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Peugeot : Le rapport sartorius remis au ministre.

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(CercleFinance.com) - Missionné en tant qu'expert par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, Emmanuel Sartorius vient de rendre son rapport sur la situation de Peugeot. Le principe de la restructuration menée par la direction du groupe automobile n'est pas contesté, même si des réserves sont émises. La stratégie du groupe est également abordée.

Ingénieur des Mines ayant dernièrement travaillé dans le secteur des satellites, M. Sartorius estime que les causes de la situation de Peugeot SA sont de plusieurs ordres. D'abord, Peugeot dépend fortement de l'Europe, où il réalise 58% de ses ventes. Or dans cette région, la reprise de 2010 a fait place à un 'grave rechute' mi-2011.

Ensuite, Peugeot est un 'constructeur généraliste', très présent sur les 'citadines' des segments dits B et C, les plus concurrentiels, car ils sont pris en tenaille entre les véhicules à bas coûts et les marques 'premium', notamment allemandes. En outre, l'outil de production du groupe se concentre sur la France. Actuellement, les perspectives de reprise du marché sont faibles. 'PSA connaît un rythme de consommation de cash opérationnel intenable (- 954 millions d'euros de cash-flow opérationnel au premier semestre 2012), écrit M. Sartorius.

'On touche là aux raisons structurelles qui sont doubles. Tout d'abord, dans la décennie 2000, le groupe a visé un objectif de production de4 millions de voitures par an, alors qu'il n'a jamais dépassé 3,6 millions. Son outil de production est donc surdimensionné. Par ailleurs, le groupe paye probablement aujourd'hui les conséquences de sa taille modeste (8ème constructeur mondial), qui résulte d'une stratégietardive de développement international, dans une économie de l'automobile qui s'est mondialisée en moins de 20 ans. La mission observe, par ailleurs, que sur la période 1999-2011, PSA Peugeot Citroën a consacré 3,082 milliards d'euros au rachat de ses propres actions”, critique l'expert.

'En conséquence, l'outil industriel de PSA est 'clairement sous-utilisé', avec un taux moyen de 61,4% en 2011.

'En ce sens, la nécessité, dans son principe, d'un plan de réorganisation des activités industrielles et de réduction des effectifs n'est malheureusement pas contestable', indique M. Sartorius, qui formule deux réserves cependant.

D'abord, il faut que le plan ne fasse pas que réduire les dépenses, mais constitue aussi 'un gage de redressement et de développement', afin d'éviter un nouveau plan par la suite.

Ensuite, le choix d'Aulnay est contesté, l'usine de Madrid étant indiquée comme ancienne, petite et éloignée des fournisseurs.

'Le plan de redressement présenté par la direction de PSA doit permettre au groupe de retrouver un cash-flow opérationnel à l'équilibre en 2014. C'est aussi à cet horizon qu'on peut espérer une reprise du marché automobile européen. Dans l'intervalle, le marché automobile des pays émergents devrait continuer à progresser : si le groupe doit d'abord consolider sa base européenne, son avenir passe par son développement à l'international. La stratégie du groupe doit répondre à ces questions', indique enfin le résumé du rapport.

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