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Renault : Les administrateurs indépendants de Renault soutiennent Ghosn

Les administrateurs indépendants de Renault soutiennent GhosnLes administrateurs indépendants de Renault soutiennent Ghosn

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

PARIS (Reuters) - Les administrateurs indépendants de Renault ont apporté jeudi publiquement leur soutien au PDG Carlos Ghosn dans le bras de fer qui l'oppose à l'Etat français sur l'évolution de l'alliance avec Nissan.

Dans ce qui reste une démarche très inhabituelle, les dix membres ont expliqué dans un communiqué pourquoi ils avaient approuvé en avril dernier une résolution demandant à déroger à la règle sur les droits de vote doubles prévue par la loi Florange.

"(Le conseil) l'a fait en estimant que c'était le moyen de protéger l'équilibre de l'alliance Renault-Nissan", écrivent-ils. "Le conseil considère cette alliance comme essentielle pour la pérennité de Renault et l'adoption des droits de vote doubles de nature à la déstabiliser."

C'est la première fois que ces administrateurs - qui comptent dans leurs rangs la femme de l'ancien Premier ministre britannique, Cherie Blair, l'ancien gérant d'Hermès Patrick Thomas, le président de Danone Franck Riboud ou celui de Total Thierry Desmarest - prennent publiquement la parole sur le bras de fer que se livrent depuis plusieurs mois le PDG de Renault et le ministre de l'Economie sur le futur de l'alliance franco-japonaise.

Dans leur communiqué, ils précisent qu'ils "n'entendent en rien polémiquer sur les déclarations qui peuvent être faites sur l'avenir du groupe."

La crise a éclaté au grand jour en avril lorsque l'Etat français, principal actionnaire, est monté au capital de Renault pour s'assurer à partir de mars prochain les droits de vote doubles prévus par la loi Florange.

Il renforcera ainsi le poids des 15,01% qu'il avait conservés jusqu'ici au capital du constructeur français, alors qu'en face Nissan détient 15% de Renault, mais aucun droit de vote.

Dans leur communiqué, les administrateurs se défendent aussi de manière implicite contre les accusations de l'Etat de n'avoir pas joué leur rôle de défense des intérêt de Renault en votant en avril une résolution pour autoriser l'activation des droits de vote de Nissan.

Renault devrait dans ce cas réduire sa participation actuelle dans son partenaire japonais, qui est de 43,4%.

Selon des sources gouvernementales et de l'alliance, Nissan a formulé en septembre des propositions confidentielles pour un rééquilibrage de l'alliance allant jusqu'à la fin du contrôle de Renault sur le montage entre les deux groupes automobiles conclu en 2002.

Les sources ont également indiqué qu'Emmanuel Macron demandait depuis plusieurs mois à Carlos Ghosn de créer un groupe de travail conjoint pour préparer une fusion entre Renault et Nissan, mais sur des termes fixés par le gouvernement, une demande que le PDG a jusqu'ici ignorée.

Le conseil d'administration de Renault tiendra vendredi une session d'urgence pour étudier sa stratégie dans le bras de fer actuel. Il compte en tout 19 membres, avec outre les indépendants et le président Carlos Ghosn, deux représentants pour Nissan, deux pour l'Etat, trois pour les salariés et un pour les actionnaires salariés.

(Edité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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