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Societe generale : La consommation des ménages français de bon augure pour le PIB

Marché : Baisse de 0,1% de la consommation des ménages en décembreMarché : Baisse de 0,1% de la consommation des ménages en décembre

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - La consommation des ménages a fini 2013 sur une note positive, ce qui est de bon augure pour la croissance au dernier trimestre même si le début 2014 sera sans doute plus difficile pour le principal moteur traditionnel de l'économie française.

L'Insee a fait état vendredi d'un repli limité à 0,1%, moins prononcé que celui de 0,4% attendu par les économistes, de la consommation en biens au mois de décembre.

Surtout, elle progresse de 0,8% sur l'ensemble du quatrième trimestre à la faveur d'un solide mois de novembre (+1,4%), ce qui permet à la consommation d'afficher une tendance légèrement positive (+0,1%) sur 2013 après son recul de 0,5% en 2012.

Les achats des ménages en biens représentant la moitié de la composante consommation du PIB, les chiffres publiés confortent les anticipations d'un rebond de la croissance sur octobre-décembre après le recul de 0,1% enregistré au 3e trimestre.

"C'est positif pour le PIB du trimestre", estime Michel Martinez, chef économiste zone euro de la Société générale. "La consommation a bien tenu, en particulier celle en biens durables. Il semble que la faible inflation ait compensé les effets de la hausse de la fiscalité", ajoute-t-il.

Dans ces conditions, la prévision d'une hausse de 0,3% du PIB de la France au 4e trimestre retenue jusqu'ici par la Société générale "semble un minimum", dit-il encore.

Cédric Audenis, chef du département conjoncture de l'Insee, estime lui aussi qu'"il est maintenant très probable que le quatrième trimestre soit bon".

Mais les performances décevantes du commerce extérieur font qu'il sera, selon lui, sans doute difficile de faire plus que les 0,4% de croissance prévue par l'institut dans sa dernière note de conjoncture.

Il fait valoir que la consommation est en hausse en France depuis le printemps - même si la volatilité du poste énergie, très dépendant de la météo, a masqué cette évolution au troisième trimestre -, essentiellement du fait de la faible inflation qui profite au pouvoir d'achat des ménages.

HAUSSE DES ACHATS D'AUTOMOBILE

Deux facteurs ponctuels y ont également contribué positivement en fin d'année : l'anticipation du durcissement du malus écologique au 1er janvier, qui a dopé les achats d'automobiles (+2,7% en décembre), et le déblocage de l'épargne salariale, dont l'effet est cependant difficile à mesurer.

Par rapport aux dernières prévisions de l'Insee, l'impact positif de la hausse de la consommation est atténué par des exportations dont la contribution au PIB risque d'être décevante après les mauvais chiffres d'octobre et novembre, note Cédric Audenis.

Quant à la production industrielle, elle pourrait être moins bonne que prévu en décembre après que les chefs d'entreprise interrogés en janvier par l'Insee ont revu en baisse leur niveau de production passée.

Mais elle devrait être positive sur le dernier trimestre.

L'évolution des stocks reste à ce jour la principale inconnue pour le niveau du PIB du 4e trimestre, qui sera dévoilé le 14 février. "Mais 0,4%, je pense que maintenant que c'est une borne haute compte tenu du fait que les exportations ont été mauvaises", dit encore Cédric Audenis.

Avec les données publiées vendredi, l'économie française aborde 2014 avec un acquis positif sur la consommation des ménages, qui pourrait toutefois accuser l'impact de la hausse de la TVA intervenu au 1er janvier.

Michel Martinez prévoit qu'elle devrait baisser au premier trimestre et stagner sur l'ensemble du 1er semestre.

"Le problème est que les autres moteurs de la croissance, la construction et l'investissement, ne sont pas là. Il faut donc rester très prudent", dit-il.

Edité par Yves Clarisse

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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