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Peugeot : PSA valide un projet avec l'Etat français et Dongfeng

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a validé un projet d'entrée à son tour de table de l'Etat français et du chinois Dongfeng dans le cadre de l'augmentation de capital que prépare le constructeur automobile en difficulté, a-t-on appris lundi de source proche du dossier, sur fond de nouvelle chute des ventes du groupe en Europe l'an dernier.

Le groupe, qui a tenu dimanche soir un conseil de surveillance, a fait état lundi matin d'un recul de 4,9% de ses ventes d'automobile dans le monde en 2013, la performance du constructeur en Chine n'ayant pu compenser sa faiblesse en Europe et l'interruption de ses livraisons vers l'Iran.

En Europe, ses ventes ont ainsi chuté de 7,3% l'an dernier.

"Un accord de principe a été acté hier sur une entrée de l'Etat et de Dongfeng au capital. L'accord porte sur une égalité de l'ensemble des actionnaires, avec trois actionnaires à parité", a indiqué à Reuters une source proche du dossier.

Selon elle, les grandes lignes de l'augmentation de capital, de l'ordre de trois milliards d'euros, seront annoncées le 19 février lors de la publication des résultats annuels du groupe.

Les modalités détaillées de l'opération, et notamment le prix de souscription et le niveau de la participation de chaque actionnaire, ne seraient pas encore arrêtées.

"Elles restent dépendantes des conditions de marché et du cours de Bourse", précise cette source.

Le quotidien Les Echos évoque lundi une opération en deux temps, avec d'une part une augmentation de capital réservée de 1,5 milliard d'euros, qui devrait voir l'Etat français et le constructeur automobile chinois entrer au capital à parts égales, soit environ 14% chacun, avec un prix de souscription qui serait compris entre 7,5 et 8 euros.

Ensuite, poursuit le quotidien, un appel au marché complémentaire devrait permettre de lever environ 1,5 milliard d'euros, tandis que les salariés se verraient également proposer de souscrire à l'opération. La famille Peugeot, principal actionnaire de PSA avec 25% du capital, remettrait elle au pot, ce qui lui permettrait d'avoir le même niveau de représentation, soit environ 14 % du capital.

L'action, qui a clôturé vendredi à 11,48 euros, accuse lundi la plus forte baisse de l'indice SBF120. Après avoir entamé la séance sur une chute de 9%, elle cédait encore 6% à 10,79 euros vers 13h00.

Depuis début janvier, le titre a perdu plus de 17%, après un bond de 72,5% en 2013.

L'ÉPINEUSE QUESTION DE LA GOUVERNANCE

Si des aménagements ne sont pas exclus, le scénario à trois scellé au conseil de surveillance reléguerait au second plan la ligne plus traditionnelle défendue dimanche par Thierry Peugeot. Selon Le Monde, l'actuel président du conseil de surveillance penchait pour une opération de marché qui aurait permis au groupe de se passer notamment du soutien de l'Etat.

Mais celui-ci, garant de l'activité bancaire du groupe depuis 2012, ne l'entendait pas de cette oreille.

Samedi, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a déclaré sur Radio J qu'il ferait tout pour que PSA reste un constructeur français. Lundi, sur RTL, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a implicitement confirmé les discussions autour d'une participation de l'Etat français au renflouement du constructeur automobile français.

"Si nous sommes sollicités, nous interviendrons", a-t-elle déclaré, rappelant que l'Etat est très présent aux côtés du groupe.

La question de la gouvernance, abordée dimanche au conseil, pourrait être résolue par le choix d'un président indépendant, aux côtés du futur directeur général Carlos Tavares. Le nom de Louis Gallois, déjà administrateur du groupe, a circulé dans la presse, même si certains le jugent trop proche de l'Etat.

PSA aurait toutefois à son capital trois actionnaires de référence dont les objectifs pourraient être opposés. Il sera bien difficile "de dompter un lion à trois têtes", observent les analystes de CM-CIC dans une note.

Les objectifs des trois actionnaires futurs pourraient néanmoins converger rapidement sur la Chine, premier marché automobile mondial et véritable planche de salut pour PSA.

Jean-François Dufour, analyste chez DCA Chine, souligne notamment que l'alliance de PSA avec Dongfeng devrait lui donner accès aux financements bancaires chinois.

Les résultats commerciaux du groupe ont montré lundi que la Chine avait dépassé pour la première fois en 2013 la France comme premier marché de la marque Citroën.

Avec Jean-Philippe Lefief, Emmanuel Jarry et Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Belot

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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