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Saint gobain : Saint-gobain prévoit un ralentissement de sa croissance en 2012

Saint-gobain prévoit un ralentissement de sa croissance en 2012Saint-gobain prévoit un ralentissement de sa croissance en 2012

PARIS, 16 février - Saint-Gobain a annoncé jeudi s'attendre à un ralentissement de la croissance de son activité en 2012 dans un environnement économique incertain qui le conduit à adopter en ce début d'année une posture plus prudente en matière d'acquisitions.

Le numéro un mondial de la production, transformation et distribution de matériaux de construction vise une croissance interne - à taux de change et périmètre comparable - "modérée", donc inférieure aux 5% de croissance du chiffre d'affaires réalisée en 2011 et qualifiée par le groupe de "soutenue".

Prié au cours d'une téléconférence de quantifier le taux de croissance attendu cette année, le PDG Pierre-André de Chalendar a simplement répondu: "ce sera moins" (que 5%).

Le chiffre d'affaires du groupe est ressorti l'an dernier à 42,12 milliards d'euros, soutenu par la demande de l'industrie en Europe et en Amérique du Nord, de la construction en France, en Scandinavie et en Allemagne et du vitrage automobile en Chine.

L'année 2012 devrait quant à elle commencer sur une note plus modérée en Asie au premier semestre, ainsi qu'en Europe dans le vitrage automobile, mais Saint-Gobain anticipe un début de reprise dans la construction en Amérique du Nord.

"L'environnement économique de l'année 2012 s'annonce incertain à ce stade", a poursuivi Pierre-André de Chalendar. Le groupe entend donner la priorité à la hausse de ses prix de vente pour soutenir son résultat d'exploitation, notamment en répercutant des augmentations des prix des matières premières et de l'énergie estimées autour de 450 millions d'euros en 2012, après +700 millions en 2011.

"Je ne me fixe pas d'enveloppe a priori sur les acquisitions", a-t-il ajouté. "Mais aujourd'hui, je suis un peu plus prudent que je l'étais il y a huit mois."

Saint-Gobain a réalisé l'an dernier pour 292 millions d'euros d'acquisitions. Deux opérations de croissance externe annoncées l'an dernier, Brossette dans la distribution et une acquisition dans les canalisations en Inde, ne sont pas encore closes et devraient l'être en 2012.

"Au-delà, nous en ferons moins que l'année dernière", a poursuivi Pierre-André de Chalendar.

Le résultat d'exploitation a augmenté de 10,4% en 2011 à 3,44 milliards d'euros, tandis que le résultat net courant a progressé de 30% à 1,74 milliard.

Le groupe a passé pour 383 millions d'euros de dépréciations d'actifs sur l'exercice, liées à des écarts d'acquisition de l'activité gypse aux Etats-Unis et à des plans de restructuration et de fermeture d'usines et d'agences engagées dans la distribution en Europe du Sud, ébranlée par la crise de la dette.

Après provisions, le résultat net, part du groupe, ressort à 1,28 milliard d'euros. Saint-Gobain a annoncé qu'il proposerait de verser un dividende de 1,24 euro par action, payable en espèces.

Interrogé sur le sort de la branche conditionnement Verallia, dont l'introduction en Bourse a été suspendue l'an dernier en raison de la situation économique, Pierre-André de Chalendar a répondu: "sur le plan stratégique, le diagnostic est le même, et sur le plan de ce que nous allons faire, ce sera en fonction des marchés, et à court terme ça veut dire: rien, parce que les marchés ne sont pas propices pour l'instant."

Avant cette publication, Saint-Gobain, dont Wendel est le principal actionnaire, a clôturé en légère hausse de 0,5% à 34,92 euros, donnant une capitalisation boursière de l'ordre de 18,8 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, le titre a pris 17% environ, après avoir trébuché de près de 23% sur l'ensemble de 2011.

Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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