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Renault : Les grandes banques françaises réussissent les stress tests

Les banques françaises réussissent les tests de résistanceLes banques françaises réussissent les tests de résistance

par Matthias Blamont et Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - Les grandes banques françaises ont réussi les "tests de résistance" et l'examen de la qualité des actifs organisés par la Banque centrale européenne pour rétablir la confiance dans le système financier du Vieux continent, a annoncé dimanche la Banque de France, une performance qui devrait a priori être saluée par les investisseurs.

Seule la Caisse de refinancement de l'habitat (CRH), un organisme destiné au refinancement sécurisé de crédits immobiliers résidentiels, a fait apparaître un déficit de fonds propres au 31 décembre 2013, comblé depuis par une augmentation de capital.

"Les résultats des banques françaises confirment la qualité de leurs actifs et leur capacité de résistance à des chocs sévères", peut-on lire dans un communiqué.

"Dans le scénario le plus défavorable (adverse), les banques françaises ont passé avec succès le test et se comparent très favorablement avec leurs pairs européens", souligne la Banque de France.

"En tenant compte des deux impacts (évaluation des bilans et stress adverse), les banques françaises affichent un ratio common equity tier one agrégé de 9% à fin 2016, soit un niveau très supérieur au seuil de 5,5% retenu pour exiger des plans de recapitalisation."

La BCE prendra en charge le 4 novembre la supervision directe des 130 banques les plus importantes de la zone euro, étape cruciale de l'Union bancaire et de l'instauration d'un Mécanisme de supervision unique décidés par les pouvoirs publics européens après le déclenchement de la crise des dettes souveraines en 2011.

Avant d'assumer cette nouvelle responsabilité, la BCE a décidé de lancer en octobre 2013 une revue de la qualité des actifs (Asset quality review) ainsi que des tests de résistance (stress tests) afin de mesurer les risques des banques et leur capacité à résister à d'éventuels chocs économiques.

En France, ces deux exercices conjoints ont été menés auprès de 13 établissements représentant 95% des actifs du secteur dont les sept grands réseaux que sont BNP Paribas, la Banque postale, BPCE, le Crédit agricole, le Crédit mutuel, HSBC France et la Société générale.

S'y ajoutent la chambre de compensation LCH Clearnet, la Banque PSA Finance (groupe PSA), RCI Banque (groupe Renault), la Caisse de refinancement de l'habitat (CRH), la banque publique d'investissement BPI France et la Société de financement local, nouvel organisme de financement des collectivités locales.

Pour les tests de résistance, la BCE et l'Autorité bancaire européenne (EBA) ont défini deux scénarios.

Le premier, dit "central", est fondé sur les prévisions économiques faites en début d'année par la Commission européenne pour la période 2014-2015, prévisions étendues par la BCE à l'année 2016. Elles ont été revues en baisse depuis.

Le second, dit "stressé", intègre des risques souverains, de crédit et de marché ainsi que de possibles aléas liés aux produits de titrisation, au coût de financement et à l'évolution des taux.

A titre d'exemple, ce second scénario retient pour la France une diminution du produit intérieur brut de 1,1% en 2015, un taux de chômage de 11,6% et un niveau d'inflation de 0,7%.

RELANCE DU CREDIT ?

Les banques françaises cotées en Bourse se sont félicitées des données publiées dimanche et devraient communiquer davantage de détails à leur sujet à l'occasion de la publication de leurs comptes du troisième trimestre à partir du 31 octobre.

Si le groupe Crédit agricole, BNP Paribas et BPCE n'ont pas évoqué d'ajustement comptable particulier, Société générale a fait état dans un communiqué d'un impact "de moins de 30 millions d’euros avant impôt sur les résultats et de moins de 35 millions dans les autres éléments de capitaux propres."

Une porte-parole de Société générale a refusé de donner davantage de détails.

"S'agissant des banques françaises, nous voyons qu'il y a une réelle solidité, les établissements ont fait des efforts depuis de nombreuses années pour nettoyer leur bilan et avec ces résultats, le régulateur français montre qu'il a figuré parmi les plus stricts de la zone euro", note Christopher Dembik, économiste auprès de Saxo Banque.

La CRH a pour sa part procédé en juin à une augmentation de capital de 250 millions d'euros, de quoi couvrir le manque de fonds propres identifié par les tests de résistance et évalué à 124 millions d'euros, ce qui porte son ratio common equity tier one à plus de 9%.

"La publication de ces résultats marquent la fin d'un exercice d'une ampleur sans précédent, qui a couvert un champ extrêmement large, en appliquant une approche très rigoureuse et homogène au sein de la zone euro en déployant des moyens considérables", a fait valoir le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, devant des journalistes.

En France, jusqu'à 800 agents ont été mobilisés pour examiner un total de bilan de 6.713 milliards d'euros, soit 30% des actifs de la zone euro.

Interrogé sur les conséquences de la revue de qualité des actifs et des tests de résistance sur la distribution du crédit, élément essentiel à reprise, Christian Noyer a répondu:

"Je ne pense pas que cet effet se produise en France où il n'y a pas du tout de restriction à la distribution de crédit mais où nous avons surtout un problème de demande."

Des études de la Banque de France montrent que l’accès des PME au crédit est "globalement aisé" mais que la demande reste faible. http://bit.ly/1nGRTay

Christian Noyer a en revanche estimé que ces deux démarches confortaient le modèle de "banque universelle" des établissements français, très critiqué par plusieurs économistes au motif qu'il fait peser des risques systémiques.

"Les gens qui sont critiques de ce modèle partent de préjugés et ne sont pas rigoureux. Quand on regarde la réalité, le modèle de banque universelle est celui qui apporte le meilleur service de financement de l'économie (...) Je crois pouvoir dire que nous transmettons à la BCE la surveillance directe d'un système bancaire solide."

(Avec Leigh Thomas, Maya Nikolaeva, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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