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Schneider electric : Schneider examinerait le financement d'une offre sur tyco

Schneider examinerait le financement d'une offre sur tycoSchneider examinerait le financement d'une offre sur tyco

par Nick Zieminski et Blaise Robinson

NEW YORK/PARIS (Reuters) - Schneider Electric est sérieusement intéressé par Tyco International et a approché des banques, dont des banques françaises, concernant le financement d'une éventuelle transaction, ont déclaré mercredi deux sources proches du dossier.

Cette approche est préliminaire, a précisé une source.

Les banquiers se montrent sceptiques car ils se demandent si l'opération pourra aller à son terme étant donné l'ampleur du financement requis, qui se situerait entre 30 et 35 milliards de dollars, a dit une des sources.

Certains prêteurs éventuels se posent aussi des questions au vu d'un manque de complémentarité entre les métiers de Schneider et Tyco, a-t-elle ajouté.

Il est peu probable que Schneider veuille racheter tout Tyco car il y a des activités que Schneider ne veut pas gérer, a aussi précisé la source.

Un porte-parole de Schneider a déclaré que le groupe ne faisait aucun commentaire.

Une personne au fait du dossier avait déclaré mardi que Schneider avait approché Tyco et sondé des banquiers sur le financement d'une offre potentielle.

Le groupe français, numéro un mondial des équipements électriques basse tension, et numéro deux pour la moyenne tension, a démenti mercredi matin discuter actuellement avec le conglomérat coté à Wall Street, sans parvenir à faire cesser les spéculations.

"En réponse aux rumeurs de marché, Schneider Electric annonce ne pas être actuellement en discussion avec Tyco International sur une éventuelle opération stratégique entre les deux groupes", a déclaré le groupe français dans un communiqué.

AUGMENTATION DE CAPITAL

Le marché s'interroge sur l'ampleur d'une telle opération et sur la prime qui devrait être proposée au conglomérat coté à New York, et s'inquiète d'une augmentation de capital de la part de Schneider pour la financer, ce qui a pesé sur le titre depuis lundi.

L'action Schneider a clôturé en repli de 0,13% à 112,75 euros, après avoir perdu plus de 7% lors des deux séances précédentes en raison des spéculations sur Tyco.

Tyco a une capitalisation boursière d'environ 23 milliards de dollars, selon les données Thomson Reuters, un peu moins de la moitié de celle de Schneider, qui tourne autour de 44 milliards de dollars.

"Schneider a démenti mener des discussions avec Tyco, il n'a pas démenti qu'il ferait une offre, et les rumeurs ne devraient pas disparaître", a souligné un trader basé à Paris.

"Le démenti enlèvera de la pression sur Schneider mais il est probable que, à plus long terme, les spéculations sur une possible alliance continueront à peser sur le titre", a estimé le trader.

A Wall Street, l'action Tyco refluait mercredi après avoir gagné 11,4% les deux jours précédents, cédant 1,2% à 51,67 à une heure environ de la clôture.

Sous la houlette de son directeur général Ed Breen, Tyco a entrepris de se recentrer sur ses métiers principaux, services de sécurité, systèmes anti-incendie et produits industriels.

Une offre sur l'intégralité de Tyco impliquerait de lever entre 9,4 et 11,9 milliards de dollars, selon Morgan Stanley, qui estime qu'une transaction devrait se faire avec une prime qui pourrait atteindre 35%, soit à un prix d'environ 32 milliards de dollars.

A ce montant, un rachat de Tyco serait la plus grosse acquisition jamais réalisée dans l'industrie en dehors des secteurs de l'automobile et des transports, selon les données Thomson Reuters.

Ce serait aussi la deuxième plus importante acquisition depuis le début de l'année, derrière les 39 milliards de dollars déboursés par AT&T pour acheter T-Mobile USA.

PRÉSERVER SA NOTE FINANCIÈRE

Plusieurs analystes penchent pour une acquisition de moindre envergure.

Les analystes crédit de Natixis estiment dans une note que Schneider devrait en effet rester mesuré sur le plan financier afin de préserver sa note financière, actuellement en catégorie investissement ('investment grade'), à "A-" chez S&P et Fitch, et "A3" chez Moody's.

"Selon moi, la meilleure chose et également la plus favorable serait que (Schneider) continue avec des acquisitions de petite et moyenne tailles, entre 500 millions et un milliard sur ses principaux marchés", estime aussi Alex Barnett, analyste chez Jefferies précisant que le groupe français dispose de cinq ou six milliards d'euros pour financer une opération.

Schneider Electric a réalisé une série d'acquisitions petites et moyennes depuis un an, notamment dans des marchés émergents comme l'Inde et la Russie.

Auparavant, il avait réalisé coup sur coup aux Etats-Unis deux acquisitions structurantes pour l'entreprise : en 2007, avec le rachat d'APC, spécialiste de la protection des alimentations électriques, pour 6,1 milliards de dollars, et en 2008 avec le rachat de Pelco, un leader des systèmes de vidéosurveillance, pour 1,54 milliard de dollars.

La source au fait du dossier ajoutait mardi que l'intérêt de Schneider pour Tyco attisait celui d'autres conglomérats. "Il y a d'autres groupes intéressés par Tyco, honnêtement très peu sont capable d'envisager (le rachat de) l'ensemble de la société, mais beaucoup sont intéressés par des morceaux du groupe", avait-elle précisé.

Siemens, ABB, Honeywell International ou encore United Technologies sont cités par les analystes comme des candidats logiques pour s'intéresser à Tyco.

Schneider doit publier son chiffre d'affaires du premier trimestre le 20 avril après la clôture du marché.

Avec Lionel Laurent, Benjamin Mallet, Alexandre Boksenbaum-Granier et Wilfrid Exbrayat à Paris, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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