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Societe generale : Dette et "printemps arabe" pénalisent socgen au 1er trimestre

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par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - La Société générale a une nouvelle fois déçu les analystes après avoir subi au premier trimestre les effets des troubles dans les pays arabes et en Côte d'Ivoire, ce qui a éclipsé de bonnes performances dans sa banque de détail en France et ses activités de marché.

La deuxième banque française par la capitalisation boursière, après BNP Paribas, s'est toutefois voulue rassurante en confirmant son objectif d'un bénéfice net de six milliards d'euros pour 2012.

Son PDG Frédéric Oudéa a également déclaré à Reuters que la banque serait en mesure d'améliorer ses résultats grâce notamment à de nouvelles baisses de ses provisions au cours des prochains trimestres.

A la Bourse de Paris, l'action Société générale affichait la plus forte baisse du CAC 40. A 12h50, elle cédait 4,5% à 43,475 euros et sous-performait l'indice sectoriel Stoxx 600, en baisse de 1,5% au même moment.

BNP Paribas perdait 0,46% et Crédit agricole reculait de 1,2%.

Le titre SocGen gagne néanmoins 8% depuis le début de l'année (+13% pour BNP Paribas), dans une capitalisation boursière de 32,45 milliards d'euros.

"C'est un ensemble assez mitigé (...) Il y a de bons résultats dans la banque de détail en France et la banque de financement et d'investissement, mais cela ne permet pas de compenser la faiblesse de la banque de détail à l'international", commente Christoph Bossmann, analyste chez WestLB.

"Les résultats du T1 sont clairement décevants en raison d'une lourde charge sur sa propre dette, ce qui démontre une nouvelle fois la vulnérabilité des résultats de la SocGen", relèvent de leur côté les analystes de DZ Bank.

BAISSE DES PROVISIONS

Au premier trimestre, la banque a vu son bénéfice net chuter de près de 14% à 916 millions d'euros, alors que les analystes tablaient sur un résultat net d'un milliard d'euros d'après le consensus établi par la rédaction de Reuters.

Hors impact de la réévaluation de la dette, qui lui a coûté 239 millions d'euros, son résultat net aurait été de 1,15 milliard d'euros.

Au final, la Société générale, ébranlée ces trois dernières années par l'affaire Kerviel puis par la crise financière, se fait encore distancer par son éternelle rivale BNP Paribas qui a annoncé mercredi un bénéfice net trimestriel près de trois fois supérieur, à 2,6 milliards d'euros.

"Je suis confiant sur la performance des prochains trimestres", a dit le PDG de la SocGen Frédéric Oudéa, lors d'un entretien téléphonique accordé à Reuters. "Nous avons une BFI (banque de financement et d'investissement, NDLR) qui croît, le coût du risque qui baisse et qui va continuer de baisser."

Prié de dire si la banque maintenait son objectif de six milliards d'euros de bénéfice, il a répondu: "Oui. Nous sommes en ligne avec la trajectoire pour cet objectif 2012."

BFI EN FORME

A l'international, la Société générale a passé une provision de 51 millions d'euros en raison des événements en Egypte, en Tunisie et en Côte d'Ivoire, et le résultat net chute du coup de 61%.

Frédéric Oudéa a aussi indiqué à Reuters qu'une restructuration de la dette grecque aurait un impact "désagréable mais limité" sur la banque.

Dans la BFI, qui représente près des deux tiers de ses bénéfices, la SocGen voit ses revenus augmenter de plus de 6% et son résultat net de 9,2%.

Ces chiffres contrastent avec ceux de Barclays, Credit Suisse ou encore UBS qui ont vu leurs bénéfices reculer de 15% à 30% dans la banque d'investissement.

Les analystes de Natixis soulignent dans leur note que les revenus des activités actions de la SocGen sont en hausse 12% contre une baisse de 3% en moyenne pour les banques européennes.

La SocGen a en outre réaffirmé qu'elle n'aurait pas besoin de faire appel au marché pour se conformer aux nouvelles exigences réglementaires de fonds propres.

Prié de dire si le groupe était en mesure de rester indépendant, Frédéric Oudéa a répondu: "Plus que jamais."

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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