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Societe generale : La crise de la dette contraint socgen à avertir sur son objectif

La crise de la dette contraint socgen à avertir sur son objectifLa crise de la dette contraint socgen à avertir sur son objectif

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - La Société générale, dont les comptes intègrent une dépréciation sur la Grèce au deuxième trimestre, a lancé mercredi un avertissement sur son objectif de bénéfice en 2012, signe d'une dégradation de l'environnement économique et financier avec les crises de la dette en zone euro et aux Etats-Unis.

La deuxième banque française par la capitalisation boursière, après BNP Paribas, explique dans un communiqué que son objectif de résultat net de six milliards d'euros pour 2012 est "désormais difficilement réalisable dans les délais."

Au deuxième trimestre, la SocGen, qui détient en Grèce la banque Geniki, indique aussi avoir passé une dépréciation avant impôt de 395 millions d'euros après avoir appliqué une décote de 21% sur ses titres souverains grecs arrivant à échéance avant fin 2020.

Le résultat net ressort du coup à 747 millions d'euros au deuxième trimestre, en chute de 31,1%, là où les analystes attendaient en moyenne un résultat net de 1,15 milliard d'euros d'après le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, pris à la date du 29 juillet.

Ses provisions pour risque sur le crédit ont grimpé de 17,3% sur le trimestre tandis que son produit net bancaire a reculé de 2,6%.

"Les résultats sont inférieurs au consensus, même retraités de la provision sur la Grèce", commente Alex Koagne, analyste financier chez Natixis. "Société générale va souffrir de la comparaison avec BNP."

BNP Paribas a fait état mardi d'un résultat net en hausse de 1,1% au deuxième trimestre après avoir constaté une provision de 534 millions d'euros sur des titres de dette souveraine grecque.

Depuis plusieurs mois déjà, les analystes doutaient de la capacité de la SocGen, déjà ébranlée ces dernières années par la crise financière et l'affaire Kerviel, à atteindre cet objectif de résultat net de six milliards d'euros en 2012.

Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S anticipe d'ailleurs un bénéfice net de 5,34 milliards d'euros à fin 2012.

DES OBJECTIFS REPOUSSÉS

"Même si cela ne constitue pas une surprise, le groupe reconnaît que l'objectif d'un résultat net de 6 milliards d'euros en 2012 va être difficile à atteindre compte tenu de l'environnement", souligne Alex Koagne.

D'autres établissements bancaires européens ont d'ores et déjà dû renoncer à certains de leurs objectifs à cause de l'exacerbation de la crise de la dette et des risques de contagion à d'autres Etats de la zone euro.

Le Crédit agricole, qui a chiffré à environ 150 millions d'euros le coût de sa participation au soutien à la Grèce, a ainsi dû renoncer à l'objectif de retour aux bénéfices de sa filiale grecque Emporiki en 2012.

Le marché doute aussi de la capacité de la banque allemande Deutsche Bank compte tenu de la crise de la zone euro.

A la Bourse de Paris, l'action SocGen a clôturé mardi en baisse de 2,4% à 32,505 euros.

Lourdement sanctionné par les marchés en raison des inquiétudes sur la crise de la dette en zone euro et sur l'état de ses fonds propres que des analystes jugent insuffisants, le titre a perdu près de 25% sur les douze derniers mois et 17,19% depuis le début de l'année.

Il sous-performe du coup l'indice sectoriel des banques européennes, en repli de 13,62% depuis le 1er janvier.

Malgré l'avertissement sur son objectif 2012, la Société générale affirme qu'elle atteindra un ratio de solvabilité core tier one d'au moins 9% en 2013 sous le régime Bâle III, et laisse entendre qu'elle y parviendra sans augmentation de capital.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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