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Peugeot : General Motors défend une restructuration progressive d'Opel

General Motors défend une restructuration progressive d'OpelGeneral Motors défend une restructuration progressive d'Opel

par Ben Klayman et Laurence Frost

DETROIT (Reuters) - General Motors veut s'en tenir à une démarche progressive de redressement d'Opel malgré la montée du scepticisme quant à ses chances de réussite et les signes de pression de la France en faveur d'une cession de sa filiale européenne à PSA Peugeot Citroën.

Après avoir dû démentir des informations selon lesquelles il s'apprêterait à céder Opel à PSA, le géant américain de l'automobile a préféré passer à autre chose en annonçant de nouveaux modèles au salon de Detroit.

La France milite pour un rachat d'Opel par PSA, seul moyen selon elle d'assurer l'avenir du groupe français, selon des sources proches du dossier.

"Évacuer l'affaire de la Une des journaux (...) est terriblement important", a déclaré Tim Lee, responsable des activités internationales de GM et membre du conseil d'administration d'Opel. "Ce sont les modèles qui comptent."

Contrairement à son concurrent Ford Motor, qui ferme trois usines pour enrayer ses pertes en Europe, GM dit que des fermetures de sites très médiatisées ne régleraient pas les problèmes. Il s'est engagé à revenir à l'équilibre en Europe autour de 2015 et à fermer une usine en Allemagne deux ans plus tard.

Mais des doutes subsistent quant à la capacité de ce plan - qui prévoit 23 nouveaux modèles sur cinq ans - sera suffisant pour préserver la part de marché d'Opel et pour redresser ses comptes. La société devrait accuser une perte d'au moins 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) au titre de 2012.

Alors que GM présentait mardi sa Cadillac hybride rechargeable, son directeur général Dan Akerson a rencontré Philippe Varin, son homologue de PSA, en marge du salon de Detroit.

Des responsables des deux constructeurs automobiles ont refusé de révéler la teneur de leur conversation.

Mais Mary Barra, responsable mondiale du développement des produits de GM, a défendu le projet du groupe concernant la restructuration d'Opel.

"Nous devons être prêts à affronter une situation dont personne ne sait combien le temps elle durera", a-t-elle dit à propos de la contraction du marché européen.

"Nous prenons cela très sérieusement en compte."

L'action PSA perdait 4,65% à 6,291 euros à 10h40 GMT, deuxième plus forte baisse de l'indice SBF 120 à la Bourse de Paris, affectée comme l'ensemble du secteur en Europe par des immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne qui ont accusé en décembre leur plus forte chute mensuelle depuis octobre 2010.

Par ailleurs, 300 salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui est appelée à fermer ses portes en 2014, se sont mis en grève mercredi pour protester contre les mesures d'accompagnement du plan social que la direction a proposées.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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