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Pétrole : Etude complète des sources de la chute des cours et prospective technique

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(DailyFX.fr) – CHUTE DU PRIX DU PETROLE : LES SOURCES DE LA BAISSE ET L’IMPACT SUR LES DEVISES CORRELEES :

Dans cet article sur la chute du prix du pétrole en bourse ces derniers mois et surtout ces dernières semaines, nous allons aborder les points suivants :

L’efficience des marchés remise en question par la chute du prix du pétroleL’impact négatif sur les économies du Moyen-Orient et sur le Dollar canadienL’étude des paramètres pour la mise en place d’une potentielle stratégie de trading de rebond techniqueVisualisez la vidéo réalisée par Alexandre Imbert, expert du pétrole chez Forgues Gestion et invité de DailyFX France le 20 janvier dernier.

La psychologie d’un krach boursier :

Lorsque l’on passe beaucoup de temps chaque jour à observer les marchés boursiers et qu’une chute des cours a lieu, une question inévitable revient : combien de temps cela va-t-il durer ?

Personne n’a la réponse à cette question, chacun a ses propres opinions sur les raisons de la chute d’un cours de bourse, mais il est rare d’avoir une conviction forte sur le point bas à venir d’un grand marché baissier. La psychologie d’un krach boursier est difficile à saisir, la chute boursière a toujours une image très négative.

L’hypothèse d’efficience du marché établit que les prix de marché intègrent toujours toute l’information connue ; mais comme Georges Soros l’enseigne dans « The Alchemy of Finance », les marchés ne sont pas toujours efficients. En réalité, dans un environnement de marché volatil (à l’image de celui qui existe actuellement sur le prix de l’énergie, à la fois sur le pétrole brut américain (US OIL) and le pétrole de la Mer du Nord (UK OIL), il n’y a plus d’efficience du marché, mais simplement une chute continue des prix.

Monsieur Soros a fait l’hypothèse de la théorie de la reflixivity, dans laquelle l’action des prix devient une prophétie auto réalisatrice. Pour mieux comprendre, voici une citation de Layman : « des cours de bourse baissiers effraient les gens, ce qui provoque davantage de ventes ; au contraire, des prix qui montent sont attractifs et engendrent encore plus d’achats ». Des prix qui chutent créent des réactions émotionnelles chez les investisseurs, les producteurs et tous ceux qui ont un intérêt dans les actifs financiers concernés et cela peut générer des mouvements de cours très impulsifs.

L’Arabie Saoudite critiquée pour sa politique de croissance de l’offre de pétrole

Il se pourrait que l’offre et la demande n’aient pas le même mécanisme de transmission sur un marché malmené que dans le cadre d’un environnement normal (cela est dû à la présence de nouvelles variables comme la peur d’un krach boursier). Cependant, nous ne pouvons nier l’impact baissier sur le prix du pétrole de l’abondante offre de pétrole ces derniers mois. En dépit d’une baisse continue du prix du pétrole, l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) à continuer de produire davantage de pétrole, ce qui a alimenté la baisse du prix de l’or noir.

Graphique 1 : Superposition de la production de pétrole et l’OPEP et du prix du pétrole depuis janvier 2006

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Dès l’été 2014, il était clair que l’Arabie Saoudite, qui représente 30% de la production de pétrole de l’OPEP, n’avait pas l’intention de réduire sa production de pétrole. Au contraire, à mesure des réunions successives de l’OPEP en 2014, les participants de marché ont compris que non seulement la production ne serait pas réduite, mais augmentée. Cela était très problématique sur le marché des contrats futurs, avec par exemple les spéculateurs qui détenaient fin juin 2014, 458.969 contrats à l’achat, un niveau encore jamais atteint par le passé.

De juin 2014, la dernière fois où le prix du baril de pétrole était proche du prix de 100$, à aujourd’hui, les positions nettes à l’achat sur le marché des contrats futurs ont reculé de 64.4% pour s’établir à 163.504 contrats à la fin de la semaine du 12 janvier 2016. Sur cette seule première quinzaine de 2016, les positions nettes à l’achat ont baissé de 16.7%. Il est raisonnable de penser que la fermeture de ces positions acheteuses entretient la baisse du prix du pétrole.

