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Peugeot : Peugeot pourrait vendre une partie sa banque à Santander

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par Sophie Sassard et Matthieu Protard

LONDRES/PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën envisage de céder une partie de sa filiale bancaire à la banque espagnole Santander, une transaction qui pourrait permettre au constructeur automobile français de s'émanciper à nouveau de la tutelle de l'Etat, a-t-on appris lundi de deux sources proches du dossier.

Le projet, qui fait l'objet de discussions préliminaires, permettrait à PSA de se passer de la garantie publique octroyée à Banque PSA Finance à l'automne dernier, ont ajouté les sources, confirmant une information du Wall Street Journal.

"Des contacts ont bien eu lieu (entre les deux groupes, NDLR)", a déclaré à Reuters une des sources.

"Selon le schéma, Santander prendrait progressivement la majorité de l'activité de financement", a ajouté une deuxième source. "La conséquence de cet accord, c'est qu'il libérerait aussi PSA de la tutelle de l'Etat, ce qui pourrait potentiellement aider le groupe dans ses négociations avec General Motors."

Le refinancement de Banque PSA Finance (BPF) est aujourd'hui assuré pour plusieurs années grâce au marché obligataire, aux banques et à des opérations de titrisation, mais l'activité bancaire de PSA a dû sa survie fin 2012 à une garantie de sept milliards d'euros accordée par l'Etat français moyennant plusieurs concessions, notamment sur les stock-options et la gouvernance avec la nomination d'un administrateur, Louis Gallois, en lien direct avec le gouvernement.

Reuters a rapporté fin juin que PSA et la famille Peugeot souhaitaient une intégration plus poussée avec le partenaire américain GM, malgré les réticences de ce dernier depuis le sauvetage public de Banque PSA Finance.

Selon le Wall Street Journal, plusieurs scénarios sont à l'étude avec Santander, parmi lesquels la cession jusqu'à 50% de BPF ou une fusion de l'activité bancaire avec des actifs de Santander, donnant naissance à une coentreprise entre les deux groupes.

Un porte-parole du constructeur automobile a refusé de faire un commentaire. "Nous ne commentons pas les rumeurs ou les spéculations. Nous attendons la décision de Bruxelles", a-t-il dit.

Santander s'est aussi refusé à un commentaire.

L'ÉPÉE DE DAMOCLÈS EUROPÉENNE

Le plan de sauvetage de BPF fait actuellement l'objet d'une enquête approfondie de la Commission européenne et, la semaine dernière, le directeur financier de PSA Jean-Baptiste de Chatillon se disait confiant sur l'issue de la procédure.

Le projet avec Santander permettrait de parer aux éventuelles conditions que Bruxelles pourrait mettre à un feu vert définitif.

"La banque de Peugeot doit de toute façon trouver une solution dans la perspective probable de l'arrêt de la garantie de l'Etat français, que Bruxelles pourrait sanctionner", commente Philippe Cohen, gérant de portefeuilles chez Barclays Bourse.

Banque PSA Finance est l'actif le plus profitable du constructeur français. La banque a dégagé un résultat net de 293 millions d'euros en 2012, sur un produit net bancaire de 1,07 milliard d'euros.

Santander Consumer Finance, spécialisée dans la finance personnelle, et en particulier le financement automobile, est présente dans douze pays européens, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne, mais la filiale de Santander n'est pas présente en France.

"Santander n'a en France que des activités de banque de financement et d'investissement", a souligné une des sources, ajoutant que la banque espagnole diversifierait du même coup ses activités comme elle le fait déjà dans des pays comme l'Allemagne.

Avec Julien Toyer à Madrid, Gilles Guillaume et Laurence Frost à Paris, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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