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Sanofi : L'industrie pharmaceutique attend beaucoup de 2013

L'industrie pharmaceutique attend beaucoup de 2013L'industrie pharmaceutique attend beaucoup de 2013

par Ben Hirschler et Bill Berkrot

LONDRES/NEW YORK (Reuters) - Forte de l'approbation de 39 nouveaux médicaments l'an passé, un record seulement battu en 1996, l'industrie pharmaceutique décèle de nouvelles opportunités de croissance en 2013 après des années de vaches maigres dues à une accumulation de médicaments tombés dans le domaine public.

Que ce soit le cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, la sclérose en plaques ou les hépatites, les laboratoires pharmaceutiques misent sur nombre de "blockbusters", de nouveaux médicaments sur lesquels ils misent beaucoup.

Roche, GlaxoSmithKline, Eli Lilly, Biogen Idec, Gilead Sciences et Novo Nordisk figurent parmi les laboratoires disposant de nouveaux produits atteignant une phase cruciale de développement en 2013.

Les groupes européens, grâce à l'arrivée sur le marché de nouveaux médicaments entre 2013 et 2015, ont un potentiel de ventes annuelles allant jusqu'à 64 milliards de dollars (48 milliards d'euros), selon les estimations de la Deutsche Bank.

En prenant en compte le risque d'échec, la banque allemande ramène ce chiffre à 27 milliards de dollars, tandis qu'elle estime les pertes liées à l'arrivée à terme des brevets à seulement 12 milliards de dollars sur la même période.

Simon Friend, responsable du secteur pharmaceutique pour PricewaterhouseCoopers, confirme l'embellie attendue par les analystes de la Deutsche Bank.

RETOUR DES INVESTISSEURS

Il est cependant trop tôt, selon lui, pour estimer que les laboratoires pharmaceutiques sont sortis d'affaire, particulièrement en raison de la ligne dure qu'adoptent les Etats et les assureurs sur le remboursement des nouveaux médicaments.

"La productivité est en train de dépasser le point critique, mais l'autre grande question est de savoir si l'industrie peut obtenir les prix qu'elle veut pour les nouveaux produits", explique-t-il.

Les analystes témoignent toutefois d'un retour des fonds de croissance dans le secteur et d'un regain d'intérêt des investisseurs pour les médicaments en devenir, une tendance à suivre avec alors que Johnson & Johnson et Novartis publient leurs comptes la semaine prochaine.

L'une des homologations les plus attendues, qui pourrait survenir durant le premier trimestre, est le BG-12 de Biogen, un traitement de la sclérose en plaque.

Il concurrencera sur le marché le Gilenya et l'Aubagio, respectivement des laboratoires Novartis et Sanofi.

"Le prix sera élevé, il sera rapidement absorbé par le marché et il sera approuvé en temps et en heure parce que la FDA (Food and Drug Administration) ne peut se permettre de maintenir un tel médicament en dehors du marché", commente Raghuram Selvaraju d'Aegis Capital.

2013, ANNÉE CHARNIÈRE POUR GLAXOSMITHKLINE

Le diabète devrait également faire l'objet de nouveaux traitements, malgré le rejet par la FDA de médicaments à base de dapagliflozine, inhibiteur de SGLT2 pour le traitement du diabète de type 2, proposés par AstraZeneca et Bristol Meyers.

Johnson & Johnson devrait obtenir le feu vert de la FDA pour sa canagliflozine, déjà approuvée par un panel d'experts la semaine passée, alors que le marché du SGLT2 pèsera quelque 7 milliards de dollars en 2020, selon Damien Conover, analyste de Morningstar.

Leader du marché du diabète, Novo Nordisk mise de son côté sur une nouvelle insuline à effet prolongé, appelée Tresiba, pour maintenir ses concurrents à distance. Et le groupe a également de bonnes chances de succès sur le marché du traitement de l'obésité, s'il réussit à prouver que son liraglutide est sans danger et efficace dans la perte de poids.

Pour ce qui concerne le cancer, qui mobilise les investissements en recherche et développement (R&D) les plus lourds, le ramucirumab d'Eli Lilly est particulièrement attendu, d'autant que le laboratoire sera confronté à l'arrivée à terme du brevet de son antidépresseur Cymbalta en décembre.

Eli Lilly dispose par ailleurs de 13 médicaments en phase III de développement, un record pour ce groupe pharmaceutique.

Roche compte lui conserver sa place de leader du marché du cancer avec l'approbation attendue en 2013 du T-DEM1, destiné à traiter le cancer du sein.

Enfin, avec six nouveaux médicaments pour le traitement des affections pulmonaires, du diabète, du cancer et du sida en attente d'approbation et deux traitements pour les maladies cardio-vasculaires et le cancer en phase III, GlaxoSmithKline est peut-être le groupe pharmaceutique qui attend le plus de 2013.

Agathe Machecourt pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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