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Pétrole : Le brut sans tendance mardi midi

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(CercleFinance.com) - Le “match” entre craintes géopolitiques moyen-orientales et souveraines en Europe conduisait le cours du pétrole en légère baisse ce midi. Vers 13 heures 10, le baril de Brent de Mer du Nord livrable en décembre reculait de 0,2% à 111,7 dollars quand le WTI américain de même échéance gagnait 0,6% à 97,6 dollars.

Les craintes géopolitiques liées à l'Iran et à son programme nucléaire, qu'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qualifie de militaire, ne perdent rien de leur intensité. La réaction des pays occidentaux et d'Israël suscite l'inquiétude, mais ce n'est pas tout concernant ce pays.

Les craintes pesant sur la république islamique iranienne sont aussi intérieures, comme le rappellent les analystes de Natixis dans le denier : “en Iran, la situation économique a déjà commencé à se dégrader, avec une inflation supérieure à 19%. Un programme d'allocations destiné à chaque citoyen s'est traduit par un déficit budgétaire compris entre 3 et 9% du PIB et cette situation pourrait aisément échapper à tout contrôle, même en l'absence de sanctions décidées par les pays occidentaux”, peut-on lire dans le dernier numéro de Commo Hebdo.

Pour mémoire, l'Iran a en 2010 extrait 5,2% de la production mondiale de pétrole, ce qui le classe numéro 2 au Moyen-Orient après l'Arabie saoudite (12%), selon le BP Statistical Yearbook. Sa part des réserves planétaires d'or noir était alors de 9,9%. En outre, ce grand pays moyen-oriental a extrait 4,3% de la production gazière mondiale l'an dernier, mais concentre 15,8% des ressources.

Cependant, le nouveau régime en place en Libye prévoit que la production d'hydrocarbures de son pays remontera à 800.000 barils/jour d'ici la fin de l'année, soit déjà la moitié de ce qu'elle était en début d'année.

En outre, le regain de craintes souveraines entourant l'Europe pénalise lourdement les perspectives économiques de la région. La croissance de la zone euro promet d'être faible, sinon négative l'an prochain, ce qui plombe par ricochet les prévisions de demande de brut.

En outre, le dollar est reparti à la hausse contre l'euro, ce qui de par la nature du négoce d'or noir (en dollars uniquement) tend quasi-mécaniquement à faire baisser le prix du baril.

Enfin, “nous avons déjà indiqué que pour l'OPEP, les 100 dollars/baril constituent désormais le nouveau plancher en dessous duquel l'organisation cherchera à soutenir les cours”, rappelle en toile de fond Natixis.

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