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Peugeot : Renault veut restructurer ses fonctions support en France

Renault propose le maintien des sites en échange de flexibilitéRenault propose le maintien des sites en échange de flexibilité

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Renault a proposé mardi à ses syndicats un regroupement des fonctions support de ses sites français et un recours accru à la mobilité afin de gagner en compétitivité et de préserver les usines du groupe en France.

Face à la dégradation du marché automobile européen, le groupe au losange a engagé la semaine dernière des négociations pour rendre ses sites français plus compétitifs, sur le modèle de l'usine Nissan de Sunderland en Grande-Bretagne ou du site Renault de Palencia, en Espagne.

"La direction a déclaré que dans le cadre d'un accord global sur l'ensemble des mesures proposées au cours du cycle de négociations, elle pourrait s'engager à ne pas fermer d'usine en France malgré un marché européen sans véritable croissance à l'horizon du plan stratégique 2016", a indiqué une porte-parole du groupe à l'issue de la deuxième séance de négociations.

Jusqu'ici, la direction disait simplement attendre l'issue des discussions pour décider de l'attribution de nouveaux modèles aux sites français.

Renault a proposé mardi la création de deux grands pôles régionaux pour remédier à la dispersion géographique de ses usines : un pôle ouest qui regrouperait les sites de Flins, Cléon et Sandouville, et un pôle nord-est qui rassemblerait les usines de Douai, Maubeuge et Batilly.

Cette réforme permettrait de mutualiser les fonctions dites de "back office" (comptabilité, ressources humaines, maintenance, achats, logistique, communication...) entre tous les sites d'un même pôle, afin de réaliser des économies d'échelle, et de faciliter la mobilité des salariés entre les sites d'une même zone géographique.

"Sur la mobilité, il reste à définir dans quelles conditions elle va se mettre en place", a déclaré Dominique Chauvin, représentant CFE-CGC chez Renault. "Sur l'impact de la mutualisation sur les effectifs de structure, nous avons posé la question, mais la direction n'a pas donné de chiffre, elle avance à pas de loup à chaque réunion."

RENAULT ESPAGNE NÉGOCIE AUSSI

La prochaine séance de négociation, consacrée au temps de travail, est programmée le 29 novembre. D'autres rendez-vous sont fixés en décembre, avec pour objectif de s'entendre sur les grandes lignes d'un accord d'ici à la fin de l'année, puis de signer le texte d'ici la fin janvier.

Selon Dominique Chauvin, l'accord de compétitivité pourrait couvrir la période 2014-2016, deuxième partie du plan stratégique de Renault.

Plusieurs syndicats espagnols sont par ailleurs parvenus jeudi dernier à un accord sur un "pacte social" couvrant la même période et qui prévoit une augmentation du temps de travail, une flexibilité accrue et la création de nouveaux CDD de 18 mois payés 72,5% du salaire habituel, en échange d'engagements en matière d'embauches et de nouveaux avantages sociaux.

Cet accord devait être ratifié ce mardi.

Au dernier Mondial de l'automobile, Carlos Tavares, numéro deux de Renault, avait déclaré à Reuters son souhait de conclure dans les prochains mois un accord de compétitivité.

Depuis, le marché automobile en France a poursuivi sa descente aux enfers, avec en octobre une chute de 15,8% des immatriculations en données corrigées des jours ouvrables et un nouveau plongeon de 26,4% en données brutes pour la marque Renault.

Cette dégradation a rendu les surcapacités dont souffrent les usines automobiles françaises plus criantes encore. Renault, qui employait au 30 juin 54.000 personnes environ en France, a indiqué mardi aux syndicats qu'avec une production annuelle moyenne de 110.000 à 130.000 véhicules, ses usines hexagonales étaient en dessous d'une moyenne européenne de 170.000.

PSA Peugeot Citroën a lui aussi obtenu en juillet des syndicats de son usine de Sevelnord (Nord) un gel des salaires et une flexibilité accrue pour ajuster les cadences à la demande. En échange, le site s'était vu attribuer un nouveau modèle pour lequel il était en concurrence avec l'usine espagnole de Vigo, où le coût du travail est inférieur d'un tiers.

Confronté à d'importantes difficultés financières, PSA a aussi recours à des mesures plus drastiques : 8.000 suppressions d'emplois, dont 3.600 dans ses effectifs de structure, via des reclassements ou des départs volontaires, et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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