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Pétrole : Léger tassement du baril, opep en vue

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(CercleFinance.com) - La perspective de l'entrée en vigueur des sanctions américaines et européennes contre l'Iran, à la fin de ce mois et au début du suivant, n'empêche pas le pétrole de continuer à couler. En cause : l'interminable crise européenne et ses conséquences macroéconomiques sur l'Europe, alors qu'une réunion de l'OPEP vient de commencer. Peu après 13 heures ce mardi, le cours du Brent de mer du Nord se tassait de 0,6% à 97,5 dollars, le WTI cédant de son côté 0,3% à 82,5 dollars.

Chez Morgan Stanley la semaine dernière, on ne cachait pas que les facteurs haussiers manquent à l'appel. Rappelons, à titre de rappel, que les sanctions américaines contre l'Iran devraient prendre effet à compter du 28 juin. Ces dernières sont larges puisqu'elles pénalisent, sur le territoire américain, toute institution financière en relation d'affaires avec la banque centrale d'Iran.

Les analystes indiquent que les Etats en contact avec l'Iran peuvent aussi tomber sous le coup de cette loi. Le département d'Etat américain est d'ailleurs en train de négocier avec les Etats concernés des exemptions étant possibles pour ceux qui ont réduit la voilure ces derniers temps.

Les sanctions prévues par l'Union européenne, elles, devraient entrer en vigueur le 1er juillet. Elles interdisent l'importation, l'achat et le transport de pétrole et de produits raffinés en provenance d'Iran, de même que le financement et l'assurance de ce genre d'activité sur le territoire de l'Union.

Mais en pratique, ces sanctions ont en bonne partie été appliquées par anticipation. 'Même en cas d'une nouvelle baisse des exportations iraniennes, nous estimons que le marché pétrolier resterait suffisamment approvisionné', indique la note de recherche. 'L'accumulation de stocks commerciaux de pétrole au-delà des niveaux habituels devrait donc se poursuivre, même dans le cadre du pire scénario relativement à l'Iran'.

En outre, l'OPEP en général et l'Arabie saoudite en particulier produisent sensiblement plus qu'en fin d'année dernière. Le cartel a fait ce qu'il fallait pour limiter au maximum le risque de pénurie, ce qui a d'ailleurs conduit le cours du baril autour des 100 dollars, prix d'équilibre affiché régulièrement par l'OPEP.

Un certain attentisme devrait rester de mise alors qu'une réunion de l'OPEP vient de commencer, à Vienne. Il sera notamment question des quotas de production. La réunion devrait se terminer jeudi après-midi par une conférence de presse.

En attendant, l'Energy Information Agency (EIA) américaine publiera demain l'état des stocks pétroliers des Etats-Unis, utilisés comme le marché comme une jauge de la demande. La semaine dernière, les stocks de brut ont mis fin à un cycle de 11 hausses hebdomadaires consécutives des réserves de bruts, stabilisées pour l'instant au niveau de 384,6 millions de barils - ce qui reste un record depuis 1990.

Cependant, les stocks d'essence, eux, avaient augmenté pour la première fois en près en environ trois mois à 203,5 millions d'unités. Selon le consensus actuel et malgré la 'driving season' en cours, une nouvelle hausse devrait intervenir demain, ce qui tend à peser sur le cours du brut.

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