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Renault : Synergies record pour Renault-Nissan en 2015

Synergies record pour Renault-Nissan en 2015Synergies record pour Renault-Nissan en 2015

PARIS/TOKYO (Reuters) - Renault-Nissan a généré l'an dernier des synergies record de 4,3 milliards d'euros, a déclaré le directeur de la holding de l'alliance, mais le rythme de croissance des années passées risque de ralentir.

Arnaud Deboeuf a également indiqué à des journalistes, lundi au cours d'un point presse sous embargo, qu'il était trop tôt pour évaluer les conséquences de la victoire du Brexit au référendum du 23 juin pour les opérations de Nissan en Grande-Bretagne.

"Il est certain que cela aura un impact", a-t-il dit. "Mais il est trop tôt pour dire aujourd'hui quel sera cet impact."

L'alliance Renault-Nissan, créée en 1999, a vu le montant de ses synergies accélérer récemment avec le rapprochement des activités achats, ingénierie et production industrielle des deux groupes. Après 2,7 milliards d'euros en 2012 et 2,9 milliards en 2013, le montant annuel a bondi à 3,8 milliards en 2014, année de convergence entre les principales fonctions des deux constructeurs.

L'alliance a même atteint l'an dernier son objectif de synergies de 2016 avec un an d'avance, reflet notamment de l'utilisation croissante de la plate-forme commune CMF et de la multiplication des productions croisées, mais Arnaud Deboeuf s'est gardé de répéter l'objectif 2016 de cinq milliards d'euros évoqué par Carlos Ghosn l'an dernier.

"Bien sûr que 4,3 milliards d'euros est un chiffre conservateur", avait déclaré le PDG de l'alliance aux analystes financiers. "Je pense que cinq milliards serait un objectif raisonnable."

Arnaud Deboeuf a souligné que contrairement aux années passées, il n'était pas acquis que les synergies annuelles augmentent chaque année, tout dépendant des cycles industriels des deux groupes. Elles doivent cependant encore progresser d'ici à 2018, avec un objectif de 5,5 milliards d'euros.

Cette ambition n'inclut pas les synergies attendues avec Mitsubishi, en négociation avec Nissan pour être racheté par le partenaire japonais de Renault. Elle représente une croissance moyenne de 8,6% sur trois ans, contre +13% l'an dernier et +31% en 2014.

"Il peut toujours y avoir certaines années où cela baisse parce que la méthode de calcul est très liée au plan produits", a souligné Arnaud Deboeuf.

"L'alliance a atteint son objectif 2016 avec une année entière d'avance. Cela montre que nous sommes en pleine forme pour atteindre notre prochain objectif pour 2018, 5,5 milliards d'euros, pas que nous ralentissons nos progrès", a précisé mercredi une porte-parole de l'alliance. "Nous atteindrons évidemment en cours de route les cinq milliards de synergies."

Renault-Nissan a été secoué l'an dernier par une longue dispute entre Carlos Ghosn et l'Etat français, principal actionnaire du groupe, qui a semblé fragiliser l'édifice. Un projet interne visant à annoncer début 2016 de nouveaux secteurs de convergence opérationnelle s'est finalement trouvé cantonné dans un premier temps au contrôle qualité et au contrôle des coûts.

Les synergies futures n'incluent pas non plus les retombées éventuelles du Brexit, celles-ci dépendant des nouveaux termes commerciaux qui seront négociés entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, et qui risquent de peser sur la compétitivité de l'usine géante de Sunderland, très dépendante de l'export.

"Concernant le Brexit, nous sommes un peu inquiets en raison de la situation d'incertitude générée par l'attente et les conséquences du nouveau statut du Royaume-Uni par rapport à l'Union européenne", a déclaré lundi Carlos Ghosn dans un communiqué, tout en ajoutant que le groupe s'adaptait à toutes les situations.

Le montant annuel des synergies, qui permet de mesurer concrètement l'avancement du rapprochement entre Renault et Nissan, proviennent toujours pour l'essentiel des achats (33% en 2015), de l'ingénierie (26%) et de la fabrication (17%).

L'alliance étudie aussi des opportunités similaires dans les ventes, le marketing, les services connectés, le planning produit et l'après-vente. Renault et Nissan collaborent également sur la conduite autonome et entendent rapprocher leurs deux programmes électriques dès la prochaine génération de véhicules.

(Gilles Guillaume et Laurence Frost, avec Naomi Tajitsu à Tokyo, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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