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Pétrole : Sans tendance, goldman sachs rétrograde le brent

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(CercleFinance.com) - En dépit de bonnes statistiques américaine et chinoise, et de tensions tant en mer du Nord qu'au Moyen-Orient, le cours du brut restait neutre ce midi. Goldman Sachs a révisé en baisse sensible sa prévision de prix du baril de Brent qui, en 2013, n'est plus attendu qu'à 110 dollars contre 130 précédemment. Vers 13 heures 10 ce midi, la prochaine échéance du contrat portant sur le baril de Brent de mer du Nord restait neutre à 113,3 dollars, de même que le WTI américain, à 92 dollars.

Hier, l'Energy Information Agency (EIA) a fait état d'une hausse de près de trois millions d'unités des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis, un mouvement un peu moins élevé que prévu qui incite cependant le cours du baril à la mesure. A 369,2 millions de barils, ces stocks sont remontés à des niveaux perdus de vue au début du mois d'août.

De plus, les stocks d'essence ont également augmenté (+ 1,7 million) à 197,1 millions. Grosso modo, cette “jauge” reste pratiquement stable à son niveau actuel depuis le début du mois de septembre.

Ces facteurs baissiers ne pèsent cependant pas trop sur les cours, en raison notamment des bonnes statistiques publiées par les Etats-Unis en matière immobilière, ainsi que la croissance du PIB chinois qui, au 3ème trimestre, a modéré sa décélération. Nombre d'analystes estiment qu'une reprise pourrait maintenant se profiler. Rappelons que les Etats-Unis et la Chine sont les deux premiers consommateurs de brut au monde.

Autre facteur haussier : les tensions géopolitiques qui affectent le Moyen-Orient, notamment le conflit larvé entre la Syrie et la Turquie, qui menace l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan, et les tensions persistantes autour de l'Iran, qui contrôle l'une des deux rives du détroit d'Ormuz, point de passage obligé d'une bonne partie du pétrole exporté par bateau des Etats du golfe arabo-persique.

De plus, pour ce qui est du Brent, les analystes Matières premières de Natixis sont revenus ces derniers jours sur les conséquences de l'arrêt prolongé depuis le 4 septembre du champ de Buzzard (200.000 barils par jour de production) qui, en mer du Nord, alimente l'oléoduc de Forties. Buzzard pourrait être remis en service sous peu après une période de maintenance difficile.

'Le Forties est le premier et le moins cher des bruts de mer du Nord et constitue de ce fait la référence habituelle pour les cours du Brent. En raison de ces volumes anormalement bas, les prix du Brent ont été tirés à la hausse au cours des dernières semaines', explique Natixis.

En effet, 'au moins 12 des 16 cargaisons de Forties attendues en octobre sont repoussées en raison d'une production inférieure aux prévisions. Ce retard est le plus important depuis septembre 2011, lorsque 21 des 24 cargaisons avaient été retardées ou annulées', ajoutent les spécialistes.

Autres facteurs haussiers pour le Brent hormis Buzzard : d'abord la baisse tendancielle des livraisons du pétrole russe, qui s'est poursuivie le mois dernier. Et aussi de nouveaux acheteurs : 'en réaction à la réduction forcée des exportations de brut iranien, certains acheteurs asiatiques se sont tournés vers le brut de la mer du Nord”, ajoute Natixis.

Notons cependant que la prudence est de mise : l'influente banque d'affaires américaine Goldman Sachs a ajusté ses prévisions de prix du baril de Brent, qui en 2012 devrait se situer en moyenne à 114 dollars, soit un dollar de moins que la précédente prévision. En 2013, le prix moyen n'est plus attendu à 130 dollars, mais à 110 dollars.

'Nos prévisions sont donc inférieures de 16% à celles du marché au titre de 2013', indiquent les spécialistes.

Principaux arguments : la tension liée à l'Iran qui prévaut sur le marché va se dissiper, et les pétroles non conventionnels vont peser de plus en plus lourd dans la balance, de même que ceux des gisements ultra-profonds qui vont entrer en production. Enfin, l'affaiblissement des perspectives de croissance mondiale pénalisera aussi la demande de pétrole.

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