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Sanofi : Sanofi restera "financièrement discipliné" face à Medivation

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par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Sanofi restera "financièrement discipliné" dans la conduite de son offre de rachat de la société américaine de biotechnologie Medivation, a déclaré le directeur général du groupe français après la publication de résultats en ligne avec les attentes du marché.

Olivier Brandicourt s'est dit satisfait d'avoir aujourd'hui accès aux données confidentielles de Medivation, tout en soulignant n'avoir aucune certitude sur la durée des discussions en cours avec le spécialiste du traitement du cancer.

"Nous sommes certainement heureux d'avoir l'occasion de discuter avec Medivation mais je souligne que nous allons rester financièrement disciplinés tout au long de ce processus", a-t-il observé.

Le 5 juillet Sanofi et Medivation ont annoncé la signature d'un accord de confidentialité qui a permis au groupe français d'accéder aux livres de comptes de l'entreprise américaine.

En échange, Sanofi s'est dit prêt à porter de 52,50 à 58 dollars par action son offre sur Medivation et d'y ajouter trois dollars par titre sous la forme d'un certificat de valeur conditionnelle (CVC) lié aux ventes de Talazoparib.

Cet inhibiteur de l'enzyme PARP qui permet à l'ADN des cellules cancéreuses de se réparer est actuellement en phase III dans le traitement du cancer du sein avancé.

Les accords confidentiels, que Medivation aurait également signé avec d'autres candidats au rachat, incluent une période de six mois au cours de laquelle toute manoeuvre hostile est suspendue.

Des analystes estiment que pour remporter la mise, Sanofi devra relever son offre entre 65 et 70 dollars. L'action Medivation a clôturé jeudi à 62,49 dollars.

LE BREXIT NE DOIT PAS PESER SUR L'INNOVATION

Interrogé sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, Olivier Brandicourt s'est déclaré attentif aux conséquences sur le secteur.

"Nous devons nous assurer que Brexit n'a pas d'impact négatif sur la capacité de réglementation, les processus réglementaires et les délais pour l'introduction de nouveaux médicaments à la fois au Royaume-Uni et en Europe, qui doit rester une priorité", a-t-il souligné.

Au deuxième trimestre 2016, Sanofi a accusé une baisse de ses résultats pénalisés par la faiblesse persistante de sa division diabète et des effets de change négatifs que n'ont pu compenser les bonnes performances de sa filiale américaine Genzyme, de sa branche santé animale et de ses vaccins.

Sur cette période son chiffre d'affaires s'est élevé à 8.143 millions d'euros (-5,1% en données publiées et -0,9% à changes constants), un chiffre inférieur au consensus Inquiry Financial réalisé pour Reuters (8.886 millions).

A changes constants, les ventes du deuxième trimestre sont en repli de 3,5% dans l'activité diabète, victime de la perte du brevet du Lantus son médicament phare.

Dans le cancer, où Sanofi compte se renforcer en mettant la main sur Medivation, le chiffre d'affaires a reculé de 3,6%.

Ces deux facteurs, conjugués à un impact de change négatif de 4,1 points de pourcentage, n'ont pu être compensés par les progressions de Genzyme (+20,1%), de la santé animale (+9,1%) et des vaccins (+6,3%).

Le bénéfice net du deuxième trimestre se chiffre à 1.680 millions d'euros (-8,7% en publié et -3,3% à changes constants), en ligne avec le consensus.

Vers 9h40, le titre Sanofi accusait une baisse de 1,5% à 75,15 euros, sous-performant l'indice CAC 40 (+0,21%) et l'indice sectoriel européen (-0,03%).

"Il n'y a rien de catastrophique, le diabète étant même un peu meilleur qu'attendu", tempère un analyste sous couvert d'anonymat.

Le laboratoire pharmaceutique a confirmé par ailleurs son objectif de réaliser en 2016 un bénéfice net par action "globalement stable" à taux de change constants par rapport à celui de 5,64 euros enregistré en 2015.

(Noëlle Mennella, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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