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Societe generale : La socgen réduit le poids des actifs us, alerte sur le nasdaq

La socgen réduit le poids des actifs us, alerte sur le nasdaqLa socgen réduit le poids des actifs us, alerte sur le nasdaq

PARIS (Reuters) - Les marchés financiers peuvent encore connaître une poussée de stress mais le moment du retour sur les actifs risqués se rapproche en réduisant l'exposition sur les valeurs américaines, notamment les technologiques, estime le directeur de l'allocation d'actifs de la Société générale.

"Si certains pensent que le stress vient d'Europe et qu'il faut continuer à faire attention aux actifs européens, nous commençons à réduire le poids des actifs américains", a déclaré Alain Bokobza au cours d'un webinar à l'occasion de la parution de la publication trimestrielle de la banque sur ses recommandations d'allocation d'actifs.

Pour lui, c'est lorsque le niveau de stress sur les marchés financiers, apprécié notamment au travers d'indicateurs de volatilité, est élevé qu'il faut rentrer sur les marchés actions.

Les pics de stress déclenchent des initiatives de politique économique et monétaire destinées à calmer le jeu "qui provoquent des progressions boursières impressionnantes dans les deux ou trois trimestres qui suivent", a-t-il rappelé.

Il note qu'avec la correction enregistrée sur les marchés depuis la fin des opérations de refinancement à long terme (LTRO) de la Banque centrale européenne, les deux tiers du chemin ont été parcourus pour retrouver des niveaux de volatilité comparables à ceux qui avaient déclenché des initiatives des autorités monétaires.

"Nous n'avons pas envie de donner des messages positifs trop tôt mais notre mentalité est d'aller chercher des opportunités pour rentrer sur les actifs risqués", a-t-il expliqué.

Alors que les dirigeants européens se retrouvent jeudi et vendredi pour un sommet à Bruxelles afin de tenter de dégager des remèdes durables à la crise de l'euro, Alain Bokobza n'a pas exclu une nouvelle montée de la tension sur les marchés pour accélérer la recherche d'une solution.

ALERTE SUR LE NASDAQ

La recommandation d'un allègement sur les actions américaines résulte du niveau record de leur valorisation relative par rapport aux européennes.

Il met aussi en avant les niveaux "extrêmement dangereux et complètement irréalistes" des anticipations sur le compartiment des valeurs technologiques aux Etats-Unis.

En dépit d'une progression de 90% des bénéfices des entreprises du Nasdaq au cours des trois dernières années et d'une rentabilité des fonds propres (ROE) à un plus haut historique de 25%, un niveau qui n'avait même pas été atteint en 2000 avant l'éclatement de la bulle internet, le consensus des analystes anticipe une nouvelle progression d'environ 46% des profits sur les trois prochaines années, a rappelé Alain Bokobza.

"Les valeurs technologiques constituent un des compartiments majeurs des actions américaines qui nous paraît gravement en danger par sa valorisation et par ses anticipations".

L'évolution du compartiment des valeurs bancaires américaines est un autre motif de désengagement.

"Les banques américaines avaient un parcours boursier beaucoup plus serein voire montaient depuis l'été dernier, alors que les banques européennes étaient fragilisées", par la réponse tardive à la crise de l'euro, rappelle Alain Bokobza.

"Depuis l'annonce des pertes de trading de JP Morgan Chase, les banques américaines tombent comme du plomb" a-t-il relevé, un mouvement qu'il explique par la perspective, encore renforcée par cet épisode, d'un durcissement de la réglementation à l'encontre des banques américaines sur un certain nombre d'activités actuellement très rentables.

JP Morgan Chase, la première banque américaine en termes de total de bilan, a reconnu le 11 mai avoir subi une perte de trading d'au moins deux milliards de dollars (1,5 milliards d'euros) en raison d'une stratégie de couverture perdante.

Les actions américaines risquent aussi d'être perturbées par les conséquences sur la croissance de l'arrivée à échéance en fin d'année de mesures d'allégements fiscaux en place depuis les années Bush et reconduites par l'administration Obama, a noté Alain Bokobza.

"Notre scénario central est qu'une partie seulement des réductions d'impôt seraient reconduites, les Etats-Unis ne pouvant indéfiniment continuer d'avoir d'importants déficits et d'accumuler des dettes", a-t-il dit.

"Cela forcera la Réserve fédérale à mettre en place une troisième vague d'assouplissement quantitatif pour compenser la restriction budgétaire par un assouplissement monétaire", a-t-il prédit.

Toutefois, cette nouvelle phase d'assouplissement monétaire ne devrait, selon lui, intervenir qu'après l'élection présidentielle américaine, donc plutôt début 2013.

Pour toutes ces raisons, "les actions américaines nous paraissent très dangereuses, donc nous réduisons leur part et nous augmentons en relatif celle des actions de la zone euro où nous étions très sous-pondérés, voire quasiment absents", a déclaré Alain Bokobza.

"Nous répondrons aussi les actions britanniques, qui nous paraissent très peu chères, d'autant que la livre sterling est une des monnaies les plus sous-évaluées du monde; nous sommes particulièrement confiants sur l'ensemble des actifs en sterling, y compris la devise".

Alain Bokobza a aussi souligné l'attrait du marché actions japonais, qui offre un rendement supérieur à celui des obligations d'Etat nipponnes comme des obligations du Trésor américain.

En revanche, la perspective d'une poursuite du ralentissement graduel de la croissance chinoise, qui devrait descendre autour de 7% à 7,5% l'an à moyen terme, pèsera sur l'ensemble des pays émergents et sur les matières premières. Les niveaux de valorisation relative des marchés actions émergents par rapport à ceux des pays développés ne plaident pas non plus en faveur des premiers, a estimé Alain Bokobza.

"Dans une première étape nous avons un objectif d'une décote de 15% à 20% des marchés actions émergents par rapport à ceux des pays développés et nous restons donc très à l'écart des actions des pays émergents pour l'avenir prévisible", a-t-il dit.

Marc Joanny, édité par Marc Angrand

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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