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Pétrole : Reprise du baril avant les stocks us

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(CercleFinance.com) - Quoique modeste, la hausse était de retour sur les marchés pétroliers avant les stocks que l'EIA publiera tout à l'heure. Vers 13 heures 20, le baril de Brent de Mer du Nord d'échéance juin se reprenait de 1,4% à 122,7 dollars, quand le WTI américain de même livraison l'imitait (+1,4% également) à 109,7 dollars.

Plusieurs facteurs sont à l'oeuvre en soutien du cours du brut, à commencer par la reprise de la baisse du dollar qui, face à l'euro, tutoie actuellement les 1,4550 dollar, soit un retrait de l'ordre de 2,5% par rapport au point bas de la séance de lundi. Mécaniquement, de telles variations des parités de changes tendent à faire baisser le prix du baril dont le dollar est l'unique devise de négoce.

En outre, il semble que le marché ait pris le temps de “digérer” le conseil d'alléger les positions en matières premières, dont le pétrole, émis par Goldman Sachs en début de semaine dernière. Les analystes de la banque d'affaires américaine voyaient d'ailleurs le Brent revenir à 105 dollars le baril à court terme.

Ce matin, leurs confrères de Bank of America-Merrill Lynch Global Research faisaient cependant les observations suivantes dans leur revue hebdomadaire de l'énergie : certes, la demande mondiale d'or noir a augmenté, au 1er trimestre, de 2,3 millions de barils/jour par rapport à un an plus tôt. Mais la baisse du taux d'utilisation des appareils des compagnies aériennes et des tendances moins dynamiques du côté de la consommation américaine signalent que le pétrole cher produit déjà des effets négatifs sur l'économie.

En outre, d'autres facteurs de risques pèsent potentiellement sur la demande de brut, comme les questions fiscales aux Etats-Unis, la surchauffe du marché immobilier en Chine... Un choc pétrolier pourrait d'ailleurs être, au 2nd semestre 2011, l'élément externe déclencheur d'une crise de la dette qui conduirait à une destruction d'une partie de la demande pétrolière, estime BofA Merrill Lynch.

Au final, BofA Merrill Lynch table toujours sur un baril de Brent à 122 dollars au cours de ce 2ème trimestre, un pic jusqu'à 140 dollars n'étant pas exclu à court terme. Mais au 4ème trimestre, prévoient les analystes, le Brent devrait retomber à 94 dollars/baril, voire plus bas encore si la production libyenne était pleinement de retour.

A plus court terme, le brut est soutenu par les stocks que l'Energy information agency (EIA) fédérale publiera cet après-midi, et qui font figure de baromètres de la demande pour les Etats-Unis. Et justement, le consensus est plutôt optimiste : certes, les réserves commerciales de brut américaines devraient monter d'environ 1 million de barils par rapport aux 359,291 millions d'unités rapportées la semaine dernière.

Mais les stocks d'essence, à l'approche de la “driving season” et du retour des beaux jours, devraient de nouveau s'inscrire en baisse et se rapprocher encore des 200 millions de barils, contre 229 millions voilà un mois.

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