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Peugeot : Pour se rapprocher de Dongfeng, PSA changerait de patron

Le patron de PSA serait remplacé en cas d'alliance avec DongfengLe patron de PSA serait remplacé en cas d'alliance avec Dongfeng

par Laurence Frost et Norihiko Shirouzu

PARIS/PEKIN (Reuters) - PSA Peugeot Citroën reçoit des candidats pour remplacer son président du directoire Philippe Varin pour répondre au souhait de son partenaire chinois Dongfeng pour qui une alliance plus étroite entre les deux groupes doit être accompagnée d'un changement de direction, apprend-on samedi.

C'est Philippe Varin lui-même qui dirige le recrutement de son successeur. Celui-ci devra avoir les compétences et l'expérience nécessaires à la direction d'une alliance internationale entre constructeurs automobiles, expliquent deux personnes au fait des discussions.

Dongfeng a mis l'accent sur ces qualités lors des discussions sur une alliance en capital et une coopération industrielle accrue entre les deux groupes.

Les personnes interrogées ont souhaité conserver l'anonymat parce que les discussions, expliquent-elles, sont confidentielles.

S'exprimant samedi à Berlin lors d'une conférence, Philippe Varin a refusé de confirmer une information du journal Le Figaro de samedi selon laquelle le constructeur français pourrait engager l'ancien numéro deux de Renault, Carlos Tavares, comme second.

"Je suis désolé, j'ai un avion à prendre", a déclaré Philippe Varin à la presse après la conférence.

Philippe Varin, âgé de 61 ans, a pris la tête de PSA en 2009 après avoir dirigé le groupe de sidérurgie anglo-néerlandais Corus.

Confronté à l'une des crises les plus graves de l'histoire du constructeur automobile à cause de la chute de ses ventes en Europe à partir de 2011, le président du directoire a lancé un vaste plan social en France et conclu une alliance en février 2012 avec General Motors pour obtenir un soutien financier et accélérer l'internationalisation de PSA.

EXEMPLE À SUIVRE

Mais le rapprochement avec GM, dont la conclusion n'a pas fait l'unanimité au sein de la famille Peugeot, s'est révélé pour l'heure d'envergure plus limitée que les ambitions initiales le laissaient entendre.

PSA, qui cherche maintenant à lever quatre milliards d'euros, selon le Monde de cette semaine, s'est donc tourné également vers le chinois Dongfeng afin d'élargir le spectre de leur coentreprise à d'autres marchés asiatiques.

Selon une source proche de la stratégie du groupe chinois, le président de Dongfeng, Xu Ping, considère l'alliance Renault-Nissan, forgée en 1999, comme un exemple à suivre pour les discussions engagées avec PSA.

"Mais Dongfeng se demande s'il y a un dirigeant capable de piloter une alliance Dongfeng-PSA de la manière dont Carlos Ghosn (PDG de Renault-Nissan) a transformé Nissan", commente-t-on.

Renault, qui a volé à la rescousse de Nissan il y 14 ans, bénéficie aujourd'hui des bons résultats financiers de son partenaire japonais et de sa présence aux Etats-Unis et en Chine, où la marque au losange est absente.

Selon une autre source, le processus de recrutement du successeur de Philippe Varin n'est "pas loin de se conclure".

Parmi les noms qui circulent figure celui de Carlos Tavares, 55 ans. L'ancien numéro deux de Renault a brutalement quitté ses fonctions et le groupe après avoir dit publiquement en août, à la surprise générale, qu'il aimerait diriger un autre constructeur étant donné qu'il était peu probable qu'il puisse gravir d'autres échelons dans la hiérarchie de Renault.

Carlos Tavares n'a pu être joint dans l'immédiat samedi pour faire un commentaire. Il a commencé sa carrière chez Renault en 1981 avant de rejoindre Nissan 23 ans plus tard et de diriger la branche Amériques du constructeur japonais.

Selon des informations de presse, l'ancien directeur général délégué de Renault a déjà été pressenti à d'autres postes de direction, comme chez le constructeur de voitures de sport Aston Martin, en remplacement d'Ulrich Bez.

Avec Gilles Guillaume et Danielle Rouquié pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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