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Pétrole : Le brut repasse sous la barre des 125 dollars

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(CercleFinance.com) - Si les tensions géopolitiques constituent de solides soutiens, l'inquiétude quant aux conséquences économiques du “pétrole cher” gagne elle aussi du terrain. Ce midi, la prochaine échéance du 'future' sur le baril de Brent de Mer du Nord se tassait de 1% ce midi à 124,5 dollars, quand le WTI américain cédait 0,6% à 107,4 dollars.

En effet et bien qu'elle ne semble plus se détériorer, la situation de l'Iran demeure tendue. L'embargo des pays européens sur le brut iranien, qui se mettra officiellement en place cet été, rappelle que les négociations sur le programme nucléaire de nature supposément militaire de Téhéran restent dans l'impasse. Israël est notamment très remonté.

Ce matin à New Delhi, la directrice générale du FMI Christine Lagarde a d'ailleurs déclaré qu'une nouvelle tension avec l'Iran pourrait faire décoller le baril 'de 20% à 30%'.

Mais à plus court terme, le sentiment de marché est plus négatif. Les économistes de Bank of America-Merrill Lynch le reconnaissent dans une note publiée hier : 'à l'inverse de ce que nous attendions, les prix de l'or noir ont grimpé rapidement' en ce début d'année 2012. Début décembre 2011, les analystes tablaient sur un retour du baril vers les 100 dollars avant que la BCE ne se lance à son tour dans le 'quantitative easing' plus tard dans l'année, ce qui est finalement arrivé juste avant Noël.

'Le LTRO (les mesures de refinancement bancaire à long terme de la BCE, NDLR) devrait prévenir une profonde récession en périphérie de l'Europe, et ainsi stabiliser la demande de biens en Europe, notamment celle de pétrole', explique la note de recherche.

En outre, et bien que la demande globale d'or noir reste 'faible', il n'en reste pas moins que l'offre des pays de l'OPEP comme de ceux qui sont extérieurs au cartel est limitée. Bref, 'si la demande ne s'est pas contractée sensiblement, l'offre s'est révélée inférieure aux attentes' ces derniers temps, ce qui selon Bank of America-Merrill Lynch explique la tension du Brent. Entre le Soudan, la Syrie, le Yémen et l'Iran, nombreux sont les facteurs de contrainte qui estompent le retour sur le marché de la production libyenne.

Au final, les analystes tablent maintenant sur un cours moyen du Brent de 118 dollars cette année (contre 106 dollars), le WTI étant attendu à 106 dollars (contre 103 dollars).

Attention : les analystes de Bank of America-Merrill Lynch estiment qu'une nouvelle escalade des prix de l'or noir aura des conséquences économiques, tout spécialement dans les pays les plus vulnérables. Ils estiment ainsi qu'en Inde et en Corée du Sud, la 'facture énergétique' représente respectivement 12% et 14% du PIB, quand ce taux est déjà proche de ses niveaux de 2008 dans des pays comme l'Italie et l'Espagne.

Enfin, les intervenants globalement s'attendent à de mauvaises nouvelles du côté des stocks commerciaux de pétrole brut que l'Energy Information Agency (EIA) publiera demain pour les Etats-Unis, avec une hausse de l'ordre de deux millions de barils.

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