Mais d’un point de vue stratégique, qu’est-ce que le trading ? C’est penser et espérer qu’un mouvement continue : la réponse est clairement « NON ». L’erreur numéro 1 des traders sur le Forex est la mauvaise gestion du ratio risque/rendement ; à un point que ces traders qui auront une bonne anticipation de marché dans 66% des cas de figure, perdront de l’argent. Un bon money management demeure le paramètre principal du succès des traders sur le long terme ; comme certains disent, il est plus important de faire de l’argent que d’avoir raison.

La politique monétaire de la Réserve Fédérale des Etats-Unis (FED) en question

Revenons maintenant aux Etats-Unis : les prix du pétrole ont commencé à baisser à cause d’une offre croissante sur le marché physique du pétrole. Durant le règne du Quantitative Easing (QE) et de la politique monétaire de taux zéro de la part de la FED, des investissements colossaux ont été effectués aux Etats-Unis pour extraire le pétrole par fragmentation de la pierre mère (de Schiste). Il y a en effet de nouvelles méthodes et de nouvelles technologies pour extraire le pétrole et tant que le pétrole valait plus de 100$, cela faisait sens de continuer ces investissements. Après tout, les rendements obligataires étaient devenus nettement moins attractif, la politique monétaire de taux zéro a donc encouragé les investisseurs à prendre des risques dans la recherche et le développement (le retour sur investissement espéré était supérieur à celui attendu sur les marchés financiers).

Cela a bouleversé le marché du pétrole. Les Etats-Unis, encore à l’époque le premier importateur mondial de pétrole, est désormais un exportateur net. Les Etats-Unis ne dépendent plus du reste du monde pour le pétrole, résultat direct des investissements pétroliers des dernières années, en lien direct avec la politique monétaire de la Réserve Fédérale. L’abondante offre de pétrole est désormais un phénomène structurel, une donnée économique qui va durer dans le temps, en dépit de l’opinion contraire de certaines Banques Centrales. Le premier pétrolier transportant le pétrole des Etats-Unis est arrivé à Marseille le 20 janvier 2016, suivi le lendemain par Rotterdam.

Ces nouvelles données de l’offre de pétrole modifient fortement le schéma global entre l’offre et la demande. Pour que les prix restent stables, il faut une réduction de l’offre de la part des autre pays producteurs, ou une augmentation significative de la demande de pétrole. Tant que les Etats-Unis étaient un importateur net de pétrole, la baisse du prix du pétrole était une bonne chose pour l’économie des Etats-Unis, et à ce titre était un facteur précoce à la future remontée des taux directeurs de la Réserve Fédérale (FED).

La hausse du taux directeur de la FED le 16 décembre 2015 a amplifié la baisse du prix de l’énergie et ce n’est pas parce que le marché devient moins efficient mais bien pour des raisons tout à fait légitimes. Ces producteurs qui avaient emprunté de l’argent quand les taux étaient bas pour investir dans l’extraction de pétrole, sont maintenant confrontés à un environnement de prix très bas pour l’or noir. Dans la plupart des cas, ces investissements réalisés ne sont déjà plus rentables avec un pétrole autour de 30$ et pourtant, il va falloir trouver le moyen de rembourser la dette prise en amont de ces investissements.

La baisse du prix du pétrole a atteint une telle amplitude que petits et gros producteurs sont soumis à ce nouvel environnement difficile. Cela a été la source de la résurgence des junk bonds (obligations pourries) au mois de décembre et certains producteurs sont pris de panique actuellement. Quand ils prennent la décision de fermer certains puits de pétrole, les banques qui ont financé ces nouveaux puits risquent à terme de souffrir à leur tour. Tous les acteurs économiques qui ont participé à ces investissements pétroliers (financement, extraction, raffinage…) sont dans une phase de souffrance. Il se peut que les dommages collatéraux apparaissent déjà dans les données économiques des Etats-Unis avec les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage qui sont remontés à leur plus haut de neuf mois. C’est précisément pour cette raison que l’efficience des marchés n’est que purement théorique quand un marché s’effondre. Monsieur Soros avait raison : les marchés ne sont pas toujours efficients ; s’ils l’étaient, ils ne s’effondreraient pas comme nous l’avons observé sur le marché de l’énergie.

