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Renault : Le ralentissement chinois n'inquiète pas les constructeurs auto

Le ralentissement chinois n'inquiète pas les constructeurs autoLe ralentissement chinois n'inquiète pas les constructeurs auto

SHANGHAI (Reuters) - Les constructeurs automobiles étrangers continuent d'investir massivement en Chine en dépit du ralentissement de la croissance économique qui se reflète sur la courbe des ventes du premier marché mondial.

Volkswagen et General Motors, les leaders du marché, maintiennent leurs projets d'investissements dans le pays tandis que Toyota et Ford annoncent de nouveaux projets d'expansion.

Alors que la croissance chinoise a fléchi à 7,0% au premier trimestre, son plus bas niveau depuis six ans, les ventes de voitures n'ont progressé que de 3,9% sur cette période à comparer à une hausse de 9,2% sur les trois premiers mois de 2014 -- loin des 7% de progression que l'Association chinoise des constructeurs d'automobiles (Caam) anticipe pour l'ensemble de l'année.

Sur l'ensemble de 2014, le marché chinois a progressé de 6,9% avec 23,5 millions de véhicules vendus.

"Cela reste l'un des marchés à plus forte croissance du monde alors nous ne sommes pas déçus par cela", a commenté Carlos Ghosn, le PDG de Nissan et de Renault, lundi à l'ouverture du Salon automobile de Shanghai. "Nous investissons en Chine et nous continuerons d'investir en Chine."

Le ralentissement de la croissance n'inquiète pas les constructeurs étrangers, dont beaucoup présenteront de nouveaux modèles à Shanghai. Mais si le coup de frein se confirme sur les prochains trimestres, les grands groupes risquent de devoir reconsidérer leurs projets, estime James Chao, responsable pour l'Asie du cabinet d'études IHS Automotive.

Une poignée de constructeurs continuent de surperformer le marché, à l'image de Ford qui a accru ses ventes de 9% au premier trimestre et qui mise beaucoup sur la nouvelle version de sa berline Taurus dévoilée cette semaine à Shanghai.

"Nous avons tout à fait conscience de la nécessité de faire correspondre l'offre à la demande. Nous avons une approche réaliste, et s'il faut ralentir la production nous le ferons", a déclaré lundi à Reuters le président exécutif du constructeur américain, Bill Ford, tout en remarquant que la croissance reste "robuste" en Chine.

James Chao, d'IHS Automotive, note que les coentreprises internationales tournent encore à 80-85% de leurs capacités en Chine alors que les constructeurs locaux ne sont qu'à 60% environ.

TOUJOURS PLUS DE CAPACITÉS

Anthony Lau, directeur de recherche du cabinet de conseil TNS Sinotrust à Shanghai, observe que même une croissance à un chiffre en Chine reste une performance par rapport à la plupart des autres marchés, ce qui explique que la Chine ait absorbé à elle seule plus de la moitié des investissements du secteur dans de nouvelles capacités de production l'an dernier.

Ford, pour reprendre cet exemple, a ouvert le mois dernier une nouvelle usine d'une capacité de 250.000 véhicules et a annoncé début avril le rachat d'une usine de Harbin Hafei Automobile, qui augmentera encore ses capacités de 200.000 véhicules quand elle sera remise en service en 2016.

Même Toyota, dont les ventes ont diminué de 0,1% au premier trimestre, a décidé de mettre fin à des années de gel des investissements. Le constructeur japonais va débourser 440 millions de dollars pour construire de nouvelles installations et une troisième chaîne d'assemblage à son site de Canton, d'où devraient sortir 100.000 véhicules par an à partir de 2017.

Volkswagen vise des capacités de production de cinq millions de véhicules en Chine à l'horizon 2019, contre 3,5 millions en 2014, et General Motors a ce même objectif de cinq millions de véhicules avec un an d'avance sur son rival allemand.

(Jake Spring, Véronique Tison pour le service français)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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