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Peugeot : Psa maintient sa stratégie malgré des ventes 2011 en recul

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par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën maintient sa politique de montée en gamme et d'internationalisation des ventes, se disant conforté dans sa stratégie par le terrain qu'il a perdu en 2011 sur un marché européen des petites voitures qui s'annonce encore difficile cette année.

Le premier constructeur automobile français par les volumes, deuxième européen derrière l'allemand Volkswagen, a annoncé jeudi avoir commercialisé l'an dernier 3,5 millions de véhicules - voitures et utilitaires légers - dans le monde, une baisse de 1,5% par rapport à 2010.

Dans ce contexte, PSA n'a pas exclu une alliance avec un autre constructeur, mais a précisé que rien n'était en cours.

Le repli des ventes mondiales de PSA en 2011 s'explique par une chute de 6,1% des immatriculations du groupe en Europe, où les volumes ont dégringolé après l'été à cause de la faiblesse des marchés espagnol et italien et du choix de ne pas suivre complètement la guerre des prix qui a fait rage au second semestre sur le segment des petites voitures.

Les ventes mondiales de la Peugeot 207 ont ainsi dégringolé l'an dernier de 16%, tandis que celles de la Citroën C3, pourtant un succès en France, ont chuté de 17%.

Et l'environnement concurrentiel en 2012 s'annonce encore difficile sur un marché européen attendu en baisse de 3% environ.

"Notre challenge, c'est de maîtriser les coûts parce que nous ne voyons pas un marché européen extrêmement dynamique", a déclaré Frédéric Saint-Geours, nouveau directeur des marques du constructeur, lors d'une conférence de presse. "Nous n'irons pas chercher à tout prix des parts de marché en Europe."

PSA avait déjà prévenu que sa branche automobile accuserait une perte opérationnelle en 2011 et annoncé, pour redresser sa rentabilité, 800 millions d'euros d'économies supplémentaires et 6.000 suppressions d'emplois en Europe en 2012.

"On est au coeur du débat, il faut des volumes quand on est constructeur de masse, mais PSA doit aussi pratiquer des prix cohérents avec sa volonté de se positionner au-dessus d'autres concurrents", commente Philippe Barrier, analyste automobile à la Société générale. "Je ne vois pas d'évolution stratégique à court terme."

Vers 15h30, l'action PSA gagnait 6% à 13,73 euros, surperformant l'indice des valeurs automobiles européennes, qui gagnait 1,97%.

"L'amélioration du mix produit constitue un élément positif, et l'action a beaucoup baissé", commente un analyste du secteur sous couvert d'anonymat.

"On observe plutôt un regain de confiance dans les cycliques aujourd'hui, l'ensemble du secteur automobile monte, soutenu peut-être aussi par le retour des rumeurs de consolidation", ajoute un autre analyste.

RESTER INDÉPENDANT

Face à Volkswagen, bien parti pour annoncer huit millions de véhicules vendus dans le monde en 2011 grâce à ses nombreuses marques, ou à l'alliance Renault-Nissan, dont les ventes mondiales ont également augmenté l'an dernier pour atteindre 8,3 millions d'unités en incluant le russe AvtoVAZ, les chiffres 2011 publiés par PSA font pâle figure.

Dans ce contexte, les propos récents de l'administrateur délégué de Fiat Sergio Marchionne, déclarant que l'Europe a besoin d'un autre Volkswagen, ont relancé les rumeurs récurrentes d'un mariage entre le constructeur italien et PSA.

Frédéric Saint-Geours a répondu à ce sujet que PSA s'en tenait aux multiples coopérations techniques qu'il entretient actuellement.

"Il faut trier dans les alliances des uns et des autres, parce que si vous regardez les grandes alliances qui ont réussi, il n'y en a pas des milliers, ça se compte sur les doigts d'une main, et encore pas toute la main", a-t-il déclaré.

"Nous n'excluons pas la possibilité d'accélérer l'ensemble de ce que nous sommes en train de faire au travers d'une alliance plus importante, simplement il faut que cette alliance remplisse un certain nombre de conditions pour pouvoir être acceptée - qu'elle soit cohérente avec notre stratégie (...) qu'elle génère des synergies réelles (...) et que le groupe reste indépendant."

"Pour l'instant, il n'y a pas d'alliance en cours (...) On est tout à fait ouvert à cette idée, simplement il faut trouver le bon partenaire", a-t-il ajouté.

Afin de réduire sa dépendance vis-à-vis d'un marché européen qui s'annonce délicat dans les années en venir, PSA compte poursuivre en 2012 sa stratégie d'internationalisation des ventes pour profiter des taux de croissance de 5% à 10% qu'il attend sur les marchés d'Amérique latine, de Chine ou de Russie.

En 2011, il a réalisé 42% de ses ventes hors d'Europe, et vise toujours 50% à l'horizon 2015 et deux tiers en 2020.

PSA entend poursuivre en 2012 sa montée en gamme - 20% des véhicules vendus par le groupe devraient être estampillés "premium" cette année, contre 18% en 2011 et 13% en 2010 - avec notamment le lancement complet de la ligne DS de Citroën sur l'année qui commence.

S'il a encore réduit en 2011 son exposition aux petites voitures - 38% des ventes contre 43% en 2010 - PSA mise néanmoins aussi en 2012 sur le lancement de la Peugeot 208, modèle sur lequel la marque au lion réalise ses plus forts volumes.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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