La crise budgétaire au Moyen-Orient devrait faire l’actualité en 2016

Les prix du pétrole bas mettent sous haute pression les grandes compagnies pétrolières, en particulier les pays membres de l’OPEP, qui pourtant refusent d’agir collectivement dans leur intérêt mutuel. Les prix du pétrole sont aujourd’hui en-dessous à la fois du seuil de rentabilité fiscale (le seuil en-dessous duquel le budget de l’Etat est déficitaire) et du seuil de rentabilité commerciale (en-dessous duquel la balance des transactions courantes est déficitaire) pour les plupart des pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient. Cela met la pression sur les gouvernements concernés, faisant peser le risque d’un nouveau « printemps arabe », les prix bas du pétrole pouvant conduire à une instabilité sociale qui serait très malvenue avec l’extension actuelle de l’Etat Islamique (EI) dans l’est de la Syrie et l’ouest de l’Irak.

Graphique 2 : Les seuils pétroliers de rentabilité pour les pays de l’OPEP selon les estimations du FMI

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Les accusations sont nombreuses contre l’OPEP au sujet d’une volonté de maintenir le prix du pétrole à un très bas niveau pour mettre hors-jeu de nombreux producteurs de pétrole aux Etats-Unis. Mais il ne s’agit que d’une supposition qui ne repose sur aucune preuve tangible. Dans tous les cas, il y a des raisons qui poussent l’OPEP à ne pas agir en dépit de la chute du prix du pétrole. Il s’agit peut-être d’une concurrence interne à l’OPEP avec par exemple l’Arabie Saoudite qui craint le retour de l’Iran sur le marché du pétrole avec la levée des sanctions économiques. La baisse du prix du pétrole (permise par le maintien d’un haut niveau de production) serait alors un outil en faveur de l’Arabie Saoudite pour empêcher l’Iran de tirer partie trop fortement de son retour sur le marché des exportations de pétrole. Toutes ces raisons ne sont que des hypothèses multiples mais au fond nous ne savons absolument pas laquelle ou lesquelles sont des vérités. Une chose est certaine, les intérêts des Etats producteurs de pétrole sont souvent très divergents, d’où l’absence de consensus au sein de l’OPEP par exemple.

Graphique 3 : Le « structure à terme » du prix pétrole comparée entre sa situation le 22 janvier 2015 et le 21 janvier 2016

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Le graphique ci-dessus présente « la structure à terme » du prix du pétrole il y a un an et aujourd’hui, soit les anticipations de prix du pétrole spot, basées sur le prix des contrats futures. Ces données permettent de comprendre comment les investisseurs se projettent sur le prix du pétrole après avoir considéré la chute des derniers mois. Loin d’être transitoire, les investisseurs considèrent que le prix bas du pétrole serait un facteur durable selon la courbe de la « structure à terme » établie au mois de janvier 2016. Par exemple, le contrat futur d’échéance mars 2016 a reculé de 45.6% par rapport à sa valeur fixée au 22 janvier 2015. Pour le moment, la structure à terme du pétrole demeure en contango, les anticipations de prix du pétrole sont donc à un niveau plus élevé que le prix actuel. C’est une situation normale car il y a des coûts de stockage de de financement pour tenir des matières premières sur une longue période. Les spéculateurs détiennent toujours 163.504 contrats futurs à l’achat, avec l’espoir d’un rebond du prix du pétrole lors des prochains mois. La philosophie de l’espoir, quelle terrible philosophie.

A court terme, mieux vaut éviter d’anticiper le point bas, la volatilité est encore à un niveau élevé. Cette stratégie d’achat à contre tendance serait très incertaine surtout quand la géopolitique entre à jeux à court terme. Au contraire, tradez le prix du pétrole comme un professionnel. La dynamique est baissière et il y a des pressions évidentes qui entretiennent le risque baissier. Les traders peuvent implémenter des stratégies de trading pour suivre la tendance baissière. Le risque financier doit être géré de manière appropriée, si vous cherchez de la formation sur ce sujet, consultez notre guide de trading des caractéristiques du trader à succès. Le graphique ci-dessous explique comment cela peut être fait au niveau actuel des prix.

Etude et prévision boursière sur le prix du pétrole

Quand quelque chose d’aussi fort se produit comme ce qu’il s’est passé sur le prix du pétrole, la plupart des investisseurs dans le monde commencent à regarder dans la même direction. Cela signifie que le marché devient globalement net vendeur, à un point où les actualités économiques liées au pétrole continuent de faire baisser le prix de l’or noir. Après tout, si tous les investisseurs qui voulaient vendre ont vendu, comment le prix peut aller plus bas ? Il ne peut pas, à moins que de nouveaux vendeurs entrent sur le marché (augmentation de la position ouverte), mais là aussi, l’impact baissier sera marginal car combien de nouveaux vendeurs peuvent arriver sur ce marché ?

