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Schneider electric : Rebond des fusions-acquisitions en 2013, les patrons confiants

Rebond des fusions-acquisitions en 2013, les patrons confiantsRebond des fusions-acquisitions en 2013, les patrons confiants

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Le marché des fusions et acquisitions (M&A) a repris des couleurs en France en 2013 et la bonne tenue des marchés financiers laisse désormais entrevoir un redémarrage progressif des transactions pour les années qui viennent.

Si la crise de la dette souveraine dans la zone euro avait ces dernières années dissuadé les chefs d'entreprise et les investisseurs de se lancer dans de grandes opérations, les craintes semblent désormais dissipées, favorisant le retour des flux financiers étrangers, et en particulier américains, vers l'Europe.

Dopé par la fusion entre Publicis et Omnicom et des transactions comme le rachat du britannique Invensys par Schneider Electric au cours du second semestre, le volume des opérations de M&A a bondi de 49% cette année en France pour atteindre 132,5 milliards de dollars (97 milliards d'euros), selon les données Thomson Reuters.

Plus globalement en Europe, le marché des fusions-acquisitions a en revanche reculé de 23% en 2013 et tombe à un plus bas de dix ans, tandis qu'aux Etats-Unis il a crû de 14%.

Au niveau mondial, le marché s'est contracté de 2% et le nombre de transactions est le plus faible depuis 2005.

"Avec des valorisations boursières assez élevées, des financements disponibles et attractifs et une atténuation des risques macroéconomiques majeurs, l'environnement est assez porteur", souligne Alban de la Sablière, banquier d'affaires chez Morgan Stanley à Paris.

"La reprise très forte des introductions en Bourse après des années de disette en France est la meilleure illustration d'un horizon dégagé."

RETOUR EN GRÂCE

"Sur les introductions en Bourse récentes en Europe, les statistiques montrent que plus du tiers des souscripteurs sont des investisseurs américains", relève Nicolas Darius, responsable du M&A pour la France, la Belgique et le Luxembourg chez Barclays. "C'est un vrai retour en grâce."

Malgré cette embellie, les volumes de transactions restent historiquement faibles et sont loin des niveaux d'avant la crise financière.

A titre de comparaison, en 2006 et 2007, les opérations de M&A avaient atteint respectivement 319,2 milliards et 315,1 milliards de dollars.

"L'année 2014 devrait être dans la ligne du second semestre 2013, avec une poursuite de l'amélioration du marché du M&A", indique Thierry Varène, responsable mondial du corporate finance chez BNP Paribas. "Mais il ne faut pas non plus s'attendre à revenir à des niveaux d'avant-crise."

L'absence de chocs majeurs sur les marchés financiers et des indices boursiers européens en hausse -à l'image du CAC 40 en progression de quelque 15% cette année comme en 2012- incitent les investisseurs à se tourner à nouveau vers l'Europe.

En outre, les entreprises sont désormais prêtes à reprendre le chemin des acquisitions pour trouver des relais de croissance à l'international et compenser le marasme économique en Europe.

L'Oréal a par exemple racheté cet été le chinois Magic Holdings pour profiter du marché prometteur de la beauté en Chine.

"Le principal 'driver' de la reprise du M&A et des IPO, ce sont les marchés financiers. Si les indices se maintiennent et restent globalement stables, et même si la croissance économique reste morose en France, les acteurs du M&A et les dirigeants d'entreprise suivront", explique Stéphane Bensoussan, responsable du M&A pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique chez HSBC.

"En revanche si les marchés corrigent, la fenêtre des IPO se refermera et le M&A ne prendra pas le relais."

GARE À LA FED

A cet égard, la perspective de la fin de la politique accommodante de la banque centrale américaine et le risque de remontée des taux d'intérêt sont dans tous les esprits. La Réserve fédérale des Etats-Unis a toutefois indiqué mercredi qu'elle entendait réduire modérément son programme d'achats d'actifs.

"Même si les taux remontent, les banques centrales seront attentives à ce que les taux ne remontent pas trop vite", souligne toutefois Thierry Varène.

Le décalage entre les niveaux de valorisation des entreprises et les résultats financiers dégagés constitue aussi un facteur de risque.

Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires cumulé des sociétés du CAC 40 a reculé de 2,4% et plusieurs entreprises ont lancé des avertissements sur résultats.

"Si la hausse du prix des actifs ne s'accompagne pas d'une hausse des résultats des entreprises, les problématiques de valorisation risquent à nouveau de constituer un frein à la reprise du marché du M&A", prévient ainsi Catherine Soubie, coresponsable de la banque d'investissement chez Barclays à Paris.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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