuses UCCMB et elle pourrait vendre jusqu'à 50% du gestionnaire d'actifs Pioneer à des partenaires.

Federico Ghizzoni a déclaré mardi que Pioneer était un actif stratégique et qu'il souhaitait conserver une "bonne part" de la filiale.

Le ratio de solvabilité "Common Equity Tier 1" du groupe atteignait 10,4% fin juin en incluant les cessions de Fineco et DAB, contre 9,5% fin mars.

Il est supérieur au seuil de 8% fixé par la Banque centrale européenne (BCE) mais n'atteint pas le chiffre de 12,9% affiché par Intesa Sanpaolo.

UniCredit a aussi annoncé mardi le départ de Jean-Pierre Mustier, le directeur des activités de banque d'investissement, entré dans le groupe en 2011 après une longue carrière à la Société générale. Il sera remplacé par Gianni Franco Papa, pour l'instant en charge des activités en Europe centrale et orientale.

Jean-Pierre Mustier quittera le groupe pour rejoindre une "boutique" de gestion d'actifs, a déclaré à Reuters une source proche du dossier.

(avec Pamela Barbaglia à Londres; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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