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Peugeot : Psa discute avec toyota pour des utilitaires à l'usine sevelnord

Psa discute avec toyota pour des utilitaires à l'usine sevelnordPsa discute avec toyota pour des utilitaires à l'usine sevelnord

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën discute avec Toyota de la production éventuelle de véhicules utilitaires dans l'usine de Sevelnord (Nord), a annoncé Nicolas Sarkozy dans une interview publiée mercredi sur le site internet de la Voix du Nord.

"Sevelnord s'en sortira", a assuré le président de la République. "A ma connaissance, il y a un accord en discussion avec Toyota pour des véhicules utilitaires."

Le président du directoire de PSA, Philippe Varin, avait annoncé fin janvier être à la recherche de nouveaux partenaires pour cette usine créée en coentreprise avec Fiat, mais où le constructeur italien a décidé de ne pas renouveler sa coopération après 2017.

Sevelnord, qui emploie 2.700 personnes, produit actuellement surtout les fourgonnettes Peugeot Expert, Citroën Jumpy et Fiat Scudo sur une même plate-forme PSA. Les véhicules assemblés pour Fiat représentent 20% du volume de l'usine.

Un porte-parole de PSA a refusé de commenter les déclarations de Nicolas Sarkozy sur des discussions avec Toyota.

"Aujourd'hui, il n'y a rien de définitif avec un nouveau partenaire, pourtant nécessaire pour développer des véhicules utilitaires légers", a-t-il indiqué, ajoutant qu'il était également impératif de dénouer le contrat avec Fiat et d'améliorer la compétitivité de Sevelnord.

"Il y a beaucoup de points d'interrogation", a-t-il dit.

DES HYPOTHÈSES DE TRAVAIL SUR AULNAY D'ICI FIN JUIN

L'avenir de l'usine nordiste, comme celui du site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-saint-Denis), où PSA produit la petite Citroën C3, est devenu politiquement encore plus sensible en cette période de campagne électorale. Nicolas Sarkozy a reçu samedi à l'Elysée le président du directoire de PSA Philippe Varin pour évoquer le cas d'Aulnay, mais rien n'a filtré sur leurs discussions au cours desquelles la question de Sevelnord a aussi été abordée.

"Ce que nous comprenons, c'est qu'il ne s'agit pas d'une reprise (de Sevelnord) mais d'un accord que PSA essaie de négocier avec d'autres constructeurs, dont Toyota, pour construire en commun des véhicules utilitaires en mutualisant les coûts de plate-forme", a précisé une source proche de l'Elysée.

Toyota Motor Europe, dont le PDG Didier Leroy avait déclaré au début du mois à la Tribune n'avoir aucune intention d'acheter l'usine Sevelnord ou d'y prendre une participation, a refusé lui aussi de commenter les propos de Nicolas Sarkozy.

Sur Aulnay, qui emploie 3.800 personnes, la table ronde entre la direction de PSA, le ministre de l'Industrie Eric Besson, les élus locaux et les organisations syndicales qui s'est tenue mercredi à Bercy n'a apporté aucun éclaircissement sur le modèle qui pourrait succéder à la C3 et assurer la pérennité du site.

Aux syndicats qui redoutent que le processus de fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois soit enclenché après l'élection présidentielle, PSA répond que le site produira toujours des C3 au moins jusqu'en 2014, mais refuse de s'engager au-delà.

"S'agissant d'un véhicule successeur de la C3, le groupe PSA confirme qu'il n'a pas à ce jour pris de décision concernant le modèle du segment B qui serait, le cas échéant, successeur de la C3, décision qui dépendra de l'évolution du marché sur ce segment", a déclaré le ministère de l'Industrie dans un communiqué.

"Sur ces aspects, PSA présentera, avant la fin du second semestre, à la cellule de suivi, différentes hypothèses de travail", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Sur un segment des petites voitures où la guerre des prix fait rage, PSA s'est donné jusqu'à deux ans pour résoudre le problème de compétitivité dont souffrent plusieurs de ses usines françaises et européennes. Il a annoncé 6.000 suppressions d'emplois en Europe en 2012, ajusté la taille et la production de ses sites à la demande, mais a toujours démenti examiner la fermeture d'une ou plusieurs usines d'assemblage.

Gilles Guillaume et Yann Le Guernigou, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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