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Renault : Une ag renault apaisée pour tourner la page de la crise

Une ag renault apaisée pour tourner la page de la criseUne ag renault apaisée pour tourner la page de la crise

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - L'assemblée générale de Renault n'a pas été le théâtre vendredi d'une fronde d'actionnaires malgré le fiasco de l'affaire de faux espionnage, et le constructeur entend maintenant se concentrer sur son plan stratégique et l'après-Pélata.

Le groupe au losange a annoncé avoir lancé le processus de sélection du successeur de Patrick Pélata, numéro deux du groupe relevé de ses fonctions à la suite des dysfonctionnements qui ont conduit la direction à accuser à tort quatre cadres du groupe. Le directeur général délégué est appelé à occuper d'autres fonctions au sein de l'alliance Renault-Nissan, qui n'ont pas encore été précisées.

"Le comité des nominations et de la gouvernance a engagé le processus de sélection et d'audition des personnalités susceptibles d'assurer les fonctions de directeur général opérationnel de Renault", a déclaré Marc Ladreit de Lacharrière, président du comité, au cours de l'AG organisée Porte Maillot, à Paris.

"Sachez que nous serons très vigilants sur le fait que ce dirigeant présente l'ensemble des qualités et l'expérience nécessaire à la conduite d'une entreprise comme Renault, ces qualités doivent être reconnues à l'intérieur de l'entreprise et aussi par les actionnaires", a-t-il ajouté.

Carlos Ghosn a rendu un hommage appuyé à son ex-numéro deux, notamment pour son rôle dans la gestion de la crise de 2008-2009 et la préparation du nouveau plan stratégique du groupe. Présent à l'AG, Patrick Pélata ne s'est pas attardé à l'exposition de voitures organisée ensuite pour les actionnaires.

QUELQUES REMOUS, PAS DE FRONDE

Plusieurs noms de candidats internes au groupe Renault circulent pour lui succéder, parmi lesquels Dominique Thormann, directeur financier, Jérôme Stoll, directeur commercial ou encore Philippe Klein, directeur du plan, du produit et des programmes, mais aussi chez Nissan celui de Carlos Tavares, qui dirige la région Amériques au sein du partenaire japonais de Renault.

Le président du comité des nominations n'a pas donné d'indication sur la date du choix, mais celui-ci devrait être rapide. Marc Ladreit de Lacharrière a simplement indiqué: "Nous sommes très attentifs à ce que cette décision soit prise dans des délais compatibles avec le fonctionnement normal de l'entreprise."

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a précisé par la suite lors de la séance des questions-réponses que la décision serait prise "dans des délais compatibles avec les urgences et les nécessités de l'entreprise."

Après avoir fait les gros titres plusieurs mois d'affilée, l'affaire de faux espionnage n'a pas vraiment suscité de remous dans les travées du palais des congrès.

Face à la crise, les dirigeants ont renoncé à la partie variable de leur salaire 2010 et à toute stock-option en 2011. Un accord pour indemniser les cadres a été trouvé, et sur les deux personnes licenciées à tort qui réintégreront Renault, Matthieu Tenenbaum rejoindra lundi la direction du plan.

Le cabinet de conseil aux investisseurs PhiTrust a tenté en vain d'inscrire à l'ordre du jour une résolution réclamant une plus grande transparence dans la rémunération des dirigeants de Renault, tandis que le cabinet Proxinvest avait appelé lundi les actionnaires à ne pas approuver les comptes ni le renouvellement du mandat du président du comité d'audit .

Son appel n'a pas été suivi. Au cours des débats, une seule question sur le maintien de Carlos Ghosn à la tête du groupe a émané de la salle, suscitant quelques applaudissements. Le PDG n'a pas répondu, confiant cette tâche au président du comité de gouvernance qui a simplement indiqué que celui-ci n'avait eu "aucune raison de proposer la démission du président."

Carlos Ghosn a concédé que pour une information plus complète sur les rémunérations, le site internet de Renault renverrait désormais sur celui de Nissan.

Le PDG a assuré que le constructeur sortirait renforcé des crises qu'il traverse depuis le début de l'année, l'espionnage devenu escroquerie, puis depuis mars le séisme qui a ébranlé la filière automobile japonaise.

Sur le Japon, le directeur des approvisionnements Gérard Leclercq a précisé que les arrêts de production attendus après le mois de mai seraient de courte durée. Carlos Ghosn a souligné de son côté que les objectifs 2013 du plan stratégique dévoilé en février n'étaient pas remis en cause par les perturbations actuelles que connaît l'archipel.

Avec Helen Massy-Beresford, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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