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Renault : Marge opérationnelle record pour Renault, mais hausse des coûts

Renault annonce une marge opérationnelle record au 1er semestreRenault annonce une marge opérationnelle record au 1er semestre

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Renault a fait état jeudi de résultats semestriels en hausse, la forte croissance de ses ventes et les hausses de prix de ses dernières nouveautés éclipsant l'augmentation des coûts qui accompagne traditionnellement les périodes de lancement.

Le constructeur automobile a réalisé un chiffre d'affaires de 25,18 milliards d'euros, en croissance de 13,5% grâce à la hausse de ses volumes et de ses prix de vente ainsi qu'au développement de son activité pour le compte de ses partenaires Nissan ou Daimler. La marge opérationnelle du groupe a atteint 6,1%, contre 4,9% un an plus tôt, son plus haut niveau pour un semestre depuis au moins 2000.

"Renault a fait mieux que prévu sur l'opérationnel grâce à ses volumes et à son prix-mix, mais l'absence d'importantes réductions de coûts est un sujet de préoccupation", commente un analyste du secteur.

Vers 10h30, l'action perd 2,0% à 77,97 euros, accusant ainsi la plus forte baisse du CAC 40 (+0,4%) alors qu'à la même heure l'indice des valeurs automobiles européennes cède 0,54%.

Renault souffre également de la comparaison avec PSA, stable à la Bourse de Paris après avoir flambé la veille de plus de 9%. Le groupe sochalien a annoncé un doublement de son bénéfice net et son intention de réduire de 200 millions d'euros supplémentaires ses coûts fixes en 2016.

"Les chiffres de Renault sont bons, mais pas dans la même ampleur que PSA", commente de son côté Georges Dieng, analyste chez Natixis. "Encore une fois le marché auto respire aujourd'hui après la hausse d'hier."

DÉPENSES SUR LE DIESEL ET LES NOUVEAUX LANCEMENTS

Renault a souligné que ses mesures d'économies au premier semestre avaient été impactées par la hausse des dépenses de Recherche & Développement, notamment pour le plan d'amélioration des émissions de ses moteurs diesel, particulièrement montrés du doigt pour leur performance sur route après la polémique Volkswagen.

Les frais de démarrage liés au nombre élevé de nouveaux lancements expliquent aussi que les réductions de coûts du groupe grâce au plan de productivité "Monozukuri" n'ont atteint que six millions d'euros sur la première moitié de l'année. Le groupe a engagé un vaste renouvellement de sa gamme avec des modèles comme la nouvelle Clio, le SUV Kadjar ou l'ultra low cost Kwid, suivis des nouvelles générations de Mégane ou Scenic, ou encore des tout premiers pick-ups de la gamme.

Au cours d'une téléconférence avec les analystes, la nouvelle directrice financière Clotilde Delbos a souligné que si les réductions de coûts sur l'ensemble de 2016 devraient être inférieures à celles de 2015, elles devraient être de l'ordre de 350 millions d'euros pour atteindre l'objectif d'un total cumulé de 1,8 milliard d'euros sur la période 2014-2016, qui tient toujours.

Le bénéfice net du groupe a progressé de 7,9% à 1,57 milliard d'euros, après retraitement comptable du comparatif de 2015. Chiffre d'affaires et résultat net sont conformes au consensus Financial Inquiry réalisé pour Reuters, tandis que le bénéfice opérationnel du groupe (+40,6% à 1,54 milliard) a dépassé le consensus, qui donnait 1,42 milliard.

"Ces résultats sont en totale ligne avec les objectifs du plan Drive the change", a ajouté Clotilde Delbos. Le plan prévoit un chiffre d'affaires de 50 milliards d'euros et une marge opérationnelle supérieure à 5% à l'horizon 2017.

Renault a également confirmé ses objectifs annuels, notamment une hausse de son chiffre d'affaires à changes constants et une amélioration de la marge opérationnelle du groupe.

La prévision de croissance du marché européen est confirmée à au moins 5% pour cette année, mais celle du marché mondial a été ajustée à la baisse, d'environ +2% à +1,7%, reflet notamment des restrictions apparues sur le marché algérien.

Le groupe, qui prévoit toujours de participer d'ici la fin de l'année à la recapitalisation du constructeur russe en difficulté AvtoVAZ - devant entraîner sa consolidation par Renault -, n'a en revanche pas observé jusqu'ici d'effet Brexit sur le marché automobile britannique, en dehors de la baisse de la livre sterling.

"Nous n'avons pas changé notre politique", a indiqué Clotilde Delbos, interrogée sur d'éventuelles hausses de prix outre-Manche pour contrer les effets de change négatifs.

(Avec Joseph Sotinel et Laurence Frost, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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