Et peut-être encore plus important, quand la majorité du marché est net-vendeur, le moindre indice de rebond des prix peut créer un short squeeze qui peut neutraliser les stratégies de trading baissières. Alors que les prix remontent et franchissent des résistances techniques, les ordres stops de protection des positions vendeuses sont déclenchés. Ces phases de contrepied vis-à-vis de la tendance de fond sont toujours délicates à gérer.

Jusqu’à quel prix est-il raisonnable de penser que le prix du pétrole peut baisser ? Imaginons par exemple (admettons que cela est peu probable) un prix du pétrole à 10$. Avec un niveau actuel de prix autour de 30£, cela signifierait un potentiel de baisse supplémentaire de près de 20$. Ce scénario est vendeur mais quel risque vous avez besoin de prendre pour profiter d’un tel mouvement ?

A mesure que le prix du pétrole baissait, il n’a pas offert aux traders des retracements qui auraient été nécessaires pour gérer son risque financier avec un ordre stop de protection. Le seul rebond technique notable sur un graphique d’horizon de temps hebdomadaire (graphique de long terme) a eu lieu quand le prix du pétrole se situait autour des 50$. Avec une stratégie de vente pour viser 30$, cela aurait impliqué 20.90$ de risque financier, pour 20$ d’espérance de gains, soit un ratio risque/rendement de 1. Un tel ratio n’est pas attractif pour déclencher une stratégie de trading, surtout dans le cadre d’un grand marché baissier ancien, susceptible à tout moment de démarrer une période de retracement haussier.

Abordons plus en détails ce sujet d’un potentiel retracement haussier : C’est ici que les choses deviennent intéressantes, voir complexes. Quel est le facteur qui a historiquement influencé le prix du pétrole ? Le conflit au Moyen-Orient : alors que les tensions géopolitiques se renforçaient, le prix du pétrole bondissait, c’est ce qui avait lieu généralement. Et c’est un état de fait qui n’a pas changé malgré le fait que les Etats-Unis soient devenus exportateurs net de pétrole.

Tandis que les prix continuaient de baisser encore et encore, nous avons commencé à voir émerger des tensions géopolitiques qui ont traditionnellement représenté un risque important pour les marchés financiers, notamment la Russie, l’Iran et la Syrie. Ce sont toutes trois des zones de vives tensions qui peuvent se dégrader très rapidement le temps d’un weekend (voir d’une soirée). Alors que les prix du pétrole tombaient davantage, les perspectives économiques de ces zones se dégradaient, renforçant d’autant leur motivation à agir.

Ce risque géopolitique couplé au ratio risque/rendement insatisfaisant aurait fait peser un risque de marché important sur une nouvelle position de trading à la vente.

N’achetez jamais en « mode espoir »

Cela signifie-t-il qu’il faut se précipiter à acheter le pétrole en anticipant une forte augmentation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient ? Non, clairement non. Une stratégie de trading en « mode espoir » est contraire à toutes les règles de base du money management. C’est l’étude de l’action des prix qui donnera le point de départ d’un retracement haussier. Si ce retracement est permis par une résurgence des tensions géopolitiques, vous allez probablement passer à côté du signal d’achat technique. Si un tel phénomène se produit, c’est certainement un trou de cotation (gap) haussier qui se développera.

Si un tel choc a lieu, il pourrait potentiellement s’agir d’une inversion de tendance qui pourrait amener vers un rebond durable. Surtout si ce choc peut impacter l’offre de pétrole, comme c’est souvent le cas lors d’un risque de guerre au Moyen-Orient. A nouveau, nous ne sommes pas en train de dire qu’il faut espérer que cela se produise, c’est une simple hypothèse de marché. Mais en tant que trader, vous devez être prêt à comprendre toutes les situations à un point de considérer qu’une stratégie d’achat peut avoir un meilleur ratio risque/rendement, surtout si il y a de sérieux arguments en faveur d’un retracement haussier.

