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Societe generale : Les marchés européens saluent l'accord sur la Grèce

Les marchés européens saluent l'accord sur la GrèceLes marchés européens saluent l'accord sur la Grèce

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Les Bourses de la zone euro sont en forte progression lundi en début d'après-midi après l'annonce d'un accord au sommet des dirigeants de l'Union économique et monétaire (UEM) qui évite le saut dans l'inconnu d'une sortie de la Grèce de l'euro.

Alain Bokobza, responsable de l'allocation d'actifs globale chez Société générale et son équipe soulignent dans une note que cet accord politique devrait réduire les incertitudes, et donc la prime de risque, ce qui est "une bonne nouvelle pour les actions européennes".

Il met toutefois en garde contre une éventuelle exubérance des marchés tant que la Chine et les Etats-Unis - où une hausse des taux est programmée - continueront d'attiser la volatilité mondiale.

Vers 14h35, la Bourse de Paris progresse de 1,8% à 4.991,66 points, flirtant ainsi avec la barre des 5.000 points, après avoir touché dans la matinée les 5.010,58 points, et se dirigeant vers une quatrième séance consécutive de hausse.

La Bourse de Francfort prend 1,2%, Milan 1,2% également et Lisbonne 1,3%. L'indice EuroStoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro gagne 1,6%.

L'appétit pour les actifs risqués pénalise les obligations souveraines du noyau dur de la zone euro, mais moins qu'en début de matinée. Le rendement de l'emprunt d'Etat allemand (Bund) à 10 ans ne se tend plus que de 1,2 point de base (contre plus de 5 pdb ce matin) à 0,912%, celui de l'OAT française de même maturité de 2,1 pdb à 1,316%.

L'euro, qui a frôlé le niveau de 1,12 dollar retombe sous 1,11 dollar et s'échange autour de 1,1053 dollar.

Au sein de la zone euro, la question grecque était le principal obstacle à la remontée de marchés actions, soutenus par la confirmation de la reprise économique en Europe ainsi que par la progression des bénéfices dans un environnement de taux qui reste très bas, malgré une récente poussée de fièvre.

"La Grèce a obtenu un accord de ses créanciers ce matin. Reste à savoir s'il est meilleur que celui qui lui avait été proposé quand le gouvernement grec a quitté la table et convoqué un référendum, Certainement pas", écrit dans une note Naeem Aslam, chef analyste de marché chez AvaTrade.

BON POUR LA STABILITÉ DES MARCHÉS, ATTENTION À L'ESPAGNE

"Quoiqu'il en soit, nous avons un accord et nous pouvons désormais aller de l'avant. La réunion du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), prévue jeudi, retiendra l'attention et cela est à l'origine du recul de l'euro. La BCE devra repenser son dispositif ELA (Liquidités d'urgence)", ajoute-t-il en soulignant que la volatilité est "extrêmement élevée" sur le marché des changes.

Pour Jim Leaviss, directeur de la gestion obligataire chez M&G Investments, la mesure clef du nouveau plan d'aide tient à la création d'un fonds de privatisation que la Grèce devra abonder à hauteur de 50,0 milliards de dollars.

L'essentiel servira au remboursement de la dette et à la recapitalisation des banques mais 12,5 milliards serviront également à financer des initiatives de croissance.

Ces mesures doivent encore franchir l'obstacle du parlement grec (...) Mais l'annonce de l'accord est bon pour la stabilité des marchés de capitaux à un moment où la croissance mondiale éternue, en partie du fait de la situation européenne mais aussi de la vitesse du ralentissement économique en Chine", a expliqué Jim Leaviss lors d'une conférence téléphonique.

Les stratégistes de SocGen soulignent que le soulagement des marchés d'actions de la zone euro signifie "danger pour les rendements des obligations allemandes" et que l'accord ne neutralise pas les petits frères de Syriza en zone euro.

"Avoir évité le Grexit ne semble pas avoir pour effet de freiner l'intensité du vent qui souffle dans les voiles du parti anti-austérité espagnol, Podemos (...) La possibilité d'une coalition entre Podemos et la Izquierda Unida (Gauche Unie) pourrait stresser les marchés d'ici aux élections législatives de la fin de l'année (même si Pablo Iglesias, leader de Podemos a exclu une telle coalition)", écrivent-ils.

(Raoul Sachs, édité par Jean-Michel Bélot)

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