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Renault : Signature de l'accord de compétitivité après neuf mois de discussions

Un accord déterminant pour retrouver une nouvelle dynamique de croissance en FranceUn accord déterminant pour retrouver une nouvelle dynamique de croissance en France

(Tradingsat.com) - Renault et les représentants des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC et FO ont annoncé mercredi la signature de l'accord de compétitivité cher au PDG du constructeur français, Carlos Ghosn.

Cet accord, qui est l’aboutissement de près de neuf mois de discussions puis de négociations avec les organisations syndicales, est jugé "déterminant pour retrouver une nouvelle dynamique de croissance en France".

Renault s’est ainsi engagé à produire un minimum de 710 000 véhicules en France à horizon 2016, contre un peu plus de 530 000 en 2012, ce qui portera le taux d’utilisation global des sites français à plus de 85% et assurera une visibilité sur l’activité de l’ensemble des sites français jusqu’au-delà de 2016 voire de 2020.

Un tel niveau d’activité bénéficiera également à l’ensemble des sites de mécanique français, qui assurent la production des éléments de liaisons au sol, moteurs et boîtes de vitesses pour équiper les véhicules, ainsi qu’aux établissements logistiques, précise Renault.

500 millions d'euros d'économies par an

Dans l’Accord Renault, l’entreprise s’est également engagée à préserver tous les sites industriels français ainsi que les fonctions de l’ingénierie, du commerce et du tertiaire en France.

Mais c'est au prix fort que les syndicats l'ont accepté : plus de 8 200 suppressions de postes d'ici à 2016 (compensées en partie par des embauches), soit une baisse de 15% des effectifs du groupe en France, mais aussi gel des salaires en 2013 et augmentation du temps de travail sur les sites français.

L'accord de compétitivité permettra en tout cas au Groupe de réaliser 500 millions d'euros d'économies par an au total, mais également des économies indirectes "encore difficiles à chiffrer", a déclaré hier Carlos Ghosn dans un entretien aux Echos.

"Une marche très importante et positive"

Le patron de Renault et de Nissan n'a pas dit si cet accord n'était que le début d'une longue phase de restructuration mais "c'est une première marche, (...) une marche très importante et positive", a-t-il souligné. "Nous n'aurons pas besoin d'un accord de cette ampleur tous les ans mais nous devrons poursuivre nos efforts en sachant que le jeu en vaut la chandelle."

Le marché automobile européen est confronté à l'une des pires crises de son histoire. Après une chute "considérable" en 2012, l'industrie a sans doute touché le fond, prédit Ghosn, qui avoue cependant que le début d'année 2013 est plus faible que ce qu'il avait prévu. "Ca démarre mal mais notre plan est bâti pour traverser un environnement sans croissance du marché", a-t-il déclaré dans les colonnes des Echos.

En Bourse, le titre Renault accuse un repli de 1,8% à 53,2 euros, dans un marché baissier. Le dossier pâtit surtout d'une dégradation de JP Morgan, passé de "Surpondérer" à "Neutre" sur la valeur.


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