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Societe generale : Moody's déclasse d'un cran socgen et casa, bnp sous revue

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SYDNEY/PARIS (Reuters) - Moody's Investors Service a déclassé mercredi la Société Générale et le Crédit Agricole d'un cran, et a prolongé la surveillance de BNP Paribas, précisant que tout déclassement de la note de BNP serait selon toute probabilité limité aussi à un cran.

L'agence de notation avait placé les banques sous surveillance avec implication négative le 15 juin, évoquant leur exposition à la Grèce.

Les spécialistes avaient dit que les notes étaient mûres pour un déclassement en raison d'une hausse des coûts d'emprunt dans le contexte de crise de plusieurs dettes souveraines de la zone euro.

Dans un contexte de dégradation des conditions de refinancement, Moody's a précisé que ses préoccupations concernant les difficultés structurelles des profils de liquidité et de financement des banques s'étaient intensifiées.

Pour le Crédit agricole, Moody's a ramené la note de la dette à long terme et des dépôts de Aa1 à Aa2, soit un déclassement d'un cran, et a déclassé le Bank Financial Strength Rating (BFSR) d'un cran aussi, de C+ à C.

Concernant Société générale, Moody's a ramené de Aa2 à Aa3 la note de la dette à long terme et des dépôts, avec une perspective négative. L'agence estime que l'impact de la surveillance du Bank Financial Strength Rating (BFSR) sera limité à un déclassement d'un cran.

Moody's pense toutefois que la Société générale dispose d'un niveau de fonds propres suffisant pour absorber les pertes potentielles qu'elle est susceptible d'enregistrer sur ses avoirs en obligations souveraines grecques.

Elle ajoute que la Société générale restera capitalisée à un niveau compatible avec son BFSR, même si la qualité de la signature de l'Irlande et du Portugal venait à se dégrader encore.

La Société générale a publié un communiqué à la suite de l'annonce de Moody's. La banque déclare qu'elle a démontré sa capacité à gérer avec efficacité la situation actuelle sur la crise de la dette en Grèce et qu'elle a pris les mesures appropriées pour conforter son profil de refinancement.

La Société générale a fait savoir lundi qu'elle procéderait à des cessions d'actifs et des réductions de coûts destinées à libérer quatre milliards d'euros de fonds propres supplémentaires d'ici 2013.

LES BANQUES FRANÇAISES "GARDENT DES NOTES TRÈS BONNES"

Pour BNP Paribas, Moody's estime que la première banque française a un niveau de profitabilité et de fonds propres suffisant pour absorber les pertes potentielles qu'elle risque de subir avec le temps du fait de son exposition à la Grèce, au Portugal et à l'Irlande.

Moody's prolonge sa surveillance avec implication négative de la note à long terme et des dépôts - actuellement à Aa2 - de BNP Paribas, tout en estimant improbable que cette mise sous surveillance débouche sur un déclassement de plus d'un cran.

BNP Paribas a annoncé mercredi qu'elle allait réduire la taille de son bilan de l'ordre de 10% d'ici la fin de 2012 et prévoit d'atteindre un ratio de fonds propres de 9% conformément à la nouvelle réglementation bancaire de Bâle III dès le 1er janvier 2013.

Après les annonces de Moody's, le gouvernement français a réaffirmé la "solidité" des banques françaises.

"Les banques françaises ont résisté à des stress tests qui étaient extrêmement exigeants il y a quelques semaines", a déclaré Valérie Pécresse, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, à l'issue du conseil des ministres.

"Il n'y a ni problème de capitalisation, ni problème de solvabilité, ni problème de liquidité pour les banques françaises", a-t-elle ajouté.

Les banques françaises sont "très solides et gardent des notes très bonnes", a-t-elle dit.

Sur la radio Europe 1, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet a noté que les abaissements de note intervenues étaient déjà anticipées par le marché.

Sur RTL, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a pour sa part jugé que la situation des banques françaises ne risquait pas de se dégrader davantage après les décisions de Moody's.

A la Bourse de Paris, les titres des trois banques ont ouvert en net repli après les annonces de Moody's, mais ont rapidement réduit ou effacé leurs pertes, avec l'ensemble du marché, à la faveur de propos du président de la Commission européenne évoquant une prochaine proposition en vue d'introduire des euro-obligations.

Les banques françaises sont les établissements les plus exposés à la Grèce, selon la Banque des règlements internationaux (BRI).

En début d'après-midi, l'action Société générale perdait 2,8% et celle de la BNP cédait 1,6%. Mais le Crédit agricole s'adjugeait 2%.

Citigroup a réduit ses objectifs de cours sur les banques françaises.

Wayne Cole, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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