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Renault : Ghosn juge inutile de modifier la structure de Renault-Nissan

Ghosn juge inutile de modifier la structure de Renault-NissanGhosn juge inutile de modifier la structure de Renault-Nissan

YOKOHAMA, Japon (Reuters) - Le renforcement du pouvoir de l'Etat français sur Renault ne nécessite pas de modifier la structure de l'alliance du constructeur français avec le japonais Nissan, a déclaré lundi Carlos Ghosn.

Le PDG des deux constructeurs, qui s'exprimait devant des journalistes au Japon, a qualifié de "stable" l'alliance capitalistique entre les deux groupes et indiqué que cette structure avait une "influence nulle" sur les opérations quotidiennes du constructeur.

"Nous continuons de travailler aujourd'hui exactement de la même manière depuis le début, les deux équipes travaillant ensemble, développant des synergies", a expliqué Carlos Ghosn. "Il n'y a donc aucune raison que nous changions."

Interrogé sur d'éventuels partenariats avec d'autres constructeurs automobiles, Ghosn a dit que l'alliance Renault-Nissan n'avait aucun projet en ce sens dans l'immédiat.

Renault-Nissan a déjà noué des partenariats avec Daimler et Avtovaz.

Deux grands concurrents japonais de Nissan, Toyota et Mazda ont lancé ce mois-ci un partenariat de long terme pour réduire les coûts et réaliser des économies d'échelle.

Carlos Ghosn a ajouté qu'il était prématuré d'envisager un rapprochement avec des acteurs qui ne font pas partie du secteur de l'automobile tels que Google, lequel tente actuellement d'entrer sur le marché du véhicule autonome.

Un débat sur la forme que Carlos Ghosn entend donner à l'alliance Renault-Nissan se pose depuis le renforcement de l'influence de l'Etat français au sein de Renault, acté lors de l'assemblée générale du constructeur français, le 30 avril.

L'Etat est parvenu à bloquer une résolution instaurant le principe "une action-une voix" et donc à s'assurer les droits de vote double prévus par la loi Florange. La résolution a recueilli 60,53% des voix, alors qu'il lui fallait une majorité des deux-tiers pour passer.

Même s'il entend ramener sa participation à 15% après l'AG, l'Etat français sera donc en mesure de peser davantage à l'avenir dans les destinées d'une alliance inédite dans le secteur automobile, à laquelle Carlos Ghosn a donné l'an dernier un coup d'accélérateur.

Depuis que Renault a sauvé Nissan de la faillite en 1999, le constructeur automobile nippon a dépassé sa maison-mère, représentant désormais les deux tiers des huit millions environ de véhicules vendus par l'alliance, ainsi qu'une plus grande proportion du résultat.

Renault détient 43,4% de Nissan, qui possède 15% de Renault.

Carlos Ghosn a également déclaré, sans autre précision, que Nissan avait consacré suffisamment de fonds aux rappels liés aux airbags défectueux de Takata.

Le constructeur japonais a étendu la semaine dernière ses rappels liés aux airbags par mesure de précaution, tout comme Toyota et Honda..

Environ 31 millions de voitures ont désormais été rappelés dans le monde depuis 2008 en raison du risque potentiel de voir certains airbags propulser des débris lors de leur gonflage.

(Maki Shiraki, Patrick Vignal et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Gilles Guillaume)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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