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Societe generale : Le secteur bancaire va rester très volatil, au gré des annonces

Le secteur bancaire va rester très volatil, au gré des annoncesLe secteur bancaire va rester très volatil, au gré des annonces

(Tradingsat.com) - En première ligne de la tempête boursière, les valeurs bancaires qui dégringolent depuis plusieurs semaines sans discontinuer tentent difficilement mardi de se stabiliser. A mi-séance, Société Générale est à l'équilibre à 25,1 euros, au plus bas depuis mars 2009, de même que BNP Paribas (+0,1% à 39,4 euros), ou encore Crédit Agricole (-0,9% à 6,7 euros).

L'intervention hier de la BCE pour alléger les pressions des marchés obligataires de l'Espagne et de l'Italie a bien fait chuter les spreads de ces deux pays. Mais elle ne peut suffire à elle à seule à faire disparaître comme par magie les craintes sur les dettes souveraines.

« Au cours des derniers jours, la crise souveraine semble avoir franchi une nouvelle étape avec le déclassement des Etats-Unis par S & P et le bond des rendements du 10 ans italien à plus de 6% », rappelle aujourd'hui Credit Suisse.

Le broker a identifié plusieurs thèmes clés pour le secteur bancaire européen.

Premièrement, si « la position de financement du système bancaire européen est meilleure aujourd'hui qu'elle ne l'était au début de la crise précédente », « il y a [toutefois] encore d'importants besoins de financement de gros, même au sein de la banque de détail ». « Cela entraînera la volatilité et signifie que les perspectives de bénéfices et de valorisation fondamentale sont très incertaines », souligne Credit Suisse.

Deuxième constat : « les banques sont généralement mieux capitalisées, bien qu'elles aient eu recours à des périodes de transition pour atteindre les exigences de Bâle III. Et les régulateurs peuvent finalement répondre à cette crise en retardant la mise en œuvre des nouvelles normes. Le broker pense néanmoins que les marchés du crédit ne seront peut-être pas aussi patients, et pourraient pousser les banques à se recapitaliser.

Ainsi, si le marché a déjà mis de côté les objectifs ambitieux que les banques s'étaient fixés, « à ce stade la visibilité sur les bénéfices est devenue encore plus limitée et le secteur aura besoin d'une intervention très significative [des autorités], afin de le soutenir », prévient Credit Suisse.

En résumé, « bien qu'apparaissant peu chères visuellement », les banques devraient continuer à évoluer à court terme en fonction des actualités.

Ainsi, selon le courtier, « les banques européennes resteront parmi les secteurs à plus fort bêta et nous pensons qu'il est trop tôt pour obtenir une visibilité ». Les banques italiennes, suivies par les françaises, devraient être les plus sensibles aux annonces…

A propos des banques françaises justement, Credit Suisse s'attend à ce que « la focalisation du marché après la dégradation de la note américaine se déplace sur la notation de la France dont le ratio dette sur PIB est légèrement supérieur à celui des Etats-Unis ».

Et le broker de souligner que « la solidité de la France est clairement une question importante dans le contexte européen étant donné que ce sont essentiellement l'Allemagne et la France qui financent le reste de la région ». Heureusement, S&P a laissé entendre que la note de la France devrait rester stable jusqu'à mai 2012, date des élections présidentielles et législatives.

« Sur les banques françaises elles-mêmes, la dégradation américaine devrait avoir un impact marginal, mais les inquiétudes demeurent sur l'exposition italienne, BNP Paribas et Crédit Agricole ayant des activités de banque de détail en Italie », conclut Credit Suisse.


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