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Pétrole : Nouvelle baisse, prévisions sombres.

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(CercleFinance.com) - Les cours du pétrole pointaient vers le bas jeudi midi, alors que l'assombrissement de l'horizon économique semble se propager à celui de l'or noir. Des analystes ont aussi fait part ce matin de prévisions réduites, sinon franchement baissières. Le cours de la prochaine échéance de Brent de mer du Nord dérapait de 1,6% à 98,6 dollars, le WTI le suivant d'une baisse de 1,4% à 84,5 dollars.

Pourtant, hier aux Etats-Unis, la baisse de 382,9 à 378,2 millions de barils des stocks commerciaux de pétrole annoncée par l'Energy Information Agency (EIA) fédérale a dépassé les attentes, situées vers 381 millions d'unités. Le brut redescend ainsi des 387 millions de barils qui, encore en vigueur début juin, constituaient un record depuis 1990.

Cependant et malgré la 'driving season' des vacances estivales, les réserves d'essence ont elles augmenté de 205 à 207,7 millions de barils.

BNP Paribas CIB confirme que pour cette raison, le marché a regardé l'ensemble de la publication d'un oeil négatif. Les analystes rappellent cependant que la hausse des stocks d'essence devrait ne pas se répéter, la tendance de la demande étant globalement meilleure.

Certes, ce matin, l'Agence internationale pour l'Energie n'a pratiquement pas modifié ses prévisions mensuelles de demande d'or noir pour l'année en cours, à 89,9 millions de barils/jour après 89,1 millions de barils/jour en 2011 et avant 90,9 millions de barils/jour en 2013.

Mais du côté négatif, des bureaux d'études ont sensiblement abaissé leurs prévisions. Ainsi, les analystes de Crédit Suisse estiment qu'en 2012, le Brent devrait en moyenne valoir 104,35 dollars (contre 125 dollars selon l'estimation précédente), puis 102,5 dollars en 2013 (contre 132,50 dollars) et 115 dollars en 2014 (contre 130 dollars).

Dans le cadre d'une note sur les compagnies pétrolières, leurs confrères de Nomura, qui ont noué en mai un partenariat de recherche fondamentale en la matière avec le Centre for Global Energy Studies (CGES), sont plus sombres encore : 'le potentiel de baisse du prix du baril est important, alors que l'Arabie saoudite ne devrait pas changer sa politique de production, sauf à ce que le baril retombe vers 85 dollars”. Le CGES estime le “prix de revient budgétaire” du pétrole saoudien à 87 dollars le baril.

Le CGES se demande si les marchés n'ont pas sous-estimé les capacités de production de l'Arabie saoudite ces dernières années, le royaume venant en ce début d'année d'apporter la preuve qu'il 'en avait sous le pied'. L'organisme estime d'ailleurs que “le Brent pourrait toucher les 80 dollars le baril d'ici la fin de l'année.”

En outre, la demande ne se porte pas mieux. Selon le CGES, la constitution des stocks, déjà marquée au 1er trimestre contre la tendance de saison, s'est intensifiée au 2ème trimestre.

Même l'éventuel risque iranien ne devrait déboucher que sur une 'guerre des mots', rien de plus. Et comme le prix du pétrole est un sujet politiquement sensible aux Etats-Unis, la mobilisation des réserves fédérales stratégiques (SPR, selon le sigle américain) n'est pas à exclure si les prix devaient grimper en fin d'année.

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