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Peugeot : Quatre projets de véhicules en commun pour psa et gm

Quatre projets de véhicules en commun pour psa et gmQuatre projets de véhicules en commun pour psa et gm

PARIS (Reuters) - PSA et General Motors ont confirmé mercredi quatre programmes communs de véhicules, mais deux projets envisagés initialement en Amérique latine et dans les boîtes de vitesse de dernière génération ont disparu de la feuille de route de l'alliance.

Lors de l'annonce de leur partenariat stratégique en février, PSA Peugeot Citroën et GM avaient insisté sur le potentiel international des plates-formes qu'ils pourraient partager, avec comme fer de lance les petites et les grandes voitures en Europe et en Amérique latine.

Or le groupe de travail sur un véhicule commun pour les marchés émergents, avec une première application sud-américaine, n'a pas abouti.

"Sur la dimension hors Europe de l'alliance, il y a eu effectivement des projets qui ont été examinés. Un certain nombre n'ont pas été retenus parce qu'économiquement ça ne passait pas", a expliqué Philippe Varin, président du directoire de PSA, au cours d'une conférence de presse. "Mais la dimension internationale de l'alliance reste un sujet complètement ouvert."

Trois des quatre projets retenus, dont le lancement devrait être effectif d'ici la fin de l'année, concernent surtout les marques présentes en Europe: un programme commun pour produire un monospace compact Opel/Vauxhall ainsi qu'un crossover compact Peugeot de type 3008; un programme de petit monospace, type C3 Picasso, pour les deux marques européennes de GM et pour Citroën; et un programme de grande voiture pour les quatre marques.

Le quatrième projet est une plate-forme commune modernisée de petite voiture destinée là aussi aux quatre marques. Dans leur communiqué commun, PSA et GM ont cette fois précisé qu'il était destiné à l'Europe mais aussi au reste du monde.

"Le marché aurait aimé avoir davantage d'annonces de coopérations", commente Kristina Church, analyste automobile chez Barclays Capital. "Pour Peugeot et Opel, le principal problème est l'Europe à cause des surcapacités, alors que dans le reste du monde, le potentiel d'amélioration pour les deux groupes est plus rapide. C'est là que les gains d'échelle se feraient le plus sentir."

"Après très peu de mois, nous nous trouvons maintenant avec la capacité d'avoir identifié quatre programmes communs de grande ampleur (...) en trouver autant, aussi vite, moi je trouve cela formidable", a répondu Frédéric Saint-Geours, directeur des Marques, en marge de la conférence de presse.

REMPLAÇANTE DE LA C5 À RENNES, FLOU À VALENCIENNES

PSA a fait de l'internationalisation de ses ventes une priorité absolue afin de réduire sa dépendance vis-à-vis d'un marché européen en crise. Au troisième trimestre, l'Europe représentait encore 57% des ventes du groupe, contre 61% au premier semestre et un objectif de 50% en 2015.

Les deux groupes n'ont apporté mercredi aucune précision sur la répartition des programmes entre leurs ingénieurs respectifs, ni sur le lieu d'industrialisation des futurs modèles communs, dont les premiers sont programmés pour 2016.

Le sujet est très sensible, notamment en France et en Allemagne. PSA a tenu mercredi à rassurer sur son usine de Rennes (Ille-et-Vilaine) en précisant qu'elle produirait la remplaçante de la Citroën C5 sur la nouvelle plateforme polyvalente de PSA, qui est également installée à Sochaux (Doubs) et à Vigo (Espagne).

Le groupe n'a pas précisé en revanche la place de Rennes dans le dispositif industriel qui accompagnera la future plateforme commune avec GM sur le même segment que la C5.

Après l'annonce de son mariage avec le géant américain, PSA avait souligné qu'il était logique que l'alliance utilise l'expertise du groupe français dans les petites voitures et celle de GM dans les grandes. Un tel partage a alimenté des rumeurs sur une production en Allemagne des futures grandes routières de Peugeot et Citroën.

Si la direction a cherché à rassurer les salariés de Rennes, elle n'a pas apaisé les craintes sur le site de mécanique de Valenciennes (Nord). PSA avait annoncé en mai 2011 un investissement de 220 millions d'euros pour y produire une nouvelle boîte de vitesse à double embrayage (DCT), dont la presse automobile regrette l'absence sur les actuelles Peugeot et Citroën.

Mais après le rapprochement avec GM, PSA a décalé de sept mois le programme pour "explorer des voies plus économiques et notamment celles offertes par l'alliance."

"Sur la DCT, ce n'est pas dans la liste des projets, ça veut dire que nous travaillons sur le sujet et que toutes les options sont en cours d'examen", a simplement indiqué Philippe Varin.

Prié de dire si le projet allait donc être poursuivi en interne, le directeur financier de PSA en a repoussé l'idée: "Il a été dit très clairement qu'il n'y aurait pas d'industrialisation de cette DCT à Valenciennes, ça fait des mois qu'on l'a indiqué", a dit Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier du groupe.

"On est très inquiet pour Valenciennes", a déclaré Xavier Lelasseux, représentant CFDT chez PSA. "Il est peu probable qu'il y ait une DCT sur le site, avec à la clé encore des baisses d'activité."

Gilles Guillaume et Marc Angrand à Paris, Christiaan Hetzner à Francfort, édité par Marc Joanny

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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