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Societe generale : La Société générale veut doubler sa rentabilité en Russie

La Société générale veut doubler sa rentabilité en RussieLa Société générale veut doubler sa rentabilité en Russie

par Lionel Laurent

MOSCOU (Reuters) - La Société générale ambitionne de doubler son retour sur capitaux propres en Russie où elle est présente avec sa filiale Rosbank, pour le porter au-delà de 15% d'ici à 2015.

C'est un défi de taille pour le groupe bancaire français sur un marché russe fragmenté et dominé par les banques publiques et sur lequel il n'est pas parvenu depuis des années à dégager des bénéfices solides.

Pour y parvenir, la SocGen devra aussi tourner la page de l'arrestation spectaculaire et de l'incarcération le mois dernier de Vladimir Goloubkov, le directeur général de Rosbank, dans le cadre d'une affaire de corruption présumée.

La Société générale a révoqué Vladimir Goloubkov et lancé un audit de Rosbank, confié à la société Deloitte, tout en réaffirmant son engagement sur le marché russe.

"2013 sera une année qui confirmera tous les bénéfices des actions que nous avons prises", a déclaré mercredi Frédéric Oudéa, le PDG de la SocGen, lors d'une conférence de presse à Moscou. "Du côté des coûts, nous pouvons faire un peu mieux."

Frédéric Oudéa n'a pas souhaité faire de commentaires sur Vladimir Goloubkov. Malgré des retraits de la part de clients de la banque privée, cette affaire n'a pas entraîné de retraits massifs aux guichets de Rosbank.

"Les problèmes de corruption commerciale ne sont pas propres à la Russie", a souligné le PDG de la SocGen.

D'AUTRES RÉDUCTIONS D'EFFECTIFS AU SIÈGE

Depuis son entrée dans Rosbank en 2006, la Société générale, qui faisait de la Russie et de l'Europe de l'Est l'un de ses relais de croissance, a investi près de 4 milliards d'euros dans sa filiale, selon des estimations.

Et malgré les suppressions de postes réalisées l'an dernier, le coefficient d'exploitation de Rosbank reste encore bien au-dessus de ceux de ses principaux concurrents locaux comme VTB ou Sberbank.

Les attentes des analystes et des investisseurs restent toutefois élevées pour Rosbank cette année, alors que la SocGen doit trouver les moyens de compenser la stagnation en Europe et la volatilité des marchés financiers.

Certains analystes sont même tentés de dire que si le groupe ne parvient pas à dégager des profits solides en Russie, il devra peut-être y fermer ses portes ou céder Rosbank.

Didier Hauguel, le responsable des activités de la SocGen en Russie, a d'ailleurs indiqué que Rosbank avait commencé à réduire plus d'effectifs que prévu au sein de son siège et que la banque devrait encore pouvoir réduire ses dépenses de back-office grâce notamment à des économies dans les services informatiques.

Avec Matthieu Protard et Benjamin Mallet à Paris, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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