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Remy cointreau : Rémy cointreau ralentit fortement la cadence au 2e trimestre

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par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Rémy Cointreau a fait état jeudi d'un fort ralentissement de sa croissance organique ces trois derniers mois, sous l'effet d'un tassement de la dynamique du cognac en Asie et de la crise économique en Europe.

Les ventes du groupe ont totalisé 324,1 millions d'euros au cours de son deuxième trimestre clos à la fin septembre, signant une croissance organique de 5,3% nettement inférieure à la moyenne de 11% attendue par les analystes. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires du numéro deux français des spiritueux derrière Pernod Ricard avait grimpé de 24,4%.

Ces chiffres ont été sanctionnés par le marché, l'action Rémy Cointreau accusant une chute de 6,1% à 81,91 euros à 11h40 et entraînant Pernod Ricard (-3,5%) dans son sillage.

Ce ralentissement s'explique principalement par un fort tassement de la croissance organique du cognac. Les ventes de Rémy Martin (202,3 millions d'euros) ont limité leur progression à 8%, après un bond de 37,8% au premier trimestre mais aussi une base de comparaison particulièrement élevée (+23%) l'an dernier.

Par comparaison, chez LVMH, la branche cognac (Hennessy) et spiritueux (Glenmorangie, Belvédère) a enregistré une croissance organique de 12% au cours des trois derniers mois, sur une base de comparaison nettement moins élevée.

Rémy Cointreau, qui avait averti que la croissance explosive de son cognac au premier trimestre ne pouvait se maintenir au même rythme, confirme cependant prévoir une amélioration "significative" de ses résultats financiers.

Rémy Martin pèse pour 60% des ventes et 80% des profits du groupe de spiritueux.

ATTENTISME EN CHINE

En Chine, où le ralentissement économique impacte les ventes de produits de luxe, Rémy Cointreau a précisé, par la voix de son directeur financier, avoir observé "un peu d'attentisme au niveau des facturations", tout en rappelant que les comparatifs étaient très élevés et que les ventes de bouteilles très haut de gamme progressaient "très bien".

Frédéric Pflanz a également fait état d'un "certain attentisme" dans d'autres pays asiatiques comme le Viêtnam, mais a tenu à préciser que les stocks en Asie se situaient à des niveaux "très sains".

"Nous ne sommes pas inquiets", a-t-il dit, ajoutant que l'accélération se confirmait aux Etats-Unis, tandis qu'en Europe, la tendance était à la baisse partout sauf en Russie et en Grande-Bretagne.

Pressé de questions sur les chiffres du BNIC (Bureau national interprofessionnel du cognac), qui font état d'un recul des volumes vendus en Chine au cours des trois derniers mois, il a estimé qu'il ne fallait pas s'attacher à des évaluations mensuelles -trop erratiques- mais semestrielles.

Le directeur financier a aussi prévenu que les chiffres du cognac au troisième trimestre fiscal (clos le 31 décembre) du groupe seraient impactés par des effets calendaires défavorables, liés au Nouvel An chinois. Très précoce en 2012 (avec des commandes passées dès le troisième trimestre), il sera beaucoup plus tardif en 2013 (10 février) et devrait donc reporter les facturations au quatrième trimestre (clos en mars 2013).

Touchées de plein fouet par la crise de la dette en Europe, les ventes du pôle liqueurs et spiritueux (Cointreau, Mount Gay, Metaxa), qui ont totalisé 63 millions d'euros, sont à nouveau passées dans le rouge en données organiques (-0,4%).

Le titre, dont la valorisation s'apparente à celle des groupes de luxe, gagne 32% depuis début janvier. Il affiche les multiples les plus élevés du secteur, ressortant à près de 21 fois les bénéfices estimés pour 2013, contre environ 17 fois pour ses deux grands concurrents, le britannique Diageo, numéro un mondial et Pernod Ricard, numéro deux.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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