Pour trader cette thématique du retracement haussier, les traders peuvent établir une stratégie en deux étapes dans le but de maximiser les probabilités de réussite. La première étape est d’attendre un haut plus haut que le précédent au sens de l’analyse technique, à savoir le débordement d’une résistance. Mais ce n’est pas suffisant pour concrétiser une stratégie d’achat, vous devez attendre les paramètres précis, et pour cela, il faut encore étudier l’action des prix.

Sur le graphique ci-dessous, un mécanisme précis est présenté pour les traders qui envisagent un scénario de retracement haussier lors des prochains mois. Remarquez que nous avons basculé sur un graphique qui expose les bougies japonaises journalières avec l’objectif d’obtenir plus de précisions sur le prix du pétrole. Le sommet journalier le plus récent en données journalières a été fait à 38.41$, les traders peuvent donc surveiller une cassure haussière au-dessus de ce niveau pour envisager le scénario d’un retournement à la hausse du prix du pétrole.

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La corrélation entre le prix du pétrole et le marché des changes : le Dollar canadien (CAD)

La dernière question que l’on peut se poser dans le cadre d’un scénario de retracement haussier sur le prix du pétrole est l’impact que cela aurait sur les devises fortement corrélés comme le Dollar canadien ? Le Dollar canadien a en effet chuté sur le marché des changes, conséquence immédiate de la chute du prix du pétrole sur le marché des matières premières. En 2015, la corrélation négative entre le taux USD/CAD et le prix du pétrole brut US (USOIL) a toujours été forte, -0.72 pour le coefficient de corrélation sur 20 jours et -0.65 sur 60 jours.

Graphique 5 : USD/CAD et US OIL depuis le 27 janvier 2015

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Sur le plan des fondamentaux, le taux USD/CAD est la devise « matières premières » la plus intéressante. Dans le scénario d’une stabilisation du prix du pétrole, le Dollar canadien pourrait rebondir fortement sur le marché des changes en bénéficiant aussi de l’élection de Justin Trudeau au poste de Premier Ministre. Le Premier Ministre Justin Trudeau a défendu un programme de dépenses publiques pour soutenir l’économie du Canada, ce qui pourrait à terme soutenir le CAD.

Dans le modèle Mundell-Fleiming, les taux de change sont attendus en dépréciation quand les Banques Centrales sont accommodantes ou quand les dépenses de l’Etat diminuent, mais les taux de change sont attendus en hausse quand les Banques Centrales. La raison est logique, si la demande est au-dessus des précédentes anticipations, le niveau de l’inflation va en augmentant et les Banques Centrales vont devoir durcir leur politique monétaire. En définitive, une politique fiscale expansionniste (par la dépense publique) et une politique monétaire restrictive devaient avoir le même impact à long terme, le renforcement de la valeur de la devise domestique.

Pour ces raisons d’ordre politique, nous pensons donc que l’action de la Banque Centrale du Canada ne sera pas la seule à chercher à stimuler l’économie du Canada. La Banque Centrale du Canada s’attend d’ailleurs à un nouveau programme de dépenses publiques de la part du gouvernement, de quoi renforcer son action de politique monétaire accommodante. C’est pour cette raison que la Banque Centrale du Canada n’a pas davantage baissier ses taux en janvier 2016. Si la politique fiscale du gouvernement cherche à stimuler l’économie, la Banque Centrale ne va pas renforcer la dimension accommodante de sa politique monétaire, ce qui pourrait faire rebondir le Dollar canadien, surtout si le prix du pétrole venait à se stabiliser.

Graphique 6 : taux USD/CAD spot et Speculative Sentiment Index (SSI) – journalier de 2013 à aujourd’hui

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Un dernier outil technique sur lequel il faut se concentrer avec l’action des prix, c’est l’évolution du SSI de FXCM, le positionnement des traders particuliers. Selon l’Opinion Contraire des marchés financiers (outil de l’analyse technique), si la foule devait passer majoritairement à l’achat, cela augmenterait la probabilité d’un sommet de marché majeur pour le taux USDCAD. Voici la section de notre site depuis laquelle vous pouvez suivre l’évolution du SSI sur le taux USDCAD : https://www.dailyfx.com/francais/analyse_technique/sentiment

Etude écrite par James Stanley et Christopher Vecchio, stratégiste devises pour DailyFX.com

Traduction française réalisée par Vincent Ganne, directeur de DailyFX France, département recherche de FXCM

Suivez-moi sur Twitter : @VincentGanne

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