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Pétrole : consolidation, mais le Brent défend les 105 dollars

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(CercleFinance.com) - Mardi midi sur les marchés pétroliers, le contrat sur le Brent de mer du Nord livrable en juin se tassait pour la première fois en plusieurs séances de 0,3 à 105,1 dollars, le WTI américain de même échéance le suivant de 0,4% 95,8 dollars. Le brut marque une pause avant que l'Energy Information Agency (EIA) ne fasse le point, demain, sur l'état des stocks pétroliers américains.

Rappelons qu'en une semaine, le Brent s'est repris d'un peu plus de six dollars, et le Brent de plus de sept dollars. L'écart de prix entre les deux barils est ainsi revenu sous la barre des dix dollars.

Certes, selon les analystes de Morgan Stanley ce matin, 'l'amélioration du sentiment (quant aux perspectives macroéconomiques) a soutenu les prix des actifs dernièrement', le brut ne faisant pas exception.

Mais un autre phénomène est à l'oeuvre dans le cas du Brent : les indicateurs du marché physique observés par les analystes sont eux aussi en hausse, 'ce qui tend à indiquer que le sentiment n'est pas le seul à jouer'.

Et ce d'autant que sur les marchés à terme, la situation de contango (caractérisée par des prix plus élevés pour les échéances éloignées, par exemple Décembre 2013, que les échéances proches comme Juin ou Juillet) est de nouveau de mise.

De surcroît, selon Morgan Stanley, 'les fondamentaux des marchés pétroliers continuent de se resserrer, l'offre se montrant de nouveau décevante' : en effet, rapportent les analystes, les expéditions provenant du Nigeria sont bien parties pour atteindre, en juin, leur plus bas niveau en trois ans. En outre, comme tel est le cas depuis plusieurs mois, l'OPEP continue de réduire sa production pétrolière effective en la rapprochant de plus en plus, selon différents sondages évoqués par des analystes, de la barre symbolique des 30 millions de barils/jour.

Bref, une tension du marché est attendue cet été et au 2ème semestre, prévoit Morgan Stanley, le baril de Brent pourrait remonter entre 110 et 115 dollars.

Chez Saxo Banque, on note que les “craintes d'un embrasement du conflit entre Israël et la Syrie”, après que l'Etat hébreu ait apparemment bombardé ce week-end des cibles en territoire syrien, a pu également accroître ces derniers jours la “prime de risque” géopolitique sur le baril.

Ni Israël ni la Syrie ne sont des producteurs significatifs d'hydrocarbures, mais le Moyen Orient dans son ensemble concentre à lui seul environ le tiers de la production mondiale de pétrole et la moitié environ des réserves.

Notons que demain, l'EIA risque, selon le consensus, d'annoncer demain mercredi une nouvelle hausse des stocks commerciaux de pétrole brut aux Etats-Unis, alors qu'ils avaient déjà atteint la semaine passée un record de plus de 20 ans à 395,3 millions de barils.

Alors que le coup d'envoi de la 'driving season' (saison des départs en week-end et en vacances des Américains en voiture) sera donné, par convention, lors du week-end prolongé par le Memorial Day, le dernier lundi de mai, le marché US ne manque donc pas d'or noir.


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