Bourse > Publicis groupe sa > Publicis groupe sa : Publicis dopé par l'europe au 2e trimestre, mais la marge recule
PUBLICIS GROUPE SAPUBLICIS GROUPE SA PUB - FR0000130577PUB - FR0000130577
60.250 € -0.72 % Temps réel Euronext Paris
60.460 €Ouverture : -0.35 %Perf Ouverture : 60.830 €+ Haut : 60.000 €+ Bas :
60.690 €Clôture veille : 657 225Volume : +0.29 %Capi échangé : 13 602 M€Capi. :

Publicis groupe sa : Publicis dopé par l'europe au 2e trimestre, mais la marge recule

tradingsat

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Publicis a enregistré une hausse supérieure aux attentes de son chiffre d'affaires sur les six premiers mois de l'année, dopé par l'accélération des dépenses publicitaires en Europe au deuxième trimestre en dépit de la crise des dettes souveraines.

Cette solide performance a toutefois été éclipsée par le recul de la marge du troisième groupe publicitaire mondial en termes de revenus au premier semestre alors que la plupart des analystes tablaient sur une légère amélioration.

Vers 14h40, le titre abandonne 0,9% à 37,495 euros à la Bourse de Paris alors que l'indice sectoriel européen des médias prend 0,75%.

"La croissance organique est meilleure que prévu mais la marge est inférieure au consensus", commente un intervenant de marché. "Cette déception au niveau de la performance opérationnelle s'explique probablement par l'évolution attendue de la masse salariale".

"La rentabilité sous pression sur le S1-11 devrait décevoir le marché à court terme", estiment de leur côté les analystes de CM-CIC dans une note.

Publicis a toutefois réaffirmé son objectif d'une amélioration - modérée - de la marge sur l'ensemble de l'année et prévoit toujours d'afficher une croissance 2011 supérieure à celle du marché. ZenithOptimedia table sur une progression de 4,1% des dépenses publicitaires mondiales pour l'exercice.

Le président du directoire, Maurice Lévy s'est montré confiant pour le troisième trimestre, qui s'annonce bon, a-t-il dit, tout en précisant que la croissance au deuxième semestre ne serait pas au même niveau que celle du premier.

"Nous pensons qu'il pourrait y avoir un ralentissement au quatrième trimestre", a-t-il précisé lors d'une conférence téléphonique.

Au premier semestre, Publicis a dégagé un revenu de 2,7 milliards d'euros pour une croissance organique de 7,1%, supérieure aux attentes des analystes dont les estimations allaient de 6,2% à 6,5%.

Sur le seul deuxième trimestre, ses revenus ont bondi de 7,6% après une progression de 6,5% sur les trois premiers mois de l'année, tirés vers le haut par la nette accélération des investissements en Europe (+11,5%) en dépit du regain d'inquiétudes liées aux problèmes de dettes souveraines.

"LA GRÈCE SERA SAUVÉE"

La crise de la dette constitue "le seul vrai problème de la zone euro", a estimé Maurice Lévy qui s'est toutefois dit confiant dans la capacité des Européens à s'entendre sur une solution.

"La Grèce sera sauvée et il n'y aura pas d'effet domino", a pronostiqué le patron de Publicis.

Prié de dire si son groupe pourrait rééditer la même performance en Europe au deuxième semestre, Maurice Lévy a répondu que les bases de comparaison seraient plus exigeantes.

Aux Etats-Unis, où la croissance du groupe a fléchi au deuxième trimestre, la deuxième partie de l'année devrait se situer dans la lignée de la première (+7,2%), a-t-il précisé.

Le groupe a vu son taux de marge opérationnelle reculer d'un point à 13,5% au premier semestre, sous l'effet de la reprise des recrutements et de la hausse des rémunérations.

"On a effectué des recrutements, des investissements. Les choses au deuxième semestre seront plus modestes", a assuré Maurice Lévy.

Publicis, qui a dégagé un résultat net en progression de 8,5% à 231 millions d'euros, a dépensé environ 500 millions en acquisitions sur les sept premiers mois de l'année, prenant le contrôle de Rosetta aux Etats-Unis et de plusieurs petites sociétés localisées notamment dans des pays émergents.

Maurice Lévy a dit prévoir d'autres petites acquisitions, en précisant qu'une opération de grosse ampleur n'était pas à l'ordre du jour pour le moment.

Interrogé sur Aegis, il a redit que Publicis n'étudiait pas une acquisition de l'agence d'achat d'espaces mais surveillait l'évolution du dossier.

La société britannique veut céder sa branche d'études de marché, ce qui selon les analystes, pourrait faciliter dans un deuxième temps la vente du reste de ses actifs.

Avec Leila Abboud et Blaise Robinson, édité par Cyril Altmeyer

Copyright © 2011 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...