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Peugeot : Le conseil d'opel va débattre de la fermeture de deux sites

Le conseil d'opel va débattre de la fermeture de deux sitesLe conseil d'opel va débattre de la fermeture de deux sites

par Christiaan Hetzner et Ben Klayman

FRANCFORT/DETROIT (Reuters) - Les dirigeants d'Opel présenteront mercredi prochain au conseil de surveillance de la filiale européenne de General Motors un projet prévoyant la fermeture de deux usines en Europe pour réduire d'environ 30% les capacités de production, a-t-on appris de plusieurs sources informées des discussions au sein de l'entreprise.

PSA Peugeot Citroën, le nouvel allié français de GM, réunit ce vendredi un comité de groupe européen trois semaines après l'annonce du rapprochement entre les deux groupes, alors que les syndicats s'interrogent sur les retombées industrielles et sociales du projet.

"GM répète régulièrement qu'avec une capacité excédentaire équivalente à 500.000 voitures par an, nous avons deux usines en trop, et le nouveau directeur de la fabrication a visité les sites les uns après les autres en jouant les uns contre les autres", a déclaré jeudi un représentant syndical du conseil de surveillance d'Opel, qui a requis l'anonymat.

"Nous connaissons les principaux points du plan stratégique qui pourrait être présenté mercredi : il prévoit des fermetures d'usines et aucune croissance pour l'entreprise", a-t-il ajouté. "S'il est soumis au vote, l'ensemble du camp syndical votera contre ce plan."

Un porte-parole de GM s'est refusé à tout commentaire sur d'éventuelles fermetures de sites, mais a rappelé les précédentes déclarations du groupe selon lesquelles la direction collabore étroitement avec les syndicats et le comité d'entreprise pour améliorer la rentabilité.

Une source au sein d'Opel a déclaré qu'aucune décision n'avait été prise sur d'éventuelles fermetures d'usines en Europe, mais a ajouté que la marge de négociation de la direction était extrêmement limitée en raison du marasme actuel sur le marché automobile européen.

"Les affaires en Europe vont très mal pour l'ensemble du secteur en ce moment et il n'y a aucun signe de retournement", a dit cette source.

"Quand ça va aussi mal, il faut prendre des mesures, donc la question n'est pas de savoir ce nous voulons ou ce que veulent les syndicats, c'est la conjoncture qui l'impose."

"Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps."

PRESSION SUR PSA

Les représentants des salariés ne peuvent pas bloquer une décision de la direction, mais ils ont déjà averti que la présentation d'un tel projet mercredi réduirait à néant les négociations ouvertes jusqu'à présent.

Les usines de Bochum, en Allemagne, et d'Ellesmere Port, au Royaume-Uni, sont considérées comme les plus menacées même si le président du directoire d'Opel Karl-Friedrich Stracke a déclaré il y a quelques jours qu'il respecterait l'engagement pris de ne fermer aucun site avant la fin 2014.

Le directeur général de GM Dan Akerson a manifesté à plusieurs reprises son impatience face aux pertes chroniques subies par la branche européenne du groupe, qui ont atteint 747 millions de dollars (563 millions d'euros) l'an dernier.

Au début du mois, il a déclaré que deux ans pourraient être nécessaires pour ramener les finances d'Opel dans le vert.

Pour Dan Akerson, le secteur automobile européen compte au total entre sept et 10 usines en trop. La fermeture d'un ou deux sites par GM pourrait donc accroître la pression sur PSA pour qu'il s'engage sur la même voie.

Interrogé début mars lors du salon de Genève sur l'éventuelle fermeture à terme d'un ou plusieurs sites de PSA après l'alliance avec GM, Denis Martin, le directeur industriel du groupe français, n'avait répondu ni par l'affirmative, ni par la négative.

Les usines PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Madrid sont considérées comme les plus exposées en cas de restructuration de l'appareil de production du groupe.

La question peut aussi être posée pour Sevelnord (Nord), où rien n'est actuellement prévu pour combler le vide qu'y laissera Fiat, le constructeur italien ayant décidé de ne pas prolonger son partenariat avec PSA sur le site au-delà de 2017.

Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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