Bourse > Pétrole > Pétrole : Le Brent se rapproche des 115 dollars
PétrolePétrole WBS - MP0000000WBSWBS - MP0000000WBS
48.12 +1.03 %
47.79Ouverture : 48.20+ Haut : 47.56+ Bas :
+0.69 %Perf Ouverture : 55.22Clôture veille : 38 710Volume :

Pétrole : Le Brent se rapproche des 115 dollars

tradingsat

(CercleFinance.com) - Non seulement le dollar baisse, mais la tension géopolitique moyen-orientale joue elle aussi le rôle d'un catalyseur pour le cours du pétrole. Ce midi, le contrat sur le Brent de mer du Nord livrable en mars repartait de l'avant en prenant 0,5% à 114,8 dollars, un niveau perdu de vue depuis mi-octobre. Au plus haut de quatre mois et demi, le WTI américain de même échéance progressait de 0,3% à 97,9 dollars.

Au sommet de plusieurs mois, les cours du brut ne semblent guère inquiets de l'éventuel ralentissement de la croissance US (en première estimation) du 4ème trimestre 2012, ni des décisions que le FOMC de la Fed annoncera ce soir après la clôture des marchés européens.

D'ailleurs, le dollar continue de se déprécier à un rythme effréné contre l'euro : à cette heure, l'euro avance encore de 0,46% à 1,3550 dollar, un record de 14 mois. L'appréciation relative de l'euro, principal concurrent du billet vert, atteint maintenant 1,8% en une semaine et 2,7% depuis de le début de l'année, ce qui correspond à des variations sensibles pour une paire de devises.

Comme l'unique devise de négoce du brut est le dollar, la baisse relative de la valeur de ce dernier tend à renchérir d'autant le baril, et inversement. Bref, la dépréciation du billet vert contre son principal concurrent tend à faire monter le cours du baril.

Ce n'est pas tout : comme l'indiquent les analystes de Commerzbank ce matin, 'on attend ce soir la confirmation que la politique monétaire de la Fed restera ultra-accomodante”, évènement de nature à soutenir l'euro.

A la différence des Etats-Unis, du Royaume-Uni et du Japon, la zone euro est la seule grande région industrialisée dont la banque centrale n'est pas lancée dans des rachats d'actifs obligataires massifs. La BCE peut le faire depuis septembre, mais attend d'abord qu'un Etat en fasse la demande, ce qui n'a pas été fait. Par nature, ces opérations dégradent la qualité du bilan des établissements émetteurs et, par ricochet, pèsent sur la valeur relative de la devise dont ils ont la charge.

Bien évidemment, les facteurs géopolitiques entrent également en ligne de compte : 'la situation tendue en Afrique du Nord et an Moyen Orient doit également soutenir les prix', indique Commerzbank ce matin. En Egypte par exemple, où l'armée craint l'effondrement de l'Etat dont le chef est l'islamiste démocratiquement élu Mohammed Morsi, les émeutes contestataires continuent.

Or ce pays contrôle le canal de Suez ainsi que l'oléoduc Sumed, qui fonctionne dans le sens Mer rouge/Mediterranée : selon Commerzbank, quelque deux millions de barils de pétrole transitent chaque jour au travers de l'Egypte par ces deux voies dont les tracés sont proches.

C'est enfin ce soir que l'Energy Information Agency (EIA) américaine fera le point sur les stocks de brut et de produits raffinés US. En hausse ou en baisse, les stocks commerciaux de pétrole américains devraient rester proches de la moyenne haute de ces cinq dernières années, ce qui signale un marché très correctement approvisionné.


Copyright (c) 2